Issu d'une famille yousséfiste qui a souffert de brimades sous le régime du président Habib Bourguiba, il se lance dans le militantisme syndical et politique dès qu'il rejoint l'université en 1987 et assume des responsabilités au sein de l'Union générale tunisienne des étudiants (UGTE) à la faculté de droit et des sciences économiques et politiques de l'université de Sousse[1].
Exil
À la suite de la dissolution de l'UGTE, Salim Ben Hamidane est pourchassé par le régime policier de Zine el-Abidine Ben Ali et quitte clandestinement le pays en septembre 1991 pour le Soudan, en passant par la Libye[1]. Il reste six mois au Soudan avant de se rendre au Liban, où il poursuit des études universitaires à la faculté de droit de Beyrouth[1].
En 1993, à la suite de fausses accusations, un tribunal lui inflige par contumace une peine de quinze ans de prison. Il est pourchassé par les services de renseignement syriens[1]. Dénoncé, arrêté, torturé par la police libanaise qui peut le livrer aux autorités tunisiennes, il quitte le Liban à l'été 1994 pour obtenir l'asile politique en Europe[1]. Après avoir réussi à éviter l'extradition, à la suite d'interrogatoires aux aéroports d'Istanbul et Vienne, il entre en Suisse et y dépose une demande d'asile politique. La Confédération suisse ne répond pas à sa requête et n'accepte que sa mise sous résidence surveillée, ce qui l'empêche de poursuivre ses études universitaires. En 1995, il passe en France, où l'on ne reconnaît son droit à l'asile politique qu'après trois ans de résidence, en 1998[1].