Said Achmet Zaki Ben Said Ali
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Grande Comore
| Chef de la Famille royale de la Grande Comore ,Grand Maître et Chancelier de l'Ordre de l'étoile de la Grande Comore |
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| Prince royal |
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| Naissance | |
|---|---|
| Décès | Grande Comore |
| Nom dans la langue maternelle |
Said Ahmed Zaki wa Said Ali Mfaume |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Famille |
El Maceli Ba'alawi |
| Père | |
| Mère |
Moina Aicha Bint Ahamadi |
| Fratrie |
Said Louey Said Ali,Said ibrahim bin said ali ,Said Houssein Said Ali , Said Ghalib Said Ali ,Said Omar El Mançour Said Ali |
| Conjoint |
Rahima |
| Enfant |
Houzairah Saïd Ahmed Zaki , Said Mohamed Saïd Ahmed Zaki , Fauza Saïd Ahmed Zaki , Saïdate Chamsila Saïd Ahmed Zaki , Ezidine Saïd Ahmed Zaki , Ghania Saïd Ahmed Zaki , Saïd Abdelfatah Saïd Ahmed Zaki |
| Religion | |
|---|---|
| Parti politique | |
| Distinction |
| Chef de la Famille royale de la Grande Comore |
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Saïd Achmet Zaki ben Sultan Saïd Ali né en 1887 à Iconi, Grande Comore, au palais Ha Idaroussi et mort le 23 juillet 1955 est un prince comorien, fils aîné du sultan Saïd Ali ben Saïd Omar. Il exerce la fonction honorifique de chef de la famille royale de la Grande Comore de 1916 à 1955 et assure la chancellerie de l’Ordre de l’Étoile de la Grande Comore.[1],[2]
Né à Iconi, ancienne capitale historique de la Grande Comore, Saïd Achmet Zaki est le fils aîné du sultan Saïd Ali ben Saïd Omar, dernier souverain effectif de l’île avant la consolidation de l’administration coloniale française[2].
Il appartient à la dynastie El Maceli Ba Alawi, d’origine anjouanaise et grand-comorienne, également rattachée à la lignée Matswa Pirusa par son arrière-grand-père Saïd Achmet. Par son rang de fils aîné, il est considéré comme prince héritier du sultanat, bien que le pouvoir politique réel ait déjà été transféré à l’administration française[1].
Chef de la famille royale (1916-1955)
À la mort de son père en février 1916, il reçoit le titre honorifique de Chef de la famille royale de la Grande Comore. Dans le contexte colonial, cette fonction revêt un caractère essentiellement dynastique et symbolique[1].
Il conserve cette position pendant trente-neuf ans, incarnant la continuité de l’institution sultanienne dans une période marquée par la domination administrative française[2].
Chancelier de l’Ordre de l’Étoile de la Grande Comore
En sa qualité de chef de la famille royale, Saïd Achmet Zaki devient chancelier de l’Ordre de l’Étoile de la Grande Comore de 1916 à 1955. Il détient le droit de conférer cette distinction dynastique[2].
Encadrement administratif (1942)
Le 14 avril 1942, le ministre de l’Économie Jules Brévié autorise le port de la décoration dans l’archipel des Comores et à Madagascar, à condition que les titulaires disposent d’un brevet officiellement délivré, comportant le visa et le timbre du gouverneur général de Madagascar et dépendances.
Cette décision marque un encadrement administratif plus strict de l’ordre par les autorités françaises.
Tentative de reconnaissance officielle (1949)
En 1949, le comte de Chevigné, haut-commissaire de la République à Madagascar, conformément au souhait exprimé par le sultan Saïd Ali dans la convention du 12 septembre 1909, sollicite auprès du ministre de la France d’Outre-mer le classement de l’Ordre de l’Étoile de la Grande Comore parmi les décorations reconnues par le gouvernement français.
Le ministre subordonne son accord à deux conditions :
- le maintien de la modification de l’insigne et de la couleur du ruban conformément à l’ordonnance du 3 février 1910 ;
- le respect des règles d’attribution fixées par le décret du 14 juillet 1933.
Après consultation du conseil de famille, Saïd Achmet Zaki ne s’oppose pas au principe du classement, mais pose deux réserves :
- qu’aucune modification ne soit apportée au ruban et à l’insigne, considérés comme un symbole dynastique créé par son ancêtre ;
- qu’un contingent de 50 % des attributions demeure réservé à l’autorité familiale.
L’affaire n’aboutit pas, notamment en raison de son refus d’appliquer les modifications prévues par l’ordonnance de 1910[2].
Gestion et controverses
Durant son mandat, il continue à décerner la décoration à un rythme soutenu. Certaines sources évoquent jusqu’à 300 attributions annuelles. Toutefois, seuls les brevets visés par le chef du territoire des Comores sont officiellement enregistrés par l’administration coloniale.
Cette situation suscite des interrogations quant à la reconnaissance institutionnelle et à la valeur protocolaire de l’ordre durant cette période[2]