Saint-Louet-sur-Seulles
commune française du département du Calvados
From Wikipedia, the free encyclopedia
Saint-Louet-sur-Seulles est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 148 habitants[Note 1].
| Saint-Louet-sur-Seulles | |
Le portail de l'église Saint-Louet. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Vire |
| Intercommunalité | Communauté de communes Pré-Bocage Intercom |
| Maire Mandat |
Yves Piet 2026-2032 |
| Code postal | 14310 |
| Code commune | 14607 |
| Démographie | |
| Population municipale |
148 hab. (2023 |
| Densité | 34 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 05′ 48″ nord, 0° 40′ 01″ ouest |
| Altitude | Min. 77 m Max. 141 m |
| Superficie | 4,33 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Caen (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton des Monts d'Aunay |
| Législatives | Sixième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
La commune est en Pré-Bocage — désignation récente, sorte de seuil du Massif armoricain —, aux confins du Bocage virois, du Bessin et de la plaine de Caen, dans la vallée de la Seulles. Son bourg est à 2,5 km au nord de Villers-Bocage, à 12 km à l'est de Caumont-l'Éventé et à 12 km au sud de Tilly-sur-Seulles[1].
Le point culminant (141/143 m) se situe au centre, au sommet de la colline qui constitue le territoire de la commune. Le point le plus bas (77 m) correspond à la sortie de la Seulles du territoire, au nord. La commune est bocagère.
Le , la commune passe de l'arrondissement de Caen à celui de Vire[4]
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Seulles, la Seulline, le ruisseau David[5], le ruisseau du Coudray[6], le fossé 01 des Ponts[7] et divers autres petits cours d'eau[8],[Carte 1].
La Seulles, d'une longueur de 72 km, prend sa source dans la commune de Dialan sur Chaîne et se jette dans la baie de Seine à Courseulles-sur-Mer, après avoir traversé 31 communes[9].
La Seulline, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Seulline et se jette dans la Seulles à Villy-Bocage, après avoir traversé six communes[10].
- Réseau hydrographique de Saint-Louet-sur-Seulles.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[13] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[14]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 844 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[11].
Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Caumont-sur-Aure à 10 km à vol d'oiseau[17], est de 11,3 °C, l'amplitude thermique annuelle est de 12,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 914,1 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[20], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Louet-sur-Seulles est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[22]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[23],[24].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,7 %), prairies (46,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4 %)[25]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
L'hagiotoponyme est attesté sous la forme Sanctus Laudulus au XIVe siècle[26].
La paroisse est dédiée à Laud de Coutances, dont Louet est une autre forme du nom.
La Seulles borde le territoire au nord.
Histoire
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Saint-Louet-sur-Seulles, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[27]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 4] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[28].
Une seule liste, menée par Yves Piet, maire sortant[29], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 48,06 %[30],[31]. Yves Piet est réélu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[32],[Note 5].
Liste des maires
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[33].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[35].
En 2023, la commune comptait 148 habitants[Note 6], en stagnation par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Saint-Louet-sur-Seulles a compté jusqu'à 318 habitants en 1821.
Économie
Lieux et monuments
- Église Saint-Louet dont le portail du XIVe siècle fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le [38].
L'église Saint-Louet. La nef de l'église Saint-Louet. Le monument aux morts.
Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune
- Jules Douénel, né le à Saint-Louet, fut le premier préfet apostolique du Sikkim (1929) avec siège à Kalimpong (aujourd'hui diocèse de Darjeeling). Missionnaire des Missions étrangères de Paris, il partit pour le Tibet, à Padong en 1892, où il construisit une église, une école et un orphelinat. Puis il construisit un couvent à Kalimpong. Il prit sa retraite en 1936 et mourut à Ooty, le [39]. Il fut également l'auteur de plusieurs catéchismes.
Voir aussi
Liens externes
- Archives conservées par : archives départementales du Calvados (339 EDT, 11d99609-7d05-4864-9e3e-7f744d9c2753)
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Saint-Louet-sur-Seulles sur le site de l'Insee
- Inventaire des archives sur le site des Archives départementales du Calvados
