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Saint-Pierre-de-Nogaret

commune française du département de la Lozère From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Pierre-de-Nogaret est une commune française, située dans l'ouest du département de la Lozère en région Occitanie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Pierre-de-Nogaret
Saint-Pierre-de-Nogaret
Vue sur le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Mende
Intercommunalité Communauté de communes Aubrac Lot Causses Tarn
Maire
Mandat
Jean-Claude Cayrel
2020-2026
Code postal 48340
Code commune 48175
Démographie
Gentilé Saint-Pierriens
Population
municipale
174 hab. (2023 en évolution de −3,33 % par rapport à 2017)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 23″ nord, 3° 08′ 17″ est
Altitude Min. 509 m
Max. 1 251 m
Superficie 16,44 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Peyre en Aubrac
Législatives Circonscription de la Lozère
Localisation
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Saint-Pierre-de-Nogaret
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Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par le Doulou, la Barthe, le ruisseau de Caldeyrac et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional de l'Aubrac, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Saint-Pierre-de-Nogaret est une commune rurale qui compte 174 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 839 habitants en 1851. Ses habitants sont appelés les Saint-Pierriens ou Saint-Pierriennes.

Géographie

Localisation

La commune est limitrophe du département de l'Aveyron.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Banassac-Canilhac, Les Hermaux, Saint-Germain-du-Teil, Saint-Laurent-d'Olt et Trélans.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 317 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 5,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint Geniez d'Olt et d'Aubrac à 13 km à vol d'oiseau[8], est de 9,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 456,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 35 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,5 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[11],[12]. La commune fait partie du parc naturel régional de l'Aubrac, créé par décret le [13] et occupant une superficie de 220 284 ha. Région rurale de moyenne montagne, l’Aubrac possède un patrimoine encore bien préservé. Son économie rurale, ses paysages, ses savoir-faire, son environnement et son patrimoine culturel reconnus n'en demeurent pas moins vulnérables et menacés et c'est à ce titre que cette zone a été protégée[14],[15].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 2] sont recensées sur la commune[16] :

  • le « Moulin de Piquemole » (8 ha), couvrant 2 communes du département[17] ;
  • le « Moulin de Strugal » (5 ha), couvrant 2 communes du département[18] ;
  • le « ruisseau de Dioulou, du Pont des Moulins à sa confluence avec le Lot » (22 ha), couvrant 3 communes du département[19] ;

et une ZNIEFF de type 2[Note 3],[16] : le « contrefort sud de l'Aubrac » (14 299 ha), couvrant 10 communes du département[20].

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Pierre-de-Nogaret est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (55,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,8 %), prairies (33 %), zones agricoles hétérogènes (7,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,8 %), terres arables (4,3 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Saint-Pierre-de-Nogaret est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon[22]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[23].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Doulou. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994 et 2003[24],[22].

Saint-Pierre-de-Nogaret est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en pour la période 2014-2023[25]. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du , complété par un arrêté de 2020, réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du , abrogeant un arrêté de 2002, rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 4],[25],[26].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Pierre-de-Nogaret.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des éboulements, chutes de pierres et de blocs et des glissements de terrain[27].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 3,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (15,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 151 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 13 sont en aléa moyen ou fort, soit 9 %, à comparer aux 14 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[28],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].

Risques technologiques

La commune est en outre située en aval du barrage du Charpal, un ouvrage de classe B[Note 5]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages[31].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Saint-Pierre-de-Nogaret est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[32].

Toponymie

Nogaret = noyer

Histoire

Le hameau de Nogaret et le mandement

Le hameau de Nogaret a donné son nom à la commune de Saint-Pierre-de-Nogaret. Il est situé dans une profonde et étroite vallée où l'on arrivait, avant la construction de la route par de petits sentiers. Le ruisseau du Doulou y coule ses bouillons d'écume entre les rochers. Le hameau de Nogaret est perché au flanc du coteau sur des bancs de rocher. Son château féodal depuis longtemps en ruine dépendait des vicomtes de Grèzes et des barons de Canilhac.

En 1398 le roi de France et le baron firent un paréage qui réglait leurs droits réciproques sur le « mandement de Nogaret » Ce « mandement de Nogaret » comprenait les paroisses de Saint-Pierre, de Saint-Germain-du-Teil et de Trélans, qui envoyaient un délégué aux États du Gévaudan ; un consul désigné à tour de rôle par les trois communautés, représentait le mandement. Ce dernier est également connu sous le nom de « comtors » de Montferrand (petits comtes).

La disparition des Canilhac

La famille de Canilhac remonte très haut dans le passé et a été illustrée par de grands personnages de la noblesse et du clergé. La part des Canilhac resta dans cette famille jusqu'en 1716 ou la baronnie de ce nom fut démembrée et vendue par parcelles. Alors que le titre de baron adviendra au Morangiès (Saint-Alban-sur-Limagnole), la terre sera rachetée par la famille de Nogaret de Saint-Laurent-d'Olt.

Il existait une autre famille de Nogaret de très ancienne chevalerie qui possédait la seigneurie de Trélans. Parmi les chevaliers, Guy de Nogaret, l'un des plus intrépides capitaines catholiques, du temps des guerres de religion.

Après la Révolution

La route de Saint-Germain à Saint-Pierre a fait disparaître les derniers vestiges du château au virage qui surplombe la chapelle, actuelle.

En 1820, la paroisse de Saint-Pierre-de-Nogaret comportait 584 habitants :

  • Saint-Pierre : 231
  • l'Ayrolle : 46
  • le Bautès : 10
  • Bosse : 10
  • les Calmettes : 40
  • la Forêt : 50
  • Nogardel : 110
  • Nogaret : 78
  • Pont des Moulins : 9

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires de Saint-Pierre-de-Nogaret
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Roger Deltour UDF  
2008 en cours
(au avril 2014)
Jean-Claude Cayrel UMP  
Fermer

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[34].

En 2023, la commune comptait 174 habitants[Note 6], en évolution de −3,33 % par rapport à 2017 (Lozère : −0,15 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
786598806735742824794808839
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
779728764720696698706696630
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
583592543417467452404344299
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
263247211186188158155151164
Davantage d’informations - ...
2015 2020 2023 - - - - - -
179174174------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Revenus

En 2018, la commune compte 80 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 179 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 260 €[I 5] (20 420 € dans le département[I 6]).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 7]5,7 %7 %2,1 %
Département[I 8]5 %6,4 %7,1 %
France entière[I 9]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 96 personnes, parmi lesquelles on compte 73,4 % d'actifs (71,3 % ayant un emploi et 2,1 % de chômeurs) et 26,6 % d'inactifs[Note 8],[I 7]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département et inférieur à celui de la France.

La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 10]. Elle compte 35 emplois en 2018, contre 47 en 2013 et 32 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 73, soit un indicateur de concentration d'emploi de 47,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49 %[I 11].

Sur ces 73 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 29 travaillent dans la commune, soit 39 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 67,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 11,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 21,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Historique de la chapelle de Nogaret

Avant 1307

Existait ici une chapelle mariale que certains historiens date de l'époque des Croisades. Les seigneurs de Nogaret avaient fait édifier ce sanctuaire en dessous du château. Un des membres de la famille, Pierre de Nogaret était en 1165, prieur du monastère Saint-Victor-de-Marseille.

En 1427

Noble Pierre Rigal établit une chapelle sous le vocable de la Vierge et de saint Thomas de Cantorbery.

En 1721

La peste se répandit à partir de la Canourgue, le « mandement de Nogaret » fut épargné ; les trois paroisses du mandement firent un vœu à Saint Roch et élevèrent une croix commémorative où l'on se rendait en pèlerinage le lendemain du .

Vers 1772

L'église de Nogaret s'écroula, c'était un édifice de 22,50 m de long sur 7,50 m de large, avec deux chapelles : l'une dédiée à saint Thomas de Cantorbéry et l'autre à saint Roch.

En 1775

Une chapelle plus petite fut construite pour abriter la statue de bois de Notre-Dame, retirée de l'église écroulée et déposée dans celle de Saint-Pierre. Le culte et les pèlerinages reprirent jusqu'à la Révolution. Pendant la Révolution, la chapelle fut fermée au culte. La statue fut cachée dans une grotte par une habitante de Nogaret, qui mourut sans avoir livré son secret. La chapelle fut rouverte au culte sans la statue de la Madone, celle-ci fut fortuitement retrouvée et replacée dans la chapelle, mais très détériorée, elle se désagrégea.

En 1825

L'abbé Ruffin Clavel put obtenir, par son frère, un jésuite de Toulouse une statue de la Vierge en bois de chêne de 87 cm de hauteur. Le pèlerinage avait lieu jadis le , fête de la nativité de Marie.

En 1875

On construisit une chapelle plus vaste, avec les dimensions de celle du XIVe siècle. Une statue en fonte surmonte la chapelle, elle représente Notre-Dame de Lourdes.

En 1985

Une partie de la voûte s'effondra, la générosité des habitants de la région, sous l'impulsion des membres de l'« association des amis de la chapelle de Nogaret », permit la restauration de ce sanctuaire.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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