Condé-sur-Noireau
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| Condé-sur-Noireau | |
Le centre-ville. | |
Blason. |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Vire |
| Intercommunalité | Communauté de communes Intercom de la Vire au Noireau |
| Maire délégué Mandat |
Frédéric Frappy[réf. nécessaire] 2017-2020 |
| Code postal | 14110 |
| Code commune | 14174 |
| Démographie | |
| Gentilé | Condéen |
| Population | 4 211 hab. (2022) |
| Densité | 336 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 51′ 03″ nord, 0° 33′ 00″ ouest |
| Altitude | Min. 72 m Max. 173 m |
| Superficie | 12,53 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Condé-en-Normandie |
| Historique | |
| Intégrée à | Condé-en-Normandie |
| Localisation | |
| modifier |
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Condé-sur-Noireau est une ancienne commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 4 211 habitants, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Condé-en-Normandie.
Localisation
Condé-sur-Noireau est en Bocage normand, aux confins de la Suisse normande et des Bocages flérien et virois. L'atlas de paysages de la Basse-Normandie la place pour sa plus grande partie dans l'unité de la Suisse normande qu'il caractérise par « un relief particulièrement vigoureux » aux paysages « parmi les plus emblématiques de l’image touristique de la région »[1]. Le sud-ouest du territoire est classé dans l'unité du bassin de Vire.
L'agglomération se situe à 12 km au nord de Flers, à 26 km à l'est de Vire, à 30 km à l'ouest de Falaise et à 46 km au sud de Caen[2].
Géologie et relief
Le point culminant (173 m) se situe au nord-est, au lieu-dit la Justice, en surplomb de la chapelle Saint-Jacques. Le point le plus bas (72 m) correspond à la sortie du Noireau du territoire, à l'est
Hydrographie

Condé-sur-Noireau se trouve dans le bassin de l'Orne, par son affluent le Noireau qui délimite le territoire puis le traverse au sud-est. Son affluent, la Druance, arrivant par le nord-ouest, traverse l'agglomération avant de confluer. Elle y reçoit les eaux de l'Odon (homonyme de l'affluent direct de l'Orne) provenant du sud-ouest.
Climat
Comme toute la Basse-Normandie, Condé bénéficie d’un climat océanique avec des étés frais et des hivers doux. La station météorologique la plus proche est celle de Caen-Carpiquet à 38 km, celle d'Alençon-Valframbert est à 65 km et celle de Granville-Pointe du Roc à 75 km. La Suisse normande et surtout le Bocage virois s'en différencient toutefois assez nettement pour la pluviométrie annuelle qui, à Condé, avoisine les 900 mm[4].
Urbanisme
Lieux-dits, hameaux et écarts
En dehors de la partie urbaine, les principaux lieux-dits sont, du nord-ouest à l'ouest, dans le sens horaire, le Poncel, le Perreux, Bouilly (au nord), la Justice, Plaisance, Vaux, les Folies (à l'est), la Manigance, la Conterie, Belle Étoile, Brévaux, la Gestrie, l'Abbaye(au sud), la Milonnière, le Busq, la Rougetière, la Cirouetière, la Rougetière, la Louvetière, la Calaisière, l'Aumondière, la Poissonnière, la Blonnière, la Mérousière, les Folies (deux lieux-dits homonymes), la Belloyère (à l'ouest), la Mottinière, le Bas Mesnil, le Haut Mesnil et le Mesnil[5].
Voies de communication et transports
Elle est traversée par la route départementale no 562 (D 962 dans l'Orne), ancienne route nationale 162, reliant Caen à Flers. Elle y est rejointe par la D 512 (ancienne N 812) menant à Vire à l'ouest et la D 511 (ancienne N 811) permettant de joindre Pont-d'Ouilly à l'est et Saint-Pierre-d'Entremont puis Tinchebray au sud-ouest. La D 36 mène à Proussy au nord-ouest.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté au Moyen Âge sous les formes latinisées Condatensem, Condetensem vicum vers 1020, puis Condati 1106 - 1135, Conde en 1236[6].
Condé représente l'évolution phonétique régulière du gallo-roman condāte en langue d'oïl. Ce type toponymique est issu du gaulois condate « confluence, réunion ». On le rencontre dans de nombreux noms de communes, dont le déterminant complémentaire est souvent le nom du cours d'eau principal. Il en est ainsi de Condé-sur-Huisne, Condé-sur-Iton, Condé-sur-Sarthe, Condé-sur-Vire, auxquels on peut ajouter Condé-sur-Laizon devenu après fusion Condé-sur-Ifs. Pour Condé-sur-Seulles et Condé-sur-Risle, la rivière ne reçoit pas mais se sépare momentanément en deux cours d'eau[7]. Condé-sur-Noireau doit donc son nom à la confluence de la Druance et du Noireau.
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Noireau[8].
Le gentilé est Condéen.
Histoire
Moyen Âge
En 1417, lors de la guerre de Cent Ans lors de l'occupation anglaise de la Normandie (1418-1450), John Fastolf est nommé gouverneur par le roi de France Charles VII[9]. La ville est plus tard employée par François de Surienne pour attaquer la ville de Fougères en Bretagne. Cela mène à la fin de la guerre de Cent Ans, quand Charles VII reprend la ville, et tout le duché de Normandie continental.
Temps modernes
Condé fut l'une des premières villes majoritairement réformée. Au XVIe siècle, les protestants y tinrent plusieurs assemblées. En 1674, ils y tinrent un synode provincial.
Le Noireau et la Druance ont favorisé les activités de Condé. La ville comptait avant le XVIIIe siècle deux importants moulins à farine sur le Noireau, le moulin de Saint-Martin en amont et le moulin Biot en aval, et un autre sur la Druance, le moulin de la Bataille. Il y avait également des moulins à tan et des moulins à foulon[10].
Dès le XVIIIe siècle, Condé est l’une des cités les plus actives du département. La fabrication de la toile, des draps et du lin fait vivre environ 7 000 ouvriers[11]. La coutellerie est également réputée.
Époque contemporaine

Au début du XIXe siècle, les petites filatures hydrauliques s’installent à Condé. La première imprimerie date de 1829. Dans les années 1860, la ville est à l’apogée de son développement économique avec une grande industrie textile (on compte alors 55 filatures hydrauliques, 8 000 métiers à tisser) à laquelle s’ajoute un artisanat très actif.
Elle obtient en 1868, pour accompagner ce développement, la création du chemin de fer de la Suisse normande partant de Flers et rejoignant Caen en 1874. Entre-temps, l'activité condéenne aura cependant subi ses premières difficultés : le blocus naval lors de la guerre de Sécession rompt une grande partie de l'approvisionnement en coton et seule une filature reste en activité en 1863. Il y a 650 chômeurs, les actifs voyant leurs horaires très restreints[12].
Avec la Seconde Guerre mondiale, Condé connaît ses heures les plus tragiques. La ville est détruite à 95 % par les bombardements qui feront au total 252 victimes. La reconstruction de la ville s’achève en 1963 avec l’inauguration de l’hôtel de ville. Condé-sur-Noireau devient alors la « filleule de guerre » de la ville de Vincennes (Val-de-Marne), qui aide à sa reconstruction.
Après Mai 68, de jeunes journalistes du mensuel J'accuse viennent en reportage en , dans le sillage du Tribunal populaire de Lens et de la vague de séquestrations de cadres qui a suivi, dans des entreprises où les ouvriers sont exposés à un travail dangereux pour leur santé. Le , à l'usine Ferodo de Condé-sur-Noireau, exposée aux maladies professionnelles, de jeunes ouvriers protestant contre le licenciement d'un ancien[13] séquestrent le chef d'atelier puis trois cadres, qui seront libérés grâce aux syndicalistes. La polémique devient nationale. La CGT s'en mêle pour se dire « opposée à certaine campagne visant à identifier les techniciens, cadres et ingénieurs au patronat »[13], par la voix de son secrétaire général CGT Georges Séguy lors d'une conférence de presse à Brive[14], même si dans un article du , le Nouvel Observateur dénonce « une conception militariste de la hiérarchie » qui « fonctionne comme à l'armée », selon le responsable de l'Union départementale CFDT[13].
Le , Condé-sur-Noireau intègre avec cinq autres communes la commune de Condé-en-Normandie[15] créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales. Les communes de La Chapelle-Engerbold, Condé-sur-Noireau, Lénault, Proussy, Saint-Germain-du-Crioult et Saint-Pierre-la-Vieille deviennent des communes déléguées et Condé-sur-Noireau est le chef-lieu de la commune nouvelle.
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Candidats ou listes ayant obtenu plus 5 % des suffrages exprimés lors des dernières élections politiquement significatives :
- Régionales 2015[16] :
- 1er tour (51,05 % de votants) : Union de la droite (Hervé Morin) 29,25 %, FN (Nicolas Bay) 27,80 %, Union de la gauche (Nicolas Mayer-Rossignol) 19,94 %, EELV (Yanic Soubien) 7,04 %, DLF (Nicolas Calbrix) 6,42 %.
- 2e tour (59,10 % de votants) : Union de la droite (Hervé Morin) 38,88 %, Union de la gauche (Nicolas Mayer-Rossignol) 31,93 %, FN (Nicolas Bay) 29,20 %.
- Européennes 2014[17] (46,23 % de votants) : FN (Marine Le Pen) 32,67 %, UMP (Jérôme Lavrilleux) 21,06 %, PS-PRG (Gilles Pargneaux) 12,98 %, UDI - MoDem (Dominique Riquet) 8,29 %, DLR (Jean-Philippe Tanguy) 7,32 %, EELV (Karima Delli) 5,32 %.
- Législatives 2012[18] :
- 1er tour (59,96 % de votants) : Alain Tourret (PRG) 47,64 %, Jean-Yves Cousin (UMP) 35,28 %, Marie-Françoise Lebœuf (FN) 9,94 %.
- 2e tour (62,33 % de votants) : Alain Tourret (PRG) 59,43 %, Jean-Yves Cousin (UMP) 40,57 %.
- Présidentielle 2012[19] :
- 1er tour (83,74 % de votants) : François Hollande (PS) 32,21 %, Nicolas Sarkozy (UMP) 25,22 %, Marine Le Pen (FN) 18,44 %, François Bayrou (MoDem) 9,08 %, Jean-Luc Mélenchon (FG) 8,74 %.
- 2e tour (82,38 % de votants) : François Hollande (PS) 57,34 %, Nicolas Sarkozy (UMP) 42,65 %.
- Européennes 2009[20] (40,04 % de votants) : Majorité présidentielle (Dominique Riquet) 24,55 %, PS (Gilles Pargneaux) 18,52 %, LV (Hélène Flautre) 11,49 %, Centre-MoDem (Corinne Lepage) 10,12 %, FN (Marine Le Pen) 9,91 %, Ext-G (Christine Poupin) 5,89 %, DVD (Frédéric Nihous) 5,03 %.
Administration municipale
Le conseil municipal était composé de vingt-neuf membres dont le maire et huit adjoints[27]. Ces conseillers intègrent au complet le conseil municipal de Condé-en-Normandie le jusqu'en 2020 et Pascal Allizard devient maire délégué. Afin d'alléger un cumul des mandats, il démissionne de ce poste en [28] et est remplacé par Nelly Leduc le [29].
Jumelages
Ross-on-Wye (Angleterre) depuis 1978.
Poggio Rusco (Italie) depuis 1999.
Elsenfeld (Allemagne) depuis 2005.
Population et société
Démographie
En 2022, la commune comptait 4 211 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Condé-sur-Noireau[30]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 1].,[Note 2]
Condé-sur-Noireau a compté jusqu'à 7 350 habitants en 1876.
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,5 %) est en effet supérieur au taux national (23,2 %) et au taux départemental (23,9 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,15 %) est supérieur au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2011, la suivante :
- 46,85 % d’hommes (0 à 19 ans = 26,0 %, 20 à 64 ans = 52,9 %, plus de 64 ans = 21,1 %) ;
- 53,15 % de femmes (0 à 19 ans = 20,5 %, 20 à 64 ans = 49,8 %, plus de 64 ans = 29,6 %).
Sports et loisirs
Les amateurs de sports aquatiques peuvent s'adonner à leur activité sous le toit ouvrant du centre aquatique, qui possède trois bassins et un toboggan géant.
Après avoir défendu les couleurs de Condé à haut niveau (D1 et D2), le Football Club féminin condéen fait évoluer depuis 2016 une équipe féminine de football en ligue de Basse-Normandie. Une deuxième équipe (à huit) évolue en divisions de district[34].
L'Entente sportive municipale condéenne fait quant à elle évoluer une équipe masculine de football en division de district[35].
Économie
- Éditions L'Harmattan, entrepôt de stockage de livres.
- Cotral Lab, conception et fabrication de protections auditives sur-mesure, 250 emplois[36].
- Imprimerie Corlet, livres et revues, notamment pour les marchés publics, 360 emplois[37].
- Masoneilan, matériel de régulation, 350 emplois[37].
- Filix Lastex, fil élastique recouvert, 275 emplois[37].
- MGI Coutier, équipement automobile, 250 emplois[37].
- Tonnellier Imprimeur[37], 170 emplois.
- Trelleborg Sealing Solutions (groupe Trelleborg), transformation d'élastomère pour l'aéronautique, 110 emplois[38].
Ancienne implantation
- Honeywell (ancienne usine Ferodo, Valeo, Allied Signal), étude, fabrication, commercialisation de plaquettes et garnitures de frein, 300 emplois[37]. L'utilisation d'amiante par l'usine est à l'origine de nombreuses maladies professionnelles[Note 3]. Elle ferme le 28 juin 2013[39].



