Sagonne

commune française du département du Cher From Wikipedia, the free encyclopedia

Sagonne est une commune française située sur la route Jacques Cœur dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Faits en bref Administration, Pays ...
Sagonne
Sagonne
Château de Sagonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes les Trois Provinces
Maire
Mandat
Vincent GAUTHIER
2020-2026
Code postal 18600
Code commune 18195
Démographie
Population
municipale
190 hab. (2023 en stagnation par rapport à 2017)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 51′ 03″ nord, 2° 49′ 33″ est
Altitude Min. 189 m
Max. 251 m
Superficie 18,85 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Dun-sur-Auron
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Sagonne
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Sagonne
Géolocalisation sur la carte : Cher
Voir sur la carte topographique du Cher
Sagonne
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
Sagonne
Fermer

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Sagonnin et divers autres petits cours d'eau.

Sagonne est une commune rurale qui compte 190 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 805 habitants en 1866.

La commune fait partie du Pays Loire Val d'Aubois, un territoire rural labellisé « Pays d’art et d’histoire » en 2010. Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques. Les ruines du château, une forteresse médiévale remaniée aux XVIe et XVIIIe siècles et en partie dépecée à la Révolution, sont classées en 1914 (château, ruines). La propriété est labellisée Maison des Illustres en 2012 car les jardins à la française, créés au début du XVIIIe siècle et disparus depuis, longtemps attribués à André Le Nôtre, furent en fait une des réalisations emblématiques de Jules Hardouin-Mansart en la matière. Le château de la Motte, une maison-forte du XVIe siècle avec fossés, est inscrit en 2012 (château, fossés, cour, motte). L’église Saint-Laurent, une église paroissiale des 12e et 16e siècles, est inscrite en 1926.

Géographie

La commune fait partie de la vallée de Germigny, qui doit son nom à Germigny-l'Exempt, s'étendant au sud-est du département, parallèlement à la Nièvre, dans des terrains calco-marneux du Jurassique en contrebas de la cuesta du Jurassique supérieur, qui est une assise de calcaire dur de l'étage Bathonien, épaisse de 50 m, correspondant au partage des eaux entre les bassins de la Loire et du Cher. C'est une zone de grand bocage, partiellement couverte de forêts et favorable pour le pâturage des bœufs blancs[1].

Localisation

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 788 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sancoins à km à vol d'oiseau[8], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 800,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22,4 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Sagonne est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (53,9 %), terres arables (32,1 %), forêts (12,5 %), zones urbanisées (1,5 %)[16].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Sagonne est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].

Risques naturels

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Sagonne.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[19]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 150 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 150 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[20],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2018, 2019 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999[17].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[21].

Toponymie

Sagonne tient son nom de la déesse gauloise protectrice de la source, Soucouna. Le socle d'une statue à son nom a été retrouvé et le site est d'origine gallo-romaine[22].

Histoire

Ancien oppidum, construit le long de la voie romaine qui reliait Lyon à Bourges en passant par Autun, le site a été mentionné pour la première fois par écrit à 832. C'est Wicfried, comte de Bourges, qui offrira ce domaine à sa fille Agane en l'honneur de son mariage avec Robert, qui sera l'un des aïeux d'Hugues Capet.

Connue depuis le Xe siècle, la seigneurie de Sagonne (issue des Charenton ?) se retrouve liée aux domaines des comtes de Sancerre (branche cadette des comtes de Champagne et de Blois ; puis maison de Bueil). Le château fut élevé au cours du XIVe siècle pour contrôler l'itinéraire de Bourges à Sancoins[23].

Anne de Bueil, héritière des Sancerre, se marie en 1428 avec Pierre d'Amboise, compagnon de Jeanne d'Arc et la dynastie des Amboise demeurera à Sagonne jusqu'à ce que madame Antoinette d'Amboise soit obligée de revendre son domaine à M. Jean Babou en 1542.

Sagonne sera érigé en comté au XVe siècle, et c'est Charles de L'Aubespine qui le rachète en 1632. Son neveu, héritier dépensier, se fera saisir son bien afin de rembourser ses créanciers.

Le financierClaude Lebas/Le Bas de Montargis achète le château en 1695, pour le revendre presque aussitôt à Nicolas-Bernard Morel de Boistiroux, conseiller et aumônier du roi, abbé prieur de Buzet.

Mais le beau-père de Claude Lebas (Le Bas), le grand architecte Jules Hardouin-Mansart fit annuler la transaction par le duc de Bourbon, prince de Condé, seigneur du Bourbonnais, en vertu du droit de retrait féodal, pour se rendre acquéreur de Sagonne en 1699. Il s'agissait pour lui de posséder un domaine féodal titré afin de faire valoir sa qualité de comte. confirmée par Louis XIV en juillet 1699. Il effectua d'importants travaux et extensions au début du XVIIIe siècle. Le comté passe ensuite à son fils Jacques, comte de Sagonne, puis à son petit-fils Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, homonyme de son père, architecte du roi Louis XV.

À compter de 1762 et jusqu'à la Révolution française, Anne d'Arpajon, duchesse de Mouchy, héritière des Mansart - elle était fille de Louis II d'Arpajon et d'Anne-Charlotte Le Bas, fille de Claude Le Bas de Montargis et de Catherine-Henriette Mansart, elle-même fille de Jules Hardouin-Mansart) et dame d'honneur des reines Marie et Marie-Antoinette - qui sera guillotinée en 1794 comme son époux.

Le château sera dès lors pillé, ses toits démontés pour récupérer bois et plomb, servira de carrière de pierre et de ferme.

Le château est classé monument historique en 1914, mais resta à l'abandon. En 1977, il est racheté par François Spang-Babou[24], qui commence une restauration de longue haleine. Aujourd'hui remonté en partie, il est ouvert à la visite durant la saison estivale.

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2020 Andrée Joly[25]   Retraitée salariée du secteur privé
mai 2020 en cours Vincent Gauthier[25],[26]   Professeur des écoles ou instituteur ou assimilé
Fermer

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].

En 2023, la commune comptait 190 habitants[Note 2], en stagnation par rapport à 2017 (Cher : −1,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
606604723626665678683750732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
764777805745760705702643636
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
571547465382370349322302264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
221213204199201221228230189
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
194190-------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI