Olivier Nora
éditeur français
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Olivier Nora, né le à Neuilly-sur-Seine (Seine)[1], est un éditeur français. Il est président-directeur général des éditions Grasset[2] de 2000 à 2026[3].
Lycée Henri-IV
| Président-directeur général Librairie Arthème Fayard | |
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| - | |
| Président-directeur général Éditions Grasset | |
| - | |
Jean-Christophe Thiery (d) |
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Olivier Georges Gaston Nora |
| Nationalité | |
| Formation |
École normale supérieure de Saint-Cloud (à partir de ) Lycée Henri-IV |
| Activité | |
| Famille | |
| Père | |
| Fratrie |
Fabrice Nora (demi-frère paternel) Constance Nora (d) (demi-frère paternel) Dominique Nora |
| A travaillé pour | |
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| Membre de |
Comité de lecture des éditions Grasset (d) |
| Distinction |
Biographie
Famille
Fils de Simon Nora, Olivier Nora est le demi-frère de Fabrice Nora, le frère de Dominique Nora et le neveu de Pierre Nora[4].
Formation
Olivier Nora est élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (promotion 1979)[5].
Carrière
Il devient cadre et dirigeant dans le secteur de l'édition. Entre 1991 et 1994, il est directeur du Bureau du livre français à New York[6].
Il est président-directeur général des éditions Calmann-Lévy de 1996 à 2000, date à laquelle il est nommé à la tête des éditions Grasset, prenant la suite du patron « historique » Jean-Claude Fasquelle[4].
De 2009 à 2013, il est de surcroît P-DG des éditions Fayard, qui appartiennent également au groupe Hachette Livre[7],[8].
Éviction de Grasset le 14 avril 2026
Olivier Nora est révoqué de chez Grasset par Vincent Bolloré le . Cette éviction constitue « une déflagration dans le monde du livre », selon le magazine L'Express[9]. Il est remplacé par Jean-Christophe Thiery de Bercegol du Moulin, énarque très proche de Vincent Bolloré[10]. Selon la journaliste Sophie des Déserts, Vincent Bolloré aurait affirmé à ses employés « J’en peux plus de ce con, virez-le-moi » en visant Olivier Nora[11].
Ce départ suscite de vives réactions chez plusieurs auteurs historiques de la maison[12],[13], allant jusqu'à l'annonce collective du départ de plus de 100 auteurs deux jours après[14],[15],[16].
Parmi les raisons, plusieurs sources mentionnent un désaccord entre Olivier Nora et la direction de Hachette sur la date de publication du dernier livre de Boualem Sansal[10],[17],[18]. Selon le Huffpost, Olivier Nora préconisait d'attendre la rentrée littéraire d'octobre au lieu d'une sortie en juin jugée prématurée.[réf. souhaitée] Sansal affirme qu'un conflit existait de longue date entre l'éditeur et Vincent Bolloré[19]. Nicolas Sarkozy aurait également fait pression dans le cadre de ce départ[20].
Pour sa part, Vincent Bolloré invoque dans une tribune parue dans Le Journal du dimanche la rémunération annuelle conséquente d'Olivier Nora qui « est passée de 830 000 euros à 1,017 million d’euros » dans un contexte de « performances économiques de la maison Grasset très décevantes »[21]. Il cite un chiffre d’affaires qui passe, selon lui, de 16,5 millions d’euros en 2024 à 12 millions en 2025, ainsi qu’un résultat opérationnel en baisse, et accuse Olivier Nora de faire partie d'une « petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient[22]. »
Décoration
Chevalier de l'ordre national du Mérite (décret du 14 mai 2003)