Le sablier est commandé en par l'État de Genève pour commémorer le passage à l’an 2000. Conçu et réalisé entre septembre et décembre de la même année par l'architecte genevois Thomas Büchi, il est ensuite installé sur la plaine de Plainpalais, où il joue un rôle central lors des célébrations du nouveau millénaire[4].
Thomas Büchi raconte dans le TDG que «[Le sablier fut] fabriqué en trois mois avant le millénium, et ne peut être testé que 10 jours avant le réveillon et être monté que la veille sur la Plaine de Plainpalais. Son sable colle: un souci résolu en urgence à coups de kilos de sel, débusqué dans les stations-service du canton. Peu avant minuit, le metteur en scène oublie de donner le signal au machiniste, qui renverse tout de même le sablier, avec 8 secondes de retard, face à une foule immense.»[4].
Plusieurs projets de réutilisation du sablier sont envisagés, mais aucun n’aboutit.
Le , le député UDC au Grand Conseil genevois Christo Ivanov dépose une motion auprès du Conseil d’État genevois, l’exhortant à trouver une solution pour faire «renaître» le sablier[5],[6],[7]. Le , le Conseil d’État répond favorablement à cette demande et décide de remettre le sablier à la commune de Pregny-Chambésy, qui en avait fait la requête.
L’inauguration a lieu le sur la Place des Waldstätten, au Domaine de Penthes. À cette occasion, la commune lance les festivités marquant le bicentenaire de son rattachement au canton de Genève et à la Suisse[4].
En , un cube en verre est construit afin de protéger le sablier des intempéries[8].
Le , à l’occasion de la quinzième édition du Festival du Film Vert, le sablier s’illumine de vert, à l’instar du Jet d’eau, et effectue un tour chaque heure pour symboliser l’urgence climatique[9].
↑ Secrétariat du Grand Conseil, «pour une implantation du «Sablier du Millénium» dans le canton de Genève», Rapport du Conseil d’État, , p.2 (lire en ligne)