Salma al-Majidi, à 27 ans, est en 2018 d'après la FIFA la première femme à entraîner des hommes dans le monde arabe[1],[2],[3], alors que depuis 1983, la loi islamique interdit le football féminin au Soudan[4].
Petite, elle accompagnait son frère sur les terrains et suivait ses séances d'entraînement, notant et apprenant les conseils de l'entraîneur[2],[5].
Elle est devenue entraîneuse de football car les femmes soudanaises n'avaient pas le droit de jouer au football[1]. Comme les équipes féminines n'existaient pas, elle est devenue entraineuse d'équipes masculines, avec lesquelles elle a enchainé les victoires[1],[6]. Elle entraîne d'abord les moins de 13 ans puis les moins de 16 ans du club Al-Hilal, à Omdourman, la plus grande ville du pays[2]. Elle se forme, passe des diplômes et devient l'entraîneuse des clubs masculins de deuxième ligue Al-Sasr, Al-Mourada, Al-Nahda et Nile Halfa[2],[3], ces deux derniers clubs terminant premiers de leurs championnats locaux[7]. En 2018, elle devient officiellement la première entraîneuse d’une équipe de football masculine à Al-Gadaref (à l’est de Khartoum)[6].
C'est seulement après la révolution de 2019 au Soudan, que le premier tournoi de football féminin est organisé[1].
À la tête de l'équipe nationale féminine de football du Soudan, créée en 2021, elle prépare le championnat féminin du CECAFA (Championnat d’Afrique de l’Est et du Centre) 2022 avec ses joueuses[8].
En 2015, elle fait partie des 100 femmes qui inspirent de la BBC[2],[5].