Le Plessis-Sainte-Opportune
commune française du département de l'Eure
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Le Plessis-Sainte-Opportune est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
| Le Plessis-Sainte-Opportune | |
L'église Sainte-Opportune, | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | Communauté de communes Intercom Bernay Terres de Normandie |
| Maire Mandat |
Patrick Annest 2026-2032 |
| Code postal | 27170 |
| Code commune | 27466 |
| Démographie | |
| Population municipale |
351 hab. (2023 |
| Densité | 31 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 04′ 23″ nord, 0° 51′ 45″ est |
| Altitude | Min. 140 m Max. 159 m |
| Superficie | 11,37 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Évreux (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Brionne |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.leplessissainteopportune.fr |
| modifier |
|
Géographie
Localisation
La commune du Plessis-Sainte-Opportune se situe au centre du département de l'Eure en région Normandie. Elle appartient à la région naturelle de la campagne du Neubourg qui se caractérise par un paysage plat et ouvert, dit en openfield, c'est-à-dire composé de grandes étendues de cultures[1]. Son territoire est compris entre la vallée de la Risle, à l'ouest, qui marque la limite avec le pays d'Ouche et la ville du Neubourg, au nord-est. Seule sa partie sud-ouest, à proximité de la vallée de la Risle, présent un caractère boisé et végétal ; le reste étant très largement occupé par des parcelles consacrées à la culture. À vol d'oiseau, la commune est à 10 km au sud-ouest du Neubourg[2], à 20 km à l'est de Bernay[3], à 21 km à l'ouest d'Évreux[4] et à 44,5 km au sud-ouest de Rouen[5].
Les communes limitrophes sont Barc, Barquet, Bray, Combon, Émanville et Grosley-sur-Risle.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[8],[Carte 1].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la mare de la Noë (0,1 ha) et la mare des Portes (0,1 ha)[Carte 1],[9].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 715 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Brionne à 17 km à vol d'oiseau[16], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 791,7 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Le Plessis-Sainte-Opportune est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Évreux, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[20]. Cette aire, qui regroupe 108 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[21],[22].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,4 %), forêts (9,3 %), zones agricoles hétérogènes (7 %), prairies (2,3 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le toponyme est issu du regroupement des communes de Plessis-Mahiet et de Sainte-Opportune-la-Campagne en 1846.
L'ancien français plessis désigne généralement un enclos formé de branches entrelacées, pouvant servir de protection.
La paroisse est dédiée à sainte Opportune, née à Exmes vers 720[24] près d'Argentan qui était abbesse de Monastériolum situé pense-t-on à Montreuil-la-Cambe.
Histoire
La commune du Plessis-Sainte-Opportune a été créée en 1846 à la suite du regroupement des communes de Plessis-Mahiet et de Sainte-Opportune-la-Campagne (qui s'était déjà elle-même regroupée à Saint-Léger-le-Gautier en 1792)[25].
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal du Plessis-Sainte-Opportune, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[26]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 5] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[27].
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Patrick Annest (53,29 %) et Henri Juniau (46,71 %). Neuf sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Patrick Annest et deux à celle de Henri Juniau[28]. Patrick Annest est élu maire le [29],[Note 6].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].
En 2023, la commune comptait 351 habitants[Note 7], en évolution de +4,78 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
La commune du Plessis-Sainte-Opportune compte trois édifices inscrits et classés au titre des monuments historiques :
- l'église Saint-André (XIVe et XVIe) au lieu-dit le Plessis,
Classé MH (1921)[36] ; - l'église Sainte-Opportune (XIIIe, XVe, XVIe et XVIIe) au lieu-dit Sainte-Opportune,
Inscrit MH (1961)[37]. L'inscription concerne l'église ainsi que le cimetière qui l'entoure ; - le château de Saint-Léger (XIIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe),
Inscrit MH (1976)[38]. Cette inscription concerne également la chapelle Saint-Léger (XIIIe ?, XVIIe et XVIIIe)[39]. Ces deux édifices sont la propriété d'une société privée.
Par ailleurs, plusieurs autres monuments sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :
- l'église Saint-Pierre (XVIe) au lieu-dit la Huanière[40] ;
- un manoir, prieuré des XVe et XVIIIe siècles au lieu-dit le Plessis[41] ;
- un manoir du XVIIIe siècle au lieu-dit le Chesnay[42] ;
- un édifice fortifié (Antiquité ou Moyen Âge ?) au lieu-dit les Bruyères-de-Tiron[43] ;
- une maison du XVIIIe siècle au lieu-dit les Auges[44].
Patrimoine naturel
ZNIEFF de type 1
ZNIEFF de type 2
- La vallée de la Risle de la Ferrière-sur-Risle à Brionne, la forêt de Beaumont, la basse vallée de la Charentonne[48].
Site inscrit
- La hêtraie de Saint-Léger,
Site inscrit (1947)[49].

