Sabin Joseph Bruloy
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Lille
Lille
| Naissance | Lille |
|---|---|
| Décès |
(à 78 ans) Lille |
| Nationalité |
| Grade militaire |
Pharmacien en chef de la Grande Armée |
|---|---|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'Honneur |
Sabin Joseph Bruloy né le 23 mai 1752 à Lille et mort le 23 janvier 1831 dans cette même ville est un pharmacien de la Grande Armée[1]
Il est le fils de Ignace Séraphin Joseph Bruloy[2], apothicaire et de de Marie Claire Louvez, originaire de Lille. Après des études littéraires et pharmaceutiques, il entre au Service de Santé des Armées comme apothicaire à l’hôpital d’instruction de Lille. Il est lauréat de l’Ecole de botanique en 1774[3].
Il est nommé pharmacien major de l’hôpital d’instruction de Lille le 1er janvier 1788 où il est chargé de l’enseignement pratique de la pharmacie[4], puis nommé pharmacien chef de l’hôpital le 12 février 1792[5]. Il va ensuite diriger et organiser les services pharmaceutiques de différentes armées, notamment l’Armée du Nord et celle des Ardennes.
Il devient successivement pharmacien en chef de l’Armée de Moselle (27 frimaire an 3), puis à l’hôpital de Val de Grâce (7 brumaire an 4)[6],[7]où il est nommé aussi professeur de chimie et d'histoire naturelle. Il part ensuite à l’Armée du Rhin (24 ventôse an 6) puis redevient professeur à l’hôpital de Lille (3 floréal an 4) . Le 27 pluviose an 6, il est nommé inspecteur général du service de Santé[8],[9].
Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur le 14 juin 1804[10].
Le 2 septembre 1805, il est nommé pharmacien en chef de la Grande Armée en remplacement d’Antoine Parmentier. De 1805 à 1812 il en est le pharmacien en chef et dirige successivement le service pharmaceutique des armées d’Autriche, de Prusse et de Pologne jusqu’à fin 1807 où parmi ses fonctions, il rédige les états de présence (dits Etats Bruloy) qui permettaient de donner des nouvelles aux familles et de savoir à quelq postes étaient les pharmaciens pour les affecter aux ambulances ou aux hôpitaux en fonction des besoins et de leurs compéétences [11].
Puis fait la campagne de Russie comme pharmacien principal du 1er corps commandé par Davout, prince d’Eckmulh. Sur la route de la retraite il voit mourir le plus jeune de ses fils et son neveu et se retrouve prisonnier à Vilna alors qu’il reste auprès de son fils aîné malade du typhus[12]. "Laubert et Bruloy arrivent le 9 décembre 1812 à WVilna. Le 10, à l'arrivée des Russes la ville est évacuée et Bruloy reste près de son fils malade "son intention disait il était de la faire porter à la pointe du jour et avant l'arrivée des Russes à l'hôpital. Son fils Auguste engageait son père à suivre les mouvements de l'armée et de ne pas reste volontairement prisonnier […] »[13]. Napoléon sachant le sort de Bruloy, prisonnier, le nomme pharmacien en chef de sa garde par décret du 11 février 1813 en remplacement de Sureau[14] mort de froid sur la route de Kovno.
Sabin Bruloy est libéré en 1814 et reprend ses fonctions à l’hôpital de la Maison du Roi. Il fait partie du licenciement général [15] après les Cent-Jours et est admis à la retraite le 1er février 1816[16].
Il décède le 23 janvier 1831 à 79 ans à Lille.
Références
- ↑ « Apothicaires et Pharmaciens des armées »
- ↑ Né à Tournai
- ↑ Voir : Sylvie OULIEU "Contribution à l'histoire de la pharmacie : les pharmaciens de la grande armée" Thèse de pharmacie université Claude Bernard Lyon I, 5 décembre 1986 sur https://apothicaire-armée.fr/bibliobrunoy.html
- ↑ « Enseignement médical dans les hôpitaux militaires - Alain Gérard »
- ↑ « Archives Municipales de Lille »
- ↑ Les sciences pharmaceutiques à l’hôpital du Val-de-Grâce : Pharmacie et Laboratoire de biochimie-toxicologie. Servonnet Aurélie, Aupée Olivier, Renard Christophe
- ↑ « Revue d’histoire de la pharmacie »
- ↑ « Histoire de la médecine sous Napoléon »
- ↑ « Musée du service de santé des armées »
- ↑ Archives Nationales - dossier Légion d'Honneur
- ↑ « S. Oulieu in Revue de l'Institut Napoléon »
- ↑ Source : thèse de Sylvie Oulieu précédemment citée.
- ↑ « Les carnets de route de Pierre Irénée Jacob »
- ↑ « Biographie de Marie Mathieu Sureau »
- ↑ « Dissolution de l'Armée Impériale (1814-1824) »
- ↑ Voir dossier Légion d'Honneur - op cit