Sainte-Marie-la-Mer

commune française du département des Pyrénées-Orientales From Wikipedia, the free encyclopedia

Sainte-Marie-la-Mer Écouter est une commune française située dans le nord-est du département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Roussillon, une ancienne province du royaume de France, qui a existé de 1659 jusqu'en 1790 et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne.

Faits en bref Administration, Pays ...
Sainte-Marie-la-Mer
Sainte-Marie-la-Mer
Place François Ferrié et rue Vauban en été.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Intercommunalité Perpignan Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Edmond Jorda
2020-2026
Code postal 66470
Code commune 66182
Démographie
Gentilé Saint-Marinois
Population
municipale
4 952 hab. (2023 en évolution de +3,75 % par rapport à 2017)
Densité 481 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 41″ nord, 3° 01′ 04″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 10 m
Superficie 10,29 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Sainte-Marie
(ville isolée)
Aire d'attraction Perpignan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Perpignan-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Sainte-Marie-la-Mer
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Sainte-Marie-la-Mer
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Sainte-Marie-la-Mer
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Sainte-Marie-la-Mer
Liens
Site web www.saintemarielamer.com
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Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Têt et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un espace protégé (« le Bourdigou ») et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Sainte-Marie-la-Mer est une commune rurale et littorale qui compte 4 952 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Saint-Marinois ou Saint-Marinoises.

Géographie

Localisation

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Sainte-Marie-la-Mer se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 11 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département La commune fait en outre partie du bassin de vie de Canet-en-Roussillon[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[2] : Canet-en-Roussillon (2,5 km), Villelongue-de-la-Salanque (2,7 km), Torreilles (3,6 km), Saint-Laurent-de-la-Salanque (5,6 km), Claira (6,2 km), Bompas (6,8 km), Saint-Nazaire (6,9 km), Le Barcarès (7,0 km).

Sur le plan historique et culturel, Sainte-Marie-la-Mer fait partie de l'ancienne province du royaume de France, le Roussillon, qui a existé de 1659 jusqu'à la création du département des Pyrénées-Orientales en 1790[3] et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne[4].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[8] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[9]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 15,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 575 mm, avec 5,3 jours de précipitations en janvier et 2,3 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Canet-en-Roussillon à 2 km à vol d'oiseau[12], est de 15,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 658,3 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 2].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station CANET-EN-ROUSSILLON (66) - alt : 16 m, lat : 42°41'12"N, lon : 2°59'01"E (à 5,3 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
24,6
26.01.24
24,6
04.02.24
28,5
17.03.1997
27,3
27.04.1984
34,1
29.05.25
38,6
28.06.25
37,1
23.07.24
40,6
17.08.25
38
05.09.1962
32
03.10.1997
25
07.11.1995
26,1
11.12.1961
40,6
2025
Maximale moyenne 12,4 13,2 16,4 17,5 21,4 24,5 27,6 27,9 24,4 19,7 15,8 13,1 19,5
Moyenne 9,2 9,7 12,7 14,1 18 21 23,7 23,9 20,1 16,3 12,3 9,8 15,9
Minimale moyenne 6 6,3 9 10,7 14,7 17,5 19,8 19,9 15,9 12,8 8,7 6,5 12,3
Record de froid
date du record
−8
15.01.1985
−8
04.02.1963
−5
07.03.1971
0,5
09.04.1970
2
04.05.1967
6
01.06.1962
9
11.07.1969
7
18.08.1963
5
29.09.1993
1
31.10.1974
−6
30.11.1969
−5
25.12.1970
−8
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 69,6 47,9 51,3 66,5 49,2 24,1 15,3 29,7 53,5 106,9 83,9 60,4 658,3
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
168,5
27.01.17
152
16.02.1982
104
04.03.1969
107
21.04.20
168
18.05.1977
54,5
27.06.1981
42
17.07.1981
111,6
24.08.02
200
02.09.1959
385,5
13.10.1986
280
12.11.1999
140,4
03.12.03
385,5
1986
Fermer
Source : « Fiche 66037001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
12,4
6
69,6
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
13,2
6,3
47,9
fév.
16,4
9
51,3
mars
17,5
10,7
66,5
avril
21,4
14,7
49,2
mai
24,5
17,5
24,1
juin
27,6
19,8
15,3
jui.
27,9
19,9
29,7
août
24,4
15,9
53,5
sep.
19,7
12,8
106,9
oct.
15,8
8,7
83,9
nov.
13,1
6,5
60,4
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[15],[16].

Un espace protégé est présent sur la commune : « le Bourdigou », un terrain acquis par le Conservatoire du Littoral, d'une superficie de 73,9 ha[17],[18].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[19] : l'« embouchures de l'Agly, du Bourdigou et de l'Auque » (488 ha), couvrant 4 communes du département[20] et une ZNIEFF de type 2[Note 4],[19] : le « lido et marais de Toreilles » (703 ha), couvrant 4 communes du département[21].

Urbanisme

Typologie

Au , Sainte-Marie-la-Mer est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sainte-Marie[Note 5], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[I 3],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 4],[I 5].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[22]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[23].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (72,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (70,5 %), zones urbanisées (20,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,4 %), zones humides côtières (2,1 %), cultures permanentes (1 %), eaux maritimes (0,9 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports

Voies cyclables

La ville est traversée par la Vélittorale qui conduit du Barcarès à Canet-Plage[25].

Transports

La ligne 5 du réseau urbain Sankéo relie la commune à la gare de Perpignan.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Sainte-Marie-la-Mer est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[26],[27].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin de la Têt. La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Perpignan-Saint-Cyprien, regroupant 43 communes du bassin de vie de l'agglomération perpignanaise, un des 31 TRI qui ont été arrêtés le sur le bassin Rhône-Méditerranée. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[28]. Du fait de son exposition marine, la commune est soumise également à un risque d'érosion très fort et de submersion marine, due à l'action conjuguée de la montée des eaux par surélévation du plan d’eau lors des tempêtes attaquant la côte et de l’action dynamique de la houle[29].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit liés au retrait-gonflement des argiles, soit de l'érosion littorale[30]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[31].

Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques inondations[32].

Risques technologiques

Dans le département des Pyrénées-Orientales, on dénombre sept grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 66 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages, le barrage de Caramany sur l'Agly ou les barrages des Bouillouses et de Vinça sur la Têt[33].

Risques naturels et technologiques

La commune est concernée par le périmètre d’un plan de prévention des risques naturels ( PRR N ) concernant les risques d'inondation approuvé le 19/05/2004[34].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[35].

Toponymie

Au cours de la Révolution française, la commune porte les noms de Redoute-de-l'Agly et de Redoute-Maritime[36].

La commune, nommée simplement Sainte-Marie, prend officiellement le nom de Sainte-Marie-la-Mer à la suite d'un décret du ministère de l'Intérieur du [37].

En roussillonnais, langue régionale qui est un dialecte du catalan, son nom est Santa Maria del Mar.

Histoire

Le monument aux morts.

Jusqu'au XIIe siècle, deux villages coexistent dans les environs : Sainte-Marie-de-Pabirans, siège au XIe siècle d'une famille de Sainte-Marie, et Saint-André-de-Bigaranes. Le territoire passe ensuite entre les mains des seigneurs de Canet. En février 1198, le roi Alphonse II d'Aragon donne l'autorisation à Raymond de Canet de fortifier l'une des deux localités de son choix. Celui-ci décide de doter Pabirans de fortifications, ce qui causa probablement la disparition progressive de Saint-André dont il ne reste plus de traces aujourd'hui. Le toponyme de Pabirans est ensuite progressivement abandonné au profit de Sainte-Marie[38],[39].

En 1322, Sainte-Marie rejoint la vicomté de Canet, créée à l'initiative de Sanche Ier, roi de Majorque et comte de Roussillon, en faveur de Guillaume IV de Canet[39].

En 1790, Sainte-Marie devient une commune indépendante[36].

À partir des années 1960 et surtout dans les années 1970 et 1980, un port de plaisance est aménagé dans l'ancienne embouchure de la Têt[40].

Politique et administration

Canton

En 1793, la commune de Sainte-Marie fait partie du canton de Saint-Laurent-de-la-Salanque. Elle est rattachée en 1801 à celui de Perpignan-Ouest puis en 1973 au canton de Perpignan-7. Elle revient en 1985 au canton de Saint-Laurent-de-la-Salanque puis change encore en 1997 pour le canton de Canet-en-Roussillon[36].

À compter des élections départementales de 2015, la commune rejoint le canton de Perpignan-2.

Administration municipale

La mairie.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[41]
Période Identité Étiquette Qualité
7 février 1790 1790 François Ferrie    
1790 1791 Xavier Guichu    
1792 1793 Antoine Roque    
1793 1794 Louis Ferrie    
1794 1797 Jean Cortala    
1797 1800 Barthélémy Lafite    
1800 1815 Pierre Martre    
1815 1816 Joseph Cortale    
1816 1831 Pierre Martre    
1831 1836 Joseph Roque    
1836 1840 François Boluix    
1840 1846 Pierre Martre    
1846 1848 Jenis Pierre Martre    
1848 1850 Jean Cortale    
1850 1851 Honoré Vignau    
1851 1851 Julien Maillach    
1851 1870 Gérard d'Oms    
1870 1874 Abdon Danjou    
20 février 1874[42] 1896 Emmanuel Martre    
1896 1904 Joseph Vignau    
1904 1905 Charles Garrigue    
1905 1908 Pierre Ticheyre    
1908 1944 Jules Pagnon    
1944 1947 Henri Bonnes    
1947 1953 Jean Ausseil    
1953 1959 Georges Barrau    
1959 1983 Henri Pagnon    
mars 1983 2020 Pierre Roig[43],[44] DVD puis UMP-LR Ancien conseiller général
2020 en cours Edmond Jorda DVD  
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Population et société

Démographie ancienne

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1470 1515 1553 1643 1709 1720 1730
68 f46 f38 f36 f23 f12 f37 f26 f22 f
Davantage d’informations - ...
1755 1767 1774 1789 1790 - - - -
27 f158 H22 f50 f150 H----
Fermer
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[46].

En 2023, la commune comptait 4 952 habitants[Note 7], en évolution de +3,75 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Orientales : +4,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
230252263358402417440447502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
494489515510512539589619652
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
669694666744734833724633795
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
8769759311 2852 1713 4523 8423 8424 641
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
4 7624 8214 952------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

  • Fêtes patronale et communale : 15 et [48].

Santé

Le centre médical.

Un centre médical est présent sur la commune.

Économie

Revenus

En 2018, la commune compte 2 439 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 4 975 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 990 [I 6] (19 350  dans le département[I 7]). 46 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 9] (42,1 % dans le département).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 8]11,8 %14,2 %14,7 %
Département[I 9]10,3 %12,9 %13,3 %
France entière[I 10]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 2 698 personnes, parmi lesquelles on compte 70,3 % d'actifs (55,6 % ayant un emploi et 14,7 % de chômeurs) et 29,7 % d'inactifs[Note 10],[I 8]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Perpignan, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 11]. Elle compte 620 emplois en 2018, contre 620 en 2013 et 557 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 525, soit un indicateur de concentration d'emploi de 40,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 46,2 %[I 12].

Sur ces 1 525 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 351 travaillent dans la commune, soit 23 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 86,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,9 % les transports en commun, 6,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

Activités

Revenus de la population et fiscalité

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 004 [I 15].

Culture locale et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Sainte-Marie

L'église Sainte-Marie remonte probablement au haut Moyen Âge. L'édifice actuel ne date cependant, pour ses parties les plus anciennes, que du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle. Le chevet fortifié, de forme pentagonale, est en effet le dernier vestige de l'église romane. Extérieurement comme intérieurement, ses parois sont appareillées en pierre de taille, ce qui montre le grand soin apporté à l'édifice[49]. L’orientation du chevet vers l'intérieur de l'enceinte fortifiée du village laisse penser que l'église jouait le rôle d'ultime refuge en cas d'attaque[50].

Le reste de l'église romane ne nous est pas parvenu. La nef fut reconstruite au XVIIIe siècle et rallongée au XIXe siècle, avec la construction de la façade actuelle. La nef est couverte par une charpente sur arcs diaphragmes, et remploie des pierres de taille provenant probablement de l'édifice roman[51].

L'Abside a été classée au titre des monuments historiques en 1983[52]. La nef a été inscrite au titre des monuments historiques en 1983[52].

Le mobilier comporte plusieurs retables et statues baroques (XVIIIe siècle) et néo-gothiques (XIXe siècle). De plus, l'édifice conservait un fragment sculpté attribué à un linteau et portant des traces d'une inscription aujourd'hui indéchiffrable. La datation souvent avancée pour cette sculpture (époque pré-romane) n'est pas vérifiable[49]. Cette pièce semble ne plus être entreposée dans l'église[53].

  • Ancienne Église Saint-André de Bigaranes.
  • Dans le village, on verra les vestiges de l'ancienne enceinte de forme quadrangulaire qui protégeait le village. Il ne reste que la courtine ouest, flanquée par l'abside de l'église et par une porte en plein cintre, surmontée d'une tour de l'horloge en briques. L'ensemble a été fortement remanié. Il subsiste également la tour d'angle nord-ouest, récemment[C'est-à-dire ?] restaurée.
  • Fresque de portraits de rugbymen célèbres (300 m de long) à Sainte-Marie Plage, réalisée par le peintre Leslie Dykes en 1993.

Équipements culturels

La commune possède une bibliothèque municipale, située sur la place de la mairie.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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