Salah Azaïz

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Salah Azaïz
Portrait de Salah Azaïz.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 41 ans)
TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité

Salah Azaïz ou Salah Azaïez (arabe : صالح عزيز), né le à Soliman et mort le à Tunis[1], est le premier chirurgien tunisien de l'histoire contemporaine et le précurseur de la chirurgie du cancer en Tunisie[2].

Études

Issu d'une famille d'origine andalouse[2] et sfaxienne[3],[4] et né à Soliman en 1911[2], Salah Azaïz obtient son baccalauréat à l'âge de vingt ans et décide de poursuivre des études de médecine en France[1]. Il suit son premier cycle d'études médicales à la faculté de médecine de Montpellier avant de terminer son deuxième cycle à la faculté de médecine de Paris en 1937[1],[5], en impressionnant certains professeurs comme Pierre Duval[5]. Reconnu surtout pour son talent de chirurgien, il devient ainsi interne puis praticien aux hôpitaux de Paris[1].

En 1940, il obtient son doctorat en médecine de la faculté de médecine de Paris, en soutenant sa thèse intitulée Grossesse tubaire et salpingo-ovarites[6], puis, en raison de l'occupation de la France par l'Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale, il décide de rentrer à Tunis pour s'y installer[1].

Carrière

À Tunis, il commence sa carrière en tant qu'assistant de chirurgien[1] puis devient le premier chirurgien de l'histoire contemporaine de la Tunisie[2] à la suite d'un concours organisé par le docteur Jean Demirleau, chirurgien à l'hôpital Sadiki[5].

Exerçant à l'hôpital Sadiki ainsi que dans sa propre clinique qu'il ouvre à la rue El Jarra[2], il est le premier Tunisien à réaliser plusieurs manœuvres chirurgicales difficiles[1] et le précurseur local de la chirurgie du cancer (particulièrement celui du sein[1])[2].

Grâce à ces performances, il est nommé en tant que membre du décanat des médecins à Tunis, de 1948 à 1951[5], et devient en le premier médecin tunisien à être élevé au grade de chirurgien en chef à l'hôpital Sadiki sous l'influence de Mohamed Ben Salem, ministre de la Santé[7],[8].

Engagement patriotique

Outre l'exercice de son métier, il se fait aussi connaître pour ses activités politiques[2]. En effet, il soigne les combattants blessés et les fellagas lors de leurs confrontations avec l'armée française, au cours des rébellions armées des années 1950[2]. Il cache de même de grands dirigeants de la résistance, dont Ali Essid, dans sa propre clinique[3]. En raison de cet engagement, sa clinique est fouillée plusieurs fois par les autorités du protectorat français[2].

Ce soutien nationaliste lui vaut aussi d'être sélectionné le parmi les quarante personnalités tunisiennes qui discutent les réformes imposées par Jean de Hauteclocque[2].

Fin de vie

Ennuyé par ses activités médicales et politiques, son état de santé commence à se détériorer dès le printemps 1953[2]. Il finit par mourir brusquement à l'âge de 42 ans, le , dans sa propre clinique de Tunis alors qu'il s'apprête à réaliser une opération chirurgicale[1].

Publications

Mémoire

Notes et références

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