Roumoules

commune française du département des Alpes-de-Haute-Provence From Wikipedia, the free encyclopedia

Roumoules (Roumoulo en occitan provençal selon la norme mistralienne et Romolas selon la norme classique) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Faits en bref Administration, Pays ...
Roumoules
Roumoules
Champ de lavandes dans le paysage.
Blason de Roumoules
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Intercommunalité Durance-Luberon-Verdon Agglomération
Maire
Mandat
Gilles Megis
2020-2026
Code postal 04500
Code commune 04172
Démographie
Gentilé Roumoulins
Population
municipale
725 hab. (2023 en évolution de −2,82 % par rapport à 2017)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 35″ nord, 6° 07′ 50″ est
Altitude Min. 545 m
Max. 783 m
Superficie 26,04 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Riez
Législatives Première circonscription
Localisation
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Roumoules
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Roumoules
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Roumoules
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Roumoules
Liens
Site web roumoules.fr
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    Le nom de ses habitants est Roumoulins[1].

    Géographie

    Localisation

    Le village est situé à 600 m d’altitude[2] dans la vallée que le Colostre, affluent du Verdon, a creusé dans le plateau de Valensole. Il se trouve à 15 km à l’ouest de Moustiers-Sainte-Marie et à km à l’est de Riez sur la route départementale 952.

    Sept kilomètres plus au nord se trouve Puimoisson, et à peu près à même distance, au sud, le lac et le village de Sainte-Croix-du-Verdon.

     Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
    Roumoules et les communes voisines.

    Les communes limitrophes de Roumoules sont Puimoisson, Moustiers-Sainte-Marie, Sainte-Croix-du-Verdon, Montagnac-Montpezat et Riez.

    Géologie et relief

    Le plateau de Valensole[3].

    Hydrographie

    • Le Ravin de Peyrouvier. Une zone hydrographique traversée : Le Colostre de sa source au ruisseau de Mauroue inclus (X270)[4].
    • Le Colostre affluent du Verdon, dont la source est au col de Saint-Jurs, à Moustiers-Sainte-Marie[5].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[8] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Provence, Languedoc-Roussillon » et « Alpes du sud »[9]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 7,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 788 mm, avec 6,2 jours de précipitations en janvier et 4 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jurs à 10 km à vol d'oiseau[12], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 828,9 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 38 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,5 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Environnement

    La commune compte 289 ha de bois et forêts[1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Roumoules est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17] et hors attraction des villes[18],[19].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,7 %), zones agricoles hétérogènes (19,7 %), forêts (12,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,8 %), zones urbanisées (1,4 %)[20].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    Services autocars

    Lignes régionales, réseau Zou !
    • Roumoules est desservie par 1 ligne de PROXIMITÉ :
    Davantage d’informations Ligne, Tracé ...
    Ligne Tracé
    450CastellaneMoustiers-Sainte-Marie ↔ Roumoules ↔ Riez
    Fermer
    Lignes intercommunales

    Le village est relié par 1 ligne intercommunale, réseau Trans'Agglo[21] :

    Davantage d’informations Ligne, Parcours ...
    Ligne Parcours
    132Roumoules / PuimoissonRiezGréoux-les-BainsManosque
    135Puimoisson ↔ Roumoules ↔ Riez (Transport à la demande)
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    Risques naturels et technologiques

    Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Riez auquel appartient Roumoules est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[22], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[23]. La commune de Roumoules est également exposée à trois autres risques naturels[23] :

    • feu de forêt,
    • inondation,
    • mouvement de terrain : des secteurs importants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[24].

    La commune de Roumoules est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route et canalisations[25]. La départementale RD 952 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[26].

    Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 1998 pour les risques d’inondation et de séisme[25] et le Dicrim existe depuis 2011[27].

    Toponymie

    Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1020 (in villa Romules), est interprété comme tiré d’un nom propre romain, Romulus[28],[29],[30].

    Histoire

    Antiquité

    Roumoules tire son origine d’un établissement romain périphérique de Riez. La présence romaine sur la commune est attestée par trois découvertes : en 1957, une sépulture antique appartenant certainement à une nécropole a été découverte au Play, elle contenait probablement les restes d’un centurion et pourrait dater du Ier ou IIe siècle après Jésus-Christ[31]. En 1965, on a découvert à proximité un fer de pilum.

    Un peu plus au nord, au lieu-dit "Verdillon", a été découverte en 1964 une sépulture à incinération constituée d’un vase en tôle de bronze et contenant des ossements humains incinérés[32].

    Enfin, la troisième trace de la présence de Romains est une inscription antique connue depuis le XVIe siècle mais non visible du fait des transformations de l’église. Elle a peut-être été réemployée dans la construction de l’autel. Il s’agit d’une épitaphe datée du Ier siècle av. J.-C., de Marcus Annius Severus à son épouse Julia Tessallys.

    Moyen Âge

    Au Moyen Âge, il existait deux communautés, à Roumoules, et à Saint-Martin-d’Alignosc. Ce dernier aurait pris le nom de Saint-Martin-le-Rimat après un incendie[33]. Fin XIIIe et début XIVe siècles, Jacques de Nati (?-v.1338) fut seigneur de Roumoules[34] ; il succéda à son père Georges décédait vers 1321[35]. En 1309, Guillaume de Roumoules est signalé comme seigneur de Roumoules, de Beaujeu, de Bédéjun, de Bras-d'Asse, d'Entrages, de Majastres, de Vergons et d'Estoublon[36]. En 1353, Rostang de Roumoules lui succéda comme seigneur du lieu.

    La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Puis, Aix se soumet en , ce qui précipite le ralliement des carlistes, dont le co-seigneur de Roumoules, Foulques du Puy. Il obtient un « chapitre de paix » de Marie de Châtillon le et prête hommage à Louis II d'Anjou, âgé de dix ans[37]. La communauté villageoise, qui avait soutenu Charles de Duras, se rallie également à la fin de la guerre[38].

    La communauté de Saint-Martin-le-Rimat ou Saint-Martin-d’Alignosc, qui comptait 24 feux en 1315, est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexée par celle de Roumoules au XVe siècle[39]. Les deux communautés relevaient de la viguerie de Moustiers[33].

    Temps modernes

    La Réforme connaît un certain succès à Roumoules[40], et une partie des habitants se convertissent. Malgré les guerres de religion, une communauté protestante se maintient au XVIIe siècle autour de son temple, grâce à l’édit de Nantes (1598). Mais l’abolition de l’édit de Nantes (1688) lui fut fatale, et elle disparut, ses membres émigrant ou étant convertis de force[41]. Le fief de Roumoules est érigé en marquisat en 1649[42] pour les Grimaldi en 1649[39],[43]. Elle passe ensuite aux Régusse puis, au XVIIIe siècle, à la famille de Clérissy qui est à l'origine de la réputation des faïences de Moustiers-Sainte-Marie.

    Révolution française

    Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[44]. Saint-Martin-le-Rimat, qui forme une commune de manière éphémère au début de la Révolution, est rattaché à Roumoules avant 1794[45].

    Époque contemporaine

    Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : Roumoules, avec deux habitants traduits devant la commission mixte, est relativement peu touchée[46].

    Comme de nombreuses communes du département, Roumoules se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[47]. La même instruction est donnée aux filles, même si la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants[48].

    Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Roumoules. Plusieurs dizaines d’hectares produisaient du vin, destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés régionaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[49].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mai 1945   Gaston Michel[50]    
    1965 2003 Pierre Guillaumond   Maire
    avant 2005 en cours
    (au 21 octobre 2014)
    Gilles Megis[51],[52] SE Professeur
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    Rattachements administratifs et électoraux

    Roumoules était, en 2011, l'une des treize communes du département à n'être rattachée à aucun établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. À la suite du schéma départemental de coopération intercommunale de 2011 établi par la préfecture, prévoyant « la couverture intégrale du territoire par des EPCI à fiscalité propre »[53], la commune fait partie, depuis le , de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

    Politique environnementale

    La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

    Budget et fiscalité 2015

    En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[54] :

    • total des produits de fonctionnement : 882 000 , soit 1 240  par habitant ;
    • total des charges de fonctionnement : 806 000 , soit 1 133  par habitant ;
    • total des ressources d’investissement : 271 000 , soit 382  par habitant ;
    • total des emplois d’investissement : 488 000 , soit 687  par habitant.
    • endettement : 346 000 , soit 487  par habitant.

    Avec les taux de fiscalité suivants :

    • taxe d’habitation : 2,93 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés bâties : 8,99 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 33,05 % ;
    • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
    • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

    Population et société

    Démographie


    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[56].

    En 2023, la commune comptait 725 habitants[Note 2], en évolution de −2,82 % par rapport à 2017 (Alpes-de-Haute-Provence : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
    710640609621534584607650587
    1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
    571551525519507480439446410
    1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
    384350352323266257233238216
    1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006
    223163214249301469631716714
    Davantage d’informations - ...
    2010 2015 2020 2023 - - - - -
    700746734725-----
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[57].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Évolution démographique avant 1765
    1315 1471
    82 feux49 feux

    Enseignement

    Manifestations culturelles et festivités

    • Tour des Adrechs.

    Cultes

    Paroisse de Roumoules-Digne-Riez-Sisteron. Doyenné : Pays de Manosque et du Plateau des Lavandes.

    Économie

    Aperçu général

    En 2009, la population active s'élevait à 277 personnes, la commune ne proposant que 130 emplois (l’indicateur de concentration d'emploi est de 47 %). Parmi les emplois localisés dans la commune, l'emploi salarié domine d'une courte majorité (59 %)[58].

    Dans la population active de la commune, la proportion de salariés est de 75 % ; et 71 % des actifs de la commune travaillent hors de la commune[59].

    Agriculture

    Dix-neuf exploitations étaient installées dans la commune en 2010, un chiffre stable depuis 2000[60] (dont 12 professionnelles en 2000[61]). Dix pratiquent les grandes cultures, et quatre des cultures permanentes, le restant se partageant entre élevage ovin et polyculture. La surface agricole utilisée, 1267 ha, est elle en hausse (8, 75 %) : elle est surtout affectée aux grandes cultures (à 76 %)[60].

    La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à certains versants. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres : à Roumoules, il s’agit des versants bien exposés des vallons entaillant le plateau de Valensole. L’oliveraie de Roumoules occupait plus d’une dizaine d’hectares au début du XIXe siècle. Actuellement[Quand ?], elle a régressé mais reste relativement importante (entre 1000 et 3500 pieds exploités)[62].

    Les cultures sont irriguées avec l'eau du canal EDF. Un agriculteur expérimente à grande échelle l'irrigation au goutte-à-goutte enterré, pour un champ de lavande[63].

    Industrie-Construction

    En 2011, sur les 39 établissements de la commune, dix se trouvent dans le secteur de l'industrie ou de la construction[64]. Ce secteur employait 23 salariés en 2009[65].

    Activités de service

    Sur les 39 établissements de la commune, 24 se trouvent dans le secteur des services commerciaux, et 5 dans celui de l'administration[64]. Ce secteur employait 32 salariés en 2009[65].

    Le tourisme est peu développé : la commune ne compte aucune installation d'accueil, et les résidences secondaires ne représentent qu'un quart des logements de la commune[66].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Le château de Campagne est le principal monument de la commune[67]. Situé dans la vallée du Colostre entre Riez et Roumoules, la terre de Campagne est, selon l’inventaire de production du , l’un des plus anciens domaines seigneuriaux de Provence. On sait qu’en 1324 il appartenait à la famille de Podio, coseigneurs de Riez et de Roumoules. Le château actuel a été construit vers 1680-1690. Il a eu de nombreux propriétaires dont la famille Grimaldi en faveur de qui la seigneurie de Roumoules est érigée en baronnie. Il est finalement acheté en 1782 par Pierre Joseph Clérissy, célèbre faïencier de Moustiers-Sainte-Marie.
    De plan rectangulaire, il est encadré par deux pavillons carrés, qui sont eux-mêmes encadrés de tours rondes. Sa toiture en faïences multicolores est classée monument historique[68],[69]. C’est le plus grand toit de tuiles émaillées de Provence, avec 42 000 tuiles de 25 cm sur 13, formant des motifs géométriques (losanges et chevrons)[70]. Son vestibule est dallé de carreaux émaillés vert ou jaune[71].
    • Le château de Saint-Martin-d’Alignosc, ou de Saint-Martin-le-Rimat[72], domine la vallée du Colostre. Le bâtiment principal date de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe. Il est précédé par une terrasse encadrée de deux tourelles, et de jardins offrant des jets d’eau. Il a également appartenu à Pierre Clérissy[73],[74].
    • L’église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens est un ancien prieuré de l’abbaye de Lérins. Sa nef à deux travées est accostée de bas-côtés ; nef et bas-côtés sont plafonnés. Le bas-côté nord débouche sur une chapelle d’architecture gothique, voûtée sous croisée d'ogives, qui date du XVIe siècle[75]. L’abside est voûtée sous croisée d’ogives et ornée de peintures du XIXe siècle[76]. À part la chapelle gothique, l’église, qui a dû être voûtée en plein cintre, date du XVIIe siècle[77]. Sa crèche date d’avant 1850[78].
    • Monument aux morts[79] : Conflits commémorés 1914-1918, AFN-Algérie (54-62)[80].
    • Émetteur de Roumoules, dans le sud de la commune : équipement de radiodiffusion pour RMC (Radio Monte-Carlo).

    Personnalités liées à la commune

    • L'abbé Charles Léon Spariat (1860-1936), né à Roumoules, prêtre et écrivain.
    • L'acteur Christian Barbier (1924-2009) a habité quelques années à Roumoules. Il était le héros du feuilleton L'Homme du Picardie (1968).

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Roumoules Blason
    D'azur à deux lions affrontés d'or soutenant de leurs pattes de devant une meule de moulin d'argent[81],[82].
    Détails
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    Voir aussi

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    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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