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Festival du Livre de Paris

festival littéraire français From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Festival du Livre de Paris, appelé Livre Paris avant 2021 et à l'origine Salon du livre de Paris, est un salon international ouvert à tous, consacré au livre et plus largement à l'écrit ainsi qu'aux médias.

TypeSalon
PaysDrapeau de la France France
LocalisationParis :
Date de la première édition1981
Faits en bref Type, Pays ...
Festival du Livre de Paris
Vue surplombante des stands en 2015.
Vue surplombante des stands en 2015.
Type Salon
Pays Drapeau de la France France
Localisation Paris :
Date de la première édition 1981
Organisateur(s) Paris Livre Événements (filiale du Syndicat national de l'édition)
Site web festivaldulivredeparis.fr
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Créé en 1981 par le Syndicat national de l'édition (SNE), il est co-géré par Paris Livres Événements (une filiale du SNE) et Reed Expositions France, puis à partir de 2022 entièrement par Paris Livres Événements[1]. Sur trois jours en 2024, il recense alors 350 maisons d'édition, 102 000 visiteurs et 90 000 livres vendus[1].

Au début du XXIe siècle, diverses polémiques liées à la présence ou à l'absence de certaines personnalités ou nationalités incitent plusieurs groupes d'édition à boycotter le salon, et provoquent des manifestations au sein même de l'événement. Les éditeurs sont aussi gênés par le « prix exorbitant des stands[1] ».

Lieu

Jusqu'en 1993, il a lieu au Grand Palais, dans le 8e arrondissement[1].

Il se tient ensuite au Parc des Expositions de la porte de Versailles, dans le 15e arrondissement[1].

En 2022, il déménage au Grand Palais éphémère, situé sur le Champ-de-Mars, avant de retrouver le Grand Palais en 2025[1].

Faits marquants

Manifestations contre Silvio Berlusconi (2002)

En 2002, alors que l'Italie est à l'honneur, une possible visite de Silvio Berlusconi provoque le refus de la ministre de la Culture, Catherine Tasca. Des manifestations anti-Berlusconi ont lieu au Salon[2],[3].

Non-invitation de Gao Xingjian (2004)

En 2004 éclate une polémique autour de la non-invitation de Gao Xingjian, prix Nobel de littérature et français depuis 1998, alors que la Chine est le pays invité d'honneur à l'occasion de l'Année de la Chine en France[4].

Boycott anti-israélien (2008)

L'édition 2008 est perturbée, et sa fréquentation sans doute affectée, par l'appel au boycott lancé par plusieurs pays arabes, le Liban, la Tunisie, l'Algérie, le Maroc, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Yémen, ainsi que l'Union des écrivains palestiniens. Ils entendent dénoncer ainsi la politique d'Israël contre le peuple palestinien. Les autorités françaises « regrettent » ce mouvement, réprouvé également par de nombreux écrivains de toutes nationalités. Le SNE rappelle que c'est « la littérature israélienne » qui est invitée, et non l'État d'Israël en tant que tel[5],[6].

D'importantes mesures de sécurité sont prises pour filtrer les entrées, qui entraînent de longues files d'attente. Une alerte à la bombe a même lieu le , ce qui contraint les organisateurs à faire évacuer le salon[7].

Boycott par plusieurs grands groupes d'édition (2010 et 2015)

En 2010, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, inaugure la 30e édition du salon sur fond de crise : plusieurs éditeurs réduisent leur participation (Hachette, La Martinière), tandis que d'autres renoncent (Bayard). L'association des éditeurs indépendants « L'Autre Livre » milite contre une hausse des tarifs des stands des petits éditeurs.

La Turquie étant prévue être invitée d'honneur, les organisateurs décident de célébrer non pas un pays mais les auteurs[8].

Manifestation des auteurs dans les allées du Salon en 2015.

En 2015, le groupe Hachette Livre (Grasset, Fayard, Calmann-Lévy) boycotte le salon, estimant son coût trop élevé en regard de ses retombées économiques. Ce même samedi, des dizaines d'écrivains, traducteurs et éditeurs manifestent bruyamment dans les allées du salon pour dénoncer « la précarité croissante de la profession[9] ».

Boycott du stand russe par le président de la République française (2018)

En 2018, la Russie est l'invitée de la 38e édition. Elle est représentée par une délégation de trente-huit écrivains. Le président de la République française Emmanuel Macron, qui inaugure le salon, choisit cependant de boycotter le stand russe en raison des tensions diplomatiques dues à l'empoisonnement de l'agent double Sergueï Skripal[10].

La présence de Zakhar Prilepine, homme fort de la guerre du Donbass, provoque des protestations de la part d'activistes ukrainiens, qui brandissent des pancartes « Prilepine assassin » et en viennent aux mains avec les gardes du corps de Prilepine[11].

Présence d'Amazon et baisse de participation due aux Gilets jaunes (2019)

Inaugurée par le Premier ministre français Édouard Philippe et le ministre français de la Culture Franck Riester[12], et en présence d'Amazon, l'édition 2019 est au centre de controverses autour du livre numérique et de l'autoédition[13].

Le salon enregistre une baisse de la fréquentation le , lors de l'« acte XVII » du mouvement des Gilets jaunes[14].

Limogeage du PDG de Grasset (2026)

Quelques jours avant le festival, Olivier Nora, le PDG des éditions Grasset est limogé, dans un contexte d'absence de la majorité des membres du groupe Hachette à l'évènement, peu de temps après la prise en main de Vincent Bolloré, ce qui provoque entre autres rapidement le départ de plus de cent auteurs de cette maison d'édition[15], puis un ensemble de réactions plutôt unanime[16].

Notes et références

Voir aussi

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