Sainte-Honorine-de-Chardonnette
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Cet article est une ébauche concernant le Calvados et une ancienne commune de France.
Sainte-Honorine-la-Chardonnette est une ancienne commune française[réf. nécessaire] du département du Calvados. Commune éphémère érigée à la Révolution française, elle est supprimée avant 1794 et rattachée à Hérouvillette. Néanmoins le nom de Sainte-Honorine-la-Chardronnette désigne toujours le hameau.


Le nom d'Hérouvillette apparaît pour la première fois dans une charte de l'année 1130 par laquelle Jourdan de Séez et Luce son épouse, donnent à l'abbaye d'Aulnay l'église d'Hérouvillette avec ce qu'ils possédaient de la dîme de Ranvitle.
Au XIIe siècle, le hameau de Sainte-Honorine n'était pas encore annexé à la paroisse d'Hérouvillette. C'était une simple chapelle dépendante de l'église Saint-Ouen de Bures, dont le patronage appartenait à l'abbaye de Troarn. Il résulte en effet d'un extrait du chartrier de ce monastère que Roger de Montgommeri dont les ancêtres (Roger II de Montgommeri, vicomte d'Exmes, conseiller et fidèle de Guillaume le Conquérant) avaient fondé l'abbaye de Troarn de 1050 à 1059 lui donna en 1234 l'église de Saint-Ouen de Bures avec la chapelle de Sainte-Honorine. Plus tard, les moines de Troarn cédèrent à ceux d'Aulnay la chapelle de Sainte-Honorine au XIVe siècle moyennant une rente. C'est à la suite de cette cession que le hameau de Sainte-Honorine est devenu une annexe de la paroisse d'Hérouvillette.
L'abbaye d'Aulnay qui percevait la dîme était obligée de pourvoir aux fonctions sacerdotales. Elle nommait à l'église d'Hérouvillette un curé à portion congrue, auquel elle donnait 300 F par an. Elle entretenait un vicaire à Sainte-Honorine et lui payait 150 F par an. Mais une contestation sérieuse s'éleva au commencement du XVIIe siècle entre M. Bonvoisin alors curé d'Hérouvillette et les habitants de Sainte-Honorine relative à l'administration des sacrements. Ils disaient dans une requête présentée à l'official de Caen qu'en vertu de titres qu'ils ne peuvent représenter, attendu qu'ils avaient été perdus ou soustraits, tant à cause des guerres qui avaient eu lieu que de la maladie de contagion dont ledit hameau avait été plusieurs fois affligé. Que cela avait été aussi réglé par une sentence rendue le à l'encontre de M. Pierre Delabarre d'abord vicaire de Sainte-Honorine puis curé d'Hérouvillette, c'est pourquoi ils demandèrent qu'aux prochaines fêtes de Pâques, ils soient autorisés à avoir un prêtre capable et ayant pouvoir de leur administrer les sacrements.
Il n'existe plus de traces de la chapelle primitive de Sainte-Honorine. L'actuelle a été édifiée au XVIIIe siècle aux frais du marquis François d'Angerville d'Auxcher.
Pendant la Révolution de 1789, M. Jean-François Picard, deuxième maire d'Hérouvillette, signala son zèle patriotique en faisant transporter à Caen les cloches de Sainte-Honorine.
La chapelle a beaucoup souffert en 1944 au moment du débarquement. Elle a été restaurée en 1959.
Sur une carte du diocèse de Bayeux, publiée en 1736, on lit Sainte Honorine la Charderonette. Sur une autre carte datant de 1760 le nom s'écrit Sainte Honorine la Chardonnette.
D'après une monographie d'Hérouvillette de M. Ch. Gervais publiée en 1878 dans le bulletin de la société des antiquaires de Normandie et d'après une notice sur la paroisse de Troarn datant de 1913.
Les Honoriniens (Honorinienses) ainsi désignait-on au Moyen Âge les habitants du hameau de Sainte-Honorine-la-Chardonnerette, en Hérouvillette, ont tout dernièrement donné des preuves de leur existence et de leur vitalité. Ils ont érigé, près de leur chapelle, une statue de la Vierge en reconnaissance de la protection toute spéciale qu'elle leur avait accordée au cours de la dernière guerre.
Leur patronne, sainte Honorine, vierge et martyre, est surtout connue par son culte très répandu en Normandie. Elle fut très honorée jadis dans la région. Outre son petit sanctuaire, peut-être aussi ancien que la diffusion du christianisme dans le pays, une chapelle lui avait été dédiée dans l'église de Cuverville et une statue lui avait été érigée dans l'église de Colombelles.
L'ancienneté de la chapelle est démontrée par la découverte de nombreux cercueils en pierre dans le cimetière qui l'entoure. Elle fut fondée dans un écart du vaste fief des Montgommeri qui la donnèrent, avec l'église de Bures, à l'abbaye de Troarn. Ce fut d'abord une annexe de cette église, ainsi que le mentionne une ancienne charte de l'abbaye : « Ies Honoriniens sont inhumés dans ce lieu (Sainte-Honorine) ; l'administration des sacrements et les exercices du culte sont faits par un prêtre, envoyé par l'église de Bures » ».
Comme l'abbaye de Troarn s'occupait peu de cette chapelle au XIVe siècle, les moines d'Aulnay, propriétaires dans le voisinage, en revendiquèrent la possession et l'obtinrent.
L'édifice actuel remonte pour partie au XVIIIe siècle, ainsi qu'il est noté dans les archives : « En 1772, le marquis d'Angersille d'Auvrecher, seigneur du lieu, fait relever en entier le chœur de l'église et une partie de la nef fait bâtir une sacristie et donne une portion de terrain pour agrandir le cimetière » ». Le clocher terminé en forme de dôme est de la même époque[1].
Au début du XXe siècle, Hérouvillette compte 422 habitants. On compte deux grandes fermes et trois de moindre importance. Le bureau de poste, situé rue de la Libération, a été construit en 1908. Hérouvillette possède deux écoles : l’une de filles, l’autre de garçons. La commune a son percepteur. Une sage-femme réside dans la commune. À Sainte-Honorine, on compte trois grandes fermes et une plus petite, un maréchal-ferrant, une épicerie qui est restée à la même place[2]

Sources
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Sainte-Honorine-la-Chardonnette », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales.
- Bulletins municipaux de Hérouvillette, archives disponibles à la mairie avec notamment des photos faites pour la journée du patrimoine en 2009