Sakina Binti
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| Maguy Sakina Binti Selemani | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Vice-ministre congolaise de la Justice et des Droits humains | |
| En fonction depuis (14 ans) |
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| – (9 mois et 1 jour) |
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| Président | Joseph Kabila |
| Premier ministre | Augustin Matata Ponyo |
| Gouvernement | Gouvernement Matata |
| Prédécesseur | Céline Leteta Kumisa |
| Successeur | Mboso Nkodia Pwanga |
| Biographie | |
| Lieu de naissance | Maniema |
| Nationalité | Congolaise |
| modifier |
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Maguy Sakina Binti Selemani, née dans la province de Maniema, est une personnalité politique de la République démocratique du Congo. Dans le gouvernement Matata I, elle a occupé le poste de vice-ministre de la Justice et des Droits humains en fonction du 6 mars 2012 au 7 décembre 2012, sous la présidence de Joseph Kabila et le Premier ministre Augustin Matata Ponyo[1].
En tant que vice-ministre de la Justice et des Droits humains, Sakina Binti a mené plusieurs missions d'inspection dans les établissements pénitentiaires à travers la République démocratique du Congo, mettant en lumière les conditions de détention souvent déplorables.
En août 2012, lors d'une visite à Uvira et Bukavu dans le Sud-Kivu, elle a dénoncé le surpeuplement carcéral et le manque de nourriture dans les prisons, promettant de faire rapport au gouvernement pour trouver des solutions[2].
En septembre 2012, elle a installé à Mbuji-Mayi une structure de concertation entre la société civile et le gouvernement pour lutter contre la torture au Kasaï-Oriental, dans le cadre de la vulgarisation de la loi criminalisant la torture[3].
En juin 2013, lors d'une visite à la prison de Buluwo à Likasi, elle a déploré la surpopulation et a demandé au procureur de créer une commission pour analyser les dossiers des détenus susceptibles d'être libérés afin de désengorger la prison[4].
En août 2014, à Kisangani, elle a constaté des conditions carcérales déplorables, des cas de détentions arbitraires et l'absence de procès-verbaux pour certains détenus. Elle a promis d'organiser des ateliers de sensibilisation pour les forces de l'ordre et de sanctionner les officiers de police judiciaire en cas de récidive[5].
En juin 2014, accompagnée du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, elle a visité 57 cachots de la police à Kinshasa, rencontrant 614 détenus. À l'issue de ces visites, 91 personnes arrêtées arbitrairement ont été libérées, et deux officiers de police judiciaire ont été arrêtés pour arrestations arbitraires[6].
Engagements sociaux
En décembre 2012, Sakina Binti, aux côtés de la ministre du Genre Geneviève Inagosi, s'est rendue à Goma pour apporter le soutien du gouvernement aux victimes des affrontements entre militaires et rebelles du M23, notamment les femmes et les enfants[7].