Sainte Réparate
sainte martyr chrétienne du IIIe siècle, patronne de Nice
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Sainte Réparate (en italien : santa Reparata, à Nice : santa Reparada) est une sainte chrétienne, vierge et martyre. Patronne de Nice et de son diocèse, copatronne de Florence[1], elle est fêtée le . Elle est également honorée à Casoli, Atri et en Corse.
| Réparate | |
Tableau du musée de l'Académie étrusque de Cortone, Italie. | |
| Sainte, martyre | |
|---|---|
| Date de naissance | v. 237 |
| Lieu de naissance | Césarée |
| Date de décès | ((entre 12 et 15 ans) |
| Vénérée à | cathédrale Sainte-Réparate de Nice |
| Fête | 8 octobre |
| Attributs | la colombe (parfois sortant de sa bouche), la palme du martyre, un livre ou encore la bannière de la résurrection. |
| Sainte patronne | Nice et son diocèse, Atri, Casoli ; Florence et Teano (copatronne) |
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Biographie
Originaire de Césarée Maritime, Réparate serait morte à Césarée en 250, entre l'âge de 12 et 15 ans, lors des persécutions de l'empereur romain Dèce[2],[3].
Ayant refusé de sacrifier aux dieux romains, elle fut amenée devant un juge. Celui-ci tenta de la persuader d'abjurer la foi chrétienne en énumérant les tourments qu'elle endurerait si elle persistait dans sa voie, mais Réparate répondit que toute menace était vaine car elle adorait Jésus-Christ.
Commença alors le supplice : un seau de plomb fondu fut déversé sur sa tête, mais la vierge pria et ne ressentit aucune douleur. Des lames rougies au feu furent placées sur sa poitrine, qui, au lieu de la brûler, la refroidirent. Elle fut jetée dans une fournaise, mais elle pria Dieu et la chaleur diminua. On lui coupa ensuite les cheveux et on l'exposa à la raillerie publique sur la place de Césarée. Il ne restait plus qu'une alternative : lui couper la tête ou la frapper avec un gourdin pour l'exécuter. Finalement, elle fut décapitée et l'on dit que son âme quitta son corps sous la forme d'une colombe blanche qui s'éleva vers le ciel[4].
Son corps fut placé dans une barque qu'on laissa dériver sur la Méditerranée. L'embarcation atteignit les côtes niçoises et fut ramenée sur le rivage par des anges[2],[5],[3]. Ses restes furent ensevelis dans une chapelle située à l'emplacement du Vieux-Nice actuel avant d'être déposés dans la cathédrale Sainte-Réparate en 1690.
Tout comme saint Tropez, saint Lazare ou les saintes Maries, Dévote et Marthe arrivèrent dans le sud de la France par la Méditerranée ; ainsi le culte de sainte Réparate symbolise l'expansion de la chrétienté depuis la Terre sainte, véhiculée par les marchands, les soldats ou les voyageurs.
Culte

Elle est la sainte patronne de Nice, la copatronne de Florence et de Teano en Campanie, ainsi que la patronne de plusieurs communes d'Italie, de Provence et de Corse[3].
Dans la chapelle de la cathédrale de Nice qui lui est plus spécialement dédiée, un écriteau précise qu' « on la prie pour la persévérance des jeunes dans la foi ».
À noter que le Duomo de Florence fut dédié à Réparate jusqu'en 1298, comme l'attestent de nombreuses peintures primitives florentines où elle est représentée aux côtés de la Vierge.
À Teano, un monastère fut édifié en son nom au IXe siècle.
Des reliques se trouvent dans l’église Saint-Germain, commune de Flamanville, dans la Manche. Il s'agit d'une donation de 1842 autorisée par le pape Grégoire XVI dont le cardinal Patrizi Naro s’occupa et qu’il remit à la marquise de Sesmaisons née Choiseul Beaupré (1813-1885), et qu’elle déposa à la chapelle en 1845. Un nouveau reliquaire fut installé en 1929.
Chapelle Sainte Réparate
Dans la Cathédrale Sainte-Réparate de Nice, une chapelle fut construite vers 1670 pour la famille Torrini de Fougassières et l'un de ses membres légua pour l'orner trois tableaux du martyr de la sainte.
Les tableaux attribués au peintre Baldino représentent les tortures infligées à la sainte : on lui verse dans la bouche de la poix en fusion, on applique sur sa poitrine des torches en feu, on la décapite.
Sur l'autel est exposée la châsse de verre contenant les reliques de la sainte, authentifiées en 1689.
Les armoiries des Torrini (une tour surmontée d'une étoile) figurent au bas à droite du tableau central et au sommet de chacune de ses colonnes.
- Chapelle Sainte Réparate.
- Relique de Sainte Réparate.
- Le supplice de la poix.
- Le supplice du feu.
- La décapitation.
Prière à Sainte Réparate
« Oh Sainte Réparate
protectrice de notre ville et de notre diocèse !
Le Seigneur t'a donné la force et le courage
de témoigner de l'Évangile jusqu'à en mourir.
Ta fidélité est pour nous un modèle.
Ta prière vient à notre secours
et ton triomphe ranime notre espérance.
Nous te confions nos jeunes et plus particulièrement...
Obtiens-leur que soutenus par la force de l'Esprit Saint
ils puissent, comme toi, témoigner dans toute leur vie
de la foi dans le Christ pour recevoir un jour dans le Royaume de Dieu,
la couronne de gloire. »
Attributs
Ses principaux attributs sont la colombe, parfois sortant de sa bouche, la palme du martyre, un livre ou encore la bannière de la Résurrection.