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Saidi Oumba

maître forgeron nigérien From Wikipedia, the free encyclopedia

Saidi Oumba, né à la fin des années 1930 à Azel, et mort en 2014 à Agadez, est un maître-forgeron nigérien issu des Kel Aïr (en Tamasheq : habitants touaregs originaires du massif de l'Aïr). Figure de proue de la bijouterie touarègue moderne, il a joué un rôle déterminant dans la valorisation et le rayonnement international de cet artisanat d'art dès la seconde moitié du XXe siècle.

Naissance
Années 1930
Azel (Region d'Agadez)
Décès
Surnom
El Hadji Saidi
Formation
Atelier de forge familial
Faits en bref Naissance, Décès ...
Saidi Oumba
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Biographie
Naissance
Années 1930
Azel (Region d'Agadez)
Décès
Surnom
El Hadji Saidi
Formation
Atelier de forge familial
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Biographie

Jeunesse et apprentissage

Vers l'âge de 10 ans, Saidi Oumba commence sa formation d'artisan auprès de son grand-père, Dangarra, un forgeron[a] de grande renommée dans la région d'Agadez. Au cours des années 1950, devenu un forgeron confirmé, il commence à développer son activité économique depuis son village natal d'Azel, situé à une vingtaine de kilomètres d'Agadez. Il y constitue sa première clientèle en vendant ses créations aux colons français qui séjournent alors en villégiature dans la localité[1].

Développement de l'activité à Agadez

Au cours des années 1960, Saidi Oumba quitte Azel pour s'installer à Agadez avec son épouse. Il s'établit initialement dans le quartier périphérique de Toudou, à proximité de la famille Koumama. Pour accroître sa notoriété, il s'appuie sur le réseau de contacts qu'il avait noué auprès de la clientèle coloniale à Azel, élargissant ainsi son activité aux résidents occidentaux de la ville[2].

Durant les années 1970, l'exode rural des Inaden Kel Aïr s'intensifie en raison des vagues successives de sécheresse et de famine, en particulier celle de 1976. Tandis que l'économie locale est fortement touchée, Saidi Oumba et d'autres forgerons d'Agadez tirent parti de l'arrivée progressive d'expatriés travaillant pour les organisations humanitaires et de l'émergence du tourisme occidental. Cette dynamique permet à Saidi Oumba de déménager en 1975 dans le centre-ville d'Agadez, où il fait construire sa maison-atelier. À partir de 1983, l'essor du tourisme, amplifié par le passage du Rallye Paris-Dakar, consolide l'économie artisanale de la bijouterie[3].

Développement de l'activité à Niamey

Le déclenchement de la Rébellion touarègue de 1990-1996 paralyse l'activité touristique dans la région d'Agadez, privant les artisans de leur principale source de revenus. Face à cette crise, Saidi Oumba choisit l'exil vers Niamey, la capitale du Niger, qui abrite alors la plus forte concentration d'expatriés et de touristes occidentaux.

En 1991, il devient le premier Inaden Kel Aïr à s'implanter dans le quartier de Château I à Niamey. Il installe son nouvel atelier de forge sur l'axe principal du quartier, face à la résidence d'un ami français. Dans cet espace exigu, il relance son activité avec l'aide de ses fils Salah, Gonda et Al Hassan, en adaptant la production de bijoux en argent aux goûts de la clientèle expatriée[4].

Entre 1992 et 1993, la réussite de la famille Oumba incite d'autres forgerons originaires du sud de l'Aïr à s'installer à leur tour dans le quartier, à l'image d'Ibrahim Kamso, Hartmadou Hama, Alassane Gonda, Ibrahim Atifoc, Ichouade Allélé ou Adam Zidia. L'initiative pionnière de Saidi Oumba contribue ainsi de manière décisive à la transformation de Château I en un pôle majeur de la bijouterie touarègue moderne à Niamey[5].

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Atelier de recherche  : « Modes et modèles : De la bijouterie traditionnelle à la création contemporaine : Parcours d’artisans, parcours d’objets », MuCEM

Notes et références

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