La chanson raconte une soirée d'émeutes en banlieue parisienne. En 1995, le ministère de l'Intérieur, Jean-Louis Debré, a poursuivi le groupe, pour « provocation au meurtre »[1], ainsi que deux revues qui avaient publié leurs propos, notamment le magazine mensuel Entrevue, dans lequel ils avaient déclaré « On dit dans notre disque qu’il faut aller brûler un commissariat et sacrifier du poulet. Quoi de plus normal ? » et « La lutte entre la jeunesse et les flics va s’intensifier et sera de plus en plus violente »[2]. Après le procès, le groupe ne peut plus faire de concert et se sépare[3].
En 1998, dans un entretien avec Le Nouvel Observateur[4], en réponse à la question « Pensez-vous encore ce que vous avez dit dans Sacrifice de poulets ? », Stomy Bugsy déclare :
« Ce qu'on a dit à l'époque s'inscrivait dans le contexte de la promotion du film La Haine. On était dans ce mood-là. Ce n'était pas la même époque. Aujourd'hui, j'ai davantage de barbe, de fiancées, d'argent. Mais bon, je ne retire rien. »