Pont-d'Ouilly
commune française du département du Calvados
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Pont-d'Ouilly est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 1 018 habitants[Note 1].
| Pont-d'Ouilly | |
Les bords de l'Orne. | |
| Blason Pont-d'Ouilly.svg | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Caen |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Falaise |
| Maire Mandat |
Arthur Allizard 2026-2032 |
| Code postal | 14690 |
| Code commune | 14764 |
| Démographie | |
| Gentilé | Ouillypontains |
| Population municipale |
1 018 hab. (2023 |
| Densité | 52 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 52′ 26″ nord, 0° 24′ 31″ ouest |
| Altitude | Min. 42 m Max. 251 m |
| Superficie | 19,50 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Falaise |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Située sur l'Orne, au cœur de la Suisse normande, Pont-d'Ouilly est une commune de tourisme et de loisirs.
Géographie
Pont-d'Ouilly est située au confluent de l'Orne et du Noireau, sur la route reliant Falaise à Condé-sur-Noireau.
Le territoire comprend une enclave au sein de la commune ornaise de Cahan au nord du Noireau.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Orne, le Noireau, le cours d'eau 01 de la Martelée[3], le ruisseau du Val la Here[4], le ruisseau du Val Corbel[5], le fossé 01 de la Fouillerie[6], le ruisseau de la Meslière[7], le fossé 01 du Haut d'Ouilly[8], le fossé 01 de Plainville[9] et divers autres petits cours d'eau[10],[Carte 1].
L'Orne, d'une longueur de 170 km, prend sa source dans la commune d'Aunou-sur-Orne et se jette dans l'embouchure de l'Orne à Merville-Franceville-Plage, après avoir traversé 60 communes[11]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Orne sont données par la station hydrologique située sur la commune du Mesnil-Villement. Le débit moyen mensuel est de 15,9 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 228 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 259 m3/s, atteint le [12].
Le Noireau, d'une longueur de 43 km, prend sa source dans la commune de Saint-Christophe-de-Chaulieu et se jette dans l'Orne à Ménil-Hubert-sur-Orne, après avoir traversé 15 communes[13]. Les caractéristiques hydrologiques de le Noireau sont données par la station hydrologique située sur la commune de Cahan. Le débit moyen mensuel est de 6,95 m3/s[Note 3]. Le débit moyen journalier maximum est de 106 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 123 m3/s, atteint le [14].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[15]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[16]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[17] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[18]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[19],[20].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 777 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[15].
Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pierrefitte-en-Cinglais à 4 km à vol d'oiseau[21], est de 11,2 °C, l'amplitude thermique annuelle est de 13,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 806,5 mm[22],[23]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,1 °C, atteinte le [Note 5].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[24], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Pont-d'Ouilly est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle est située hors unité urbaine[26] et hors attraction des villes[27],[28].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (60,3 %), zones agricoles hétérogènes (15,3 %), forêts (12,8 %), terres arables (9,6 %), zones urbanisées (1,9 %)[29]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de Pont-d'Ouilly symbolise l'union en 1947 des deux communes de chaque côté de l'Orne : Saint-Marc-d'Ouilly en rive gauche et Ouilly-le-Basset en rive droite. Le nom de cette dernière localité est attesté sous les formes Oilliacus en 1028-1033 (Fauroux 66,67)[30], vers 1034[31] ; [Radulfus de] Ollei, [de] Oilleio en 1074 ; [Cristino de] Oleio en 1125 ; [Ricardus de] Olle, [de] Oille (sans date) ; [Willelmus de] Olie en 1195[30].
Pont-d'Ouilly est déjà le nom d'un hameau de l'ancienne commune de Saint-Marc-d'Ouilly[32].
Les Saint-Marc peuvent vénérer l'évangéliste Marc mais aussi parfois, tout comme les Saint-Mars, Médard de Noyon, évêque du VIe siècle[31], ce qui est le cas pour cette commune comme l'atteste le vocable Saint-Médard de son église.
Ouilly est une formation toponymique gallo-romaine, basée sur un anthroponyme latin ou roman tel qu'Ol[l]ius[31],[33],[30] ou Aulius[34], suivi du suffixe d'origine gauloise -acum[31],[30], marquant la localisation ou la propriété.
Le déterminant le-Basset est le nom d'une famille attestée en Normandie, par un Osmundus Basset (Osmond Basset) cité en 1068-1076 et on relève aussi une mention de 1198 domus Osmundi Baset super Ognam[30]. Devenu patronyme, Basset est par ailleurs présent dans Fontaine-les-Bassets (Orne) et reste utilisé dans la région comme nom de famille[30].
Le gentilé est Ouillypontain.
Histoire
Moyen Âge
Dès le XIIe siècle, son pont de pierre aux sept arches était l'un des rares passages sur l'Orne permettant de relier Paris et Rouen à la Bretagne et au mont Saint-Michel. C'est un lieu de passage obligé pour franchir le fleuve et un véritable carrefour commercial.
Temps modernes
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle; l'intendant de la généralité de Caen, François-Jean Orceau de Fontette, défend à Anne Pierre d'Harcourt, duc d'Harcourt, d'exercer un droit de péage que celui-ci prétend posséder à Pont-d'Ouilly[35].
Avant 1826, le secteur communal actuel est réparti sur trois communes distinctes : Saint-Marc-d'Ouilly, Saint-Christophe et Ouilly-le-Basset.
Révolution française et Empire
À la création des cantons, Ouilly-le-Basset est chef-lieu de canton. Ce canton est supprimé lors du redécoupage cantonal de l'an IX (1801)[36].
Époque contemporaine
Au XXe siècle, la halle de Pont-d'Ouilly est l'une des plus prospères de la région.
Jusqu'en 1947, la rive droite de l'actuel bourg de Pont-d'Ouilly dépend donc de la commune d'Ouilly-le-Basset, alors que la rive gauche dépend de celle de Saint-Marc-d'Ouilly, Saint-Christophe (89 habitants en 1821[37]), en aval du pont, ayant été absorbé en 1826 par Ouilly-le-Basset (766 habitants[36]).
La Seconde Guerre mondiale est très douloureuse pour l'agglomération de Pont-d'Ouilly. Les bombardements, dont le but est de détruire le pont, atteignent de nombreuses habitations aux alentours, et les deux communes d'Ouilly-le-Basset (588 habitants en 1946[36]) et de Saint-Marc-d'Ouilly (601 habitants[38]) sont déclarées sinistrées. Face aux difficultés administratives et financières pour la reconstruction, elles décident de fusionner pour former la commune de Pont-d'Ouilly créée par décret en date du .
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[42].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[44].
En 2023, la commune comptait 1 018 habitants[Note 6], en évolution de +1,9 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Pont-d'Ouilly a compté jusqu'à 1 279 habitants en 1968.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Jean-Baptiste, du XIXe siècle, à Ouilly-le-Basset.
- Église Sainte-Thérèse, néo-romane, du XXe siècle, à Pont-d'Ouilly.
- Église Saint-Médard, du XIXe siècle, au bourg de Saint-Marc.
- Chapelle Saint-Roch, du XVIe siècle, au bourg de Saint-Marc.
- Calvaire avec une statue du Christ, la Vierge Marie et l'apôtre Jean situé devant la chapelle Saint-Roch.
- Ancienne halle aux grains (reconstruite en 1826).
- Ancienne gare de Ménil-Hubert - Pont d'Ouilly sur la ligne de Falaise à Berjou comportant une remarquable halle à marchandises des années 1880.
- Haras d'Ouilly, créé par le prince Pierre d'Arenberg, repris après la Première Guerre mondiale par le duc de Cazes et qui fut la propriété de Jean-Luc Lagardère avant d'être celle de l'Aga Khan depuis 2015[réf. à confirmer][46].
- Ancienne école d'Ouilly-le-Basset du XIXe siècle, munie d'un lanternon.
- Vestiges d'une motte féodale à Ouilly-le-Basset[47].
L'église Saint-Jean-Baptiste d'Ouilly-le-Basset. L'église Sainte-Thérèse. L'église Saint-Médard. La chapelle Saint-Roch. L'ancienne gare de Menil-Hubert-Pont-d'Ouilly.
Activité et manifestations
Jumelage
Chipping Campden (Royaume-Uni) depuis 1980.- Hafenlohr (Allemagne) depuis 2015
Personnalités liées à la commune
- Jean-Luc Lagardère (1928–2003), industriel et patron de presse, est enterré à Pont-d'Ouilly, dans le cimetière d'Ouilly-le-Basset.
Héraldique
| Blason | De gueules à un léopard soutenu d'un pont isolé et voûté de cinq arches, le tout d'or[48]. |
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| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
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| Alias |

