Salim Berrada naît au Maroc en 1985. Arrivé en France à l'âge de 20 ans puis diplômé d'une école d'ingénieurs bordelaise[1], il exerce comme consultant pendant quatre ans puis se lance dans la photographie en 2012[2].
C'est sur les réseaux sociaux qu'il attire des apprenties modèles, en leur proposant des séances photographiques gratuites[3]. Lors de ces rencontres, il administre à leur insu des substances psychoactives à ses victimes, avant de procéder à des actes sexuels non consentis[4]. La presse le surnomme tardivement «le violeur de Tinder»[5], bien que la plupart de ses victimes n'aient pas été contactées sur ce site de rencontre[réf.souhaitée].
La première plainte est déposée en 2015, seize autres suivront; Salim Berrada est placé en détention provisoire en 2016 et sort de prison en 2019[6].
Reconnu coupable de douze viols et trois agressions sexuelles le 29 mars 2024 par la cour criminelle de Paris, il est condamné à 18 ans de réclusion criminelle, assortis d'une interdiction du territoire français[7]. La cour retient le «caractère particulièrement organisé» des faits, un «mode opératoire éprouvé» et le «caractère sériel de ces crimes et délits», mais écarte deux des allégations de viol. Après qu'il a interjeté appel[8], sa culpabilité est confirmée le et étendue à quatorze viols et trois agressions sexuelles. Sa peine est portée à 20 ans de réclusion criminelle —le maximum prévu par le Code pénal— et assortie d'une obligation de quitter la France à l'issue[9].
Salim Berrada est par ailleurs mis en examen pour des faits similaires commis en 2019, après sa détention provisoire[8].