Sabine Hossenfelder
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| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Conjoint |
Stefan Scherer (d) |
| A travaillé pour |
Frankfurt Institute for Advanced Studies (en) (depuis le ) Nordita (en) (- Centre de recherche sur les ions lourds |
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| Membre de |
Deutsche Physikalische Gesellschaft Société américaine de physique Foundational Questions Institute (en) |
| Maître |
Walter Greiner (en) |
| Directeurs de thèse | |
| Site web | |
| Blog officiel | |
| Distinctions |
Sabine Karin Doris Hossenfelder[1] (née en 1976[2]) est une physicienne théoricienne, autrice et vulgarisatrice scientifique allemande spécialisée en gravité quantique. Elle est attachée de recherche à l'Institut des études avancées de Francfort (en).
Sabine Hossenfelder étudie à l'université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main[3]. Elle obtient une licence en mathématiques en 1997, une maîtrise en physique en 2000 sous la supervision de Walter Greiner (en)[4], puis un doctorat en 2003 sous la direction de Horst Stöcker (en) avec la thèse Black Holes in Large Extra Dimensions[5],[6].
Elle poursuit avec plusieurs postdoctorats, d'abord au Centre de recherche sur les ions lourds de Darmstadt[3], puis aux États-Unis à l'Université de l'Arizona de Tucson et à l'Université de Californie à Santa Barbara et enfin au Canada à l'Institut Périmètre de physique théorique[7],[8],[9].
En 2009, elle devient assistant professeur au Nordic Institute for Theoretical Physics (en), en Suède[10],[11]. En 2018, elle est attachée de recherche à l'Institut des études avancées de Francfort[12].
Parallèlement à ses recherches, Sabine Hossenfelder pratique également la vulgarisation scientifique, maintenant un blog à ce sujet depuis 2006[13], ainsi que la chaîne YouTube de vulgarisation Science without the gobbledygook (qu'on peut traduire en « la science sans le charabia ») depuis 2020[14]. Elle écrit également la chronique Starts with a Bang dans le magazine Forbes[15] et publie aussi dans Quanta Magazine[16], New Scientist[17], Nature[18], Scientific American,[19], Nautilidae[20] et Physics Today.
Depuis 2016, elle offre ses services comme consultante en physique au tarif de 50 dollars américains pour 20 minutes de conversations en ligne. Le succès de l'initiative fait en sorte qu'elle a dû engager cinq autres physiciens pour répondre à la demande[21],[22].
Controverses
Depuis 2025, elle est critiquée par le Wall Street Journal et l'Organisation pour la science et la société pour ses attaques contre le monde académique.
Le Wall Street Journal qualifie ses diatribes contre l'impéritie et la corruption du monde académique de « physique conspirationniste », citant des propos comme : « Votre problème, c'est que vous mentez aux gens qui vous payent » ou « Votre problème, c'est que vous êtes une bande de lâches dépourvus de la moindre intégrité scientifique ». Il dénonce également la dramatisation des critiques encouragée par les plateformes comme YouTube : « La théorie des cordes n'est pas morte, elle est mort-vivante et erre comme un zombi qui dévore la cervelle des gens »[23].
Analysant une de ses vidéos qui proclame « le mode académique, c'est le communisme », l'Organisation pour la science et la société note son rapprochement avec des personnalités comme Elon Musk, Marc Andressen ou Peter Thiel qui vilipendent le monde académique et prônent la privatisation de la recherche. Elle remarque également que ses affirmations sur l'absence de découvertes majeures en physique, et plus généralement dans le domaine scientifique, sont démenties par les faits[24].
Honneurs
L'astéroïde (16648) Hossi est nommé en son honneur. « Hossi » était le surnom de Sabine Hossenfelder à l'école[1].
