Saint-Laurent (Haute-Savoie)
commune française du département de la Haute-Savoie
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Saint-Laurent est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Saint-Laurent | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Haute-Savoie | ||||
| Arrondissement | Bonneville | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Rochois | ||||
| Maire Mandat |
Boris Avouac 2026-2032 |
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| Code postal | 74800 | ||||
| Code commune | 74244 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saint-Laurentinois ou Laurentins | ||||
| Population municipale |
841 hab. (2023 |
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| Densité | 77 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
95 276 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 02′ 51″ nord, 6° 21′ 35″ est | ||||
| Altitude | Min. 520 m Max. 1 809 m |
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| Superficie | 10,96 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Cluses (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Genève - Annemasse (partie française) (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de La Roche-sur-Foron | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | saintlaurent74.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Saint-Laurent se situe à 4 km au sud-est de La Roche-sur-Foron, sur les hauteurs de la vallée de l'Arve.
Communes limitrophes
| Amancy | Saint-Pierre-en-Faucigny | |||
| Saint-Sixt | N | |||
| O Saint-Laurent E | ||||
| S | ||||
| La Roche-sur-Foron | Le Petit-Bornand-les-Glières |

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 243 mm, avec 9,2 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bonneville à 5 km à vol d'oiseau[7], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 007,6 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,6 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Laurent est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Cluses[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant 18 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59 %), prairies (25,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (6 %), zones agricoles hétérogènes (4,4 %), zones urbanisées (3,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %)[10].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
- Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
Les premières mentions du toponymes de la paroisse, puis de la commune, remontent au XIIe siècle[11] Les formes sont successivement cura S. Laurentii Cornilionis (1153), S. Laurencio de Cornillum (1250) ou encore Cura Si Laurencii (vers 1344)[11].
Le nom de la commune fait référence à Laurent de Rome, un saint catholique du IIIe siècle[11].
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit San-Loran, selon la graphie de Conflans[12].
Histoire
La paroisse relève du prieuré de Saint-Jean de Genève au cours de la période médiévale[13]. Elle est mentionnée dans une bulle du pape Eugène III de 1153[13],[14]. Elle le restera jusqu'à la Réforme genevoise, en 1543[14].
Le château de Cornillon, désormais en ruines, remonterait au XIe siècle[15]. Il appartenait à la famille comtale de Genève[14]. Il a une importance stratégique jusqu'à l'édification du château de Rumilly-sous-Cornillon, au cours du XIIIe siècle[14].
L'église paroissiale a été reconstruite en 1843[13].
Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 5], dont 124 dans le village[18],[19]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[20].
Les 3 et , 230 bovins d'une exploitation laitière, dont certains étaient atteints par la brucellose bovine ont été conduits à l'abattoir de Bonneville[21].
Politique et administration
Démographie
Ses habitants sont appelés les Saint-Laurentinois[14]. Le site de la mairie utilise l'expression Laurentins. En patois, ce sont les Lou San-Lôran-ni[14].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].
En 2023, la commune comptait 841 habitants[Note 6], en évolution de +0,6 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Château de Cornillon : maison forte associée à une tour du XIe siècle - début du XIIe siècle[28],[29].
Personnalités liées à la commune
- ...
Voir aussi
Bibliographie
- Revue annuelle d'histoire locale « Sous Cornillon » éditée par la Société d'histoire locale de Saint-Pierre-en-Faucigny et Saint-Laurent.
- Henri Baud, Jean-Yves Mariotte et Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Roanne, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 375, « Chapelle-Rambaud (La) ».
- Michel Germain, Jean-Louis Hebrard et Gilbert Jond, Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, Éditions Horvath, , 450 p. (ISBN 978-2-7171-0933-7), p. 11.
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.






