Saint Daniel de Katounakia
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| Saint Daniel de Katounakia | |
| Saint, moine | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Smyrne |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Mont Athos |
| Canonisation | 9 mars 2020 par Patriarcat œcuménique de Constantinople |
| Vénéré par | Église orthodoxe |
| Fête | 7 septembre |
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Saint Daniel de Katounakia ( Smyrne, 1846 – Mont Athos, 8 septembre 1929 ) est un moine orthodoxe grec qui vivait au Mont Athos. Il est canonisé comme saint de l'Église orthodoxe par le Patriarcat œcuménique de Constantinople en 2020. Il est commémoré le 7 septembre[1].
Premières années
Il est né à Smyrne en 1846. Il était le plus jeune fils d'une famille nombreuse et a obtenu son diplôme avec mention de l' École évangélique de Smyrne, l'établissement d'enseignement de la communauté grecque orthodoxe de Smyrne, l'un des plus importants de l'époque pour la transmission de la culture grecque.
Dès l'âge de 19 ans, ayant le désir de devenir moine, il visita d'abord, suivant les conseils de son père spirituel, plusieurs monastères du Péloponnèse et sur les îles grecques d'Hydra, Tinos, Paros et Ikaria, où il rencontra de grands anciens réputés pour leur sainteté[2].
Monastère de Saint-Pantéléimon : ministère et expulsion par les Russes

Sa rencontre à Paros avec saint Arsène de Paros fut déterminante : à la demande du jeune Démétrios de rester et de pratiquer l'ascèse auprès de lui, ce dernier lui conseilla de se rendre au monastère Saint-Pantéléimon, alors célèbre et florissant, sur la Sainte Montagne. Il y fut tonsuré moine en 1866, où il jouissait d'une grande affection et d'une profonde estime de la part de l'abbé grec et des autres moines, pour la plupart grecs. Le moine Daniel occupa la fonction de secrétaire du monastère.
Cependant, cette période est marquée par les projets russes de panslavisme qui fut un instrument de l'expansionnisme russe en politique étrangère, qui s'étendait également aux juridictions ecclésiastiques. Il gagna même le Mont Athos. En particulier, entre 1874 et 1875, les moines russes tentèrent de contrôler l'administration du monastère Saint-Pantéléimon, ce qui engendra des querelles. Ainsi, les moines d'origine grecque durent quitter le monastère, parmi lesquels le moine Daniel qui se rendit au skite Sainte-Anne-la-Petite.
Mission à Thessalonique
Daniel fut convoqué devant le Patriarcat œcuménique pour s'expliquer et fut injustement puni par une expulsion définitive du Mont Athos. Il fut envoyé auprès du métropolite de Thessalonique, Joachim (qui sera plus tard patriarche œcuménique), qui, reconnaissant l'injustice, lui suggéra de séjourner dans un monastère de la métropole de Thessalonique. Daniel choisit alors le monastère Sainte-Anastasie-Pharmakolytrie à Vasilika. Là, il contribua grandement à l'élévation spirituelle du monastère en introduisant le rituel athonite dans le jeûne et les offices, et gagna l'affection de tous les autres moines. Les moines russes ayant achevé la russification du Saint Monastère de Pantéléimon et l'élection de l'abbé russe Macaire ayant été ratifiée par un sceau patriarcal, l'exil de Daniel fut levé. Il put ainsi retourner au Mont Athos, mais ne put retourner au monastère de Pantéléimon.
Retour au Mont Athos
De retour au Mont Athos, il séjourna cinq ans au Monastère de Vatopedi, où il fut miraculeusement guéri des coliques néphrétiques dont il souffrait fréquemment. Il fut ensuite envoyé de Vatopedi à Smyrne, sa ville natale, pour y régler les affaires sur des propriétés monastiques. Il y demeura neuf mois et fut si apprécié du métropolite de Smyrne de l'époque, Mélétios, que ce dernier lui proposa de rester et d'être ordonné évêque auxiliaire de Smyrne. Cependant, Daniel refusa, car il aspirait à une vie ascétique et d'hésychaste, et retourna donc au Mont Athos. En 1881, il construisit sa hutte à Katounakia, sur le Mont Athos, qui fut le point de départ de l'actuelle communauté hésychaste de la confrérie danielienne[3].
Saint Daniel pratiquait l'art de l'iconographie et l'a transmis à la confrérie, qui continue de le pratiquer jusqu'à ce jour. Cependant, ses traités, ses études et ses centaines de lettres, qui traitent de questions spirituelles et théologiques sérieuses sont restés davantage d'ordre historique[4].
Saint Daniel était spirituellement lié à saint Nectaire — avec qui il entretenait même une correspondance —, au vénérable Philothée Zervakos, à Théodosie, abbesse du Saint Monastère de Kechrovouni à Tinos, à l'écrivain Alexandre Moraitidis (qui sera tard moine Andronikos), que saint Daniel aida dans son orientation monastique, et à de nombreuses autres figures spirituelles de son temps.
Il meurt le 8 septembre 1929, jour de la fête de la Nativité de la Vierge Marie.
Canonisation
Le 20 octobre 2019, à Karyes, sur le Mont Athos, le patriarche œcuménique Bartholomée annonça que la canonisation officielle de Daniel Katounakiotou était imminente. Cette annonce prit effet le 9 mars 2020, lorsque le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique procéda à son inscription dans le synaxaire de l’ Église orthodoxe par un acte patriarcal et synodal.
Références
- ↑ (el) « ΕΚΤΑΚΤΟ: Αγιοκατατάξεις Οσίων Γερόντων Ιωσήφ του Ησυχαστού- Δανιήλ Κατουνακιώτη- Εφραίμ Κατουνακιώτη », sur orthodoxianewsagency.gr,
- ↑ (el) « ΓΕΡΩΝ ΔΑΝΙΗΛ ΚΑΤΟΥΝΑΚΙΩΤΗΣ (1846-1929). “Ο σοφός και διακριτικός αγιορείτης Γέροντας. » [archive du ] (consulté le )
- ↑ (el) « Γέρων Δανιήλ Κατουνακιώτης (1846-1929): 80 χρόνια από την οσιακή κοίμησή του (μέρος 2ο) » [archive du ] (consulté le )
- ↑ (el) « Γέρων Δανιήλ Κατουνακιώτης (1846-1929): 80 χρόνια από την οσιακή κοίμησή του (μέρος 1ο) » [archive du ] (consulté le )