Le Salon du livre des Premières Nations est un festival littéraire organisé annuellement au Québec. Il a comme objectif de promouvoir les littératures autochtones. Initialement mis sur pied à Wendake, le Salon se déroule, depuis 2018, à chaque mois de novembre dans la ville de Québec. Le Salon du livre des Premières Nations est le seul événement littéraire autochtone annuel et grand public au Canada[1].
Premières années (2011-2017) : Wendake
La première édition du Salon du livre des Premières Nations a lieu en 2011 à la salle Kondiaronk, dans le Vieux-Wendake[2]. Initiative de la Librairie Hannenorak[3], cette première édition est coorganisée par Daniel Sioui, Louis-Karl Picard-Sioui, Jean Sioui, Rosalie Sioui et Cassandre Sioui[2]. Le Salon a alors pour nom «Kwahiatonhk!», qui signifie «Nous écrivons!» en wendat[4]. Ce nom est repris, en 2015, par l'OBNL qui assure l'organisation du salon.
Dès sa deuxième édition, en 2012, le Salon du livre des Premières Nations se déplace à l’Hôtel-Musée des Premières Nations[5], où il se déroule à chaque mois de novembre jusqu'en 2017. À partir de la cinquième édition, en 2016, la Maison de la Littérature de Québec accueille les soirées d'ouverture et les spectacles littéraires du Salon, même si la majorité de ses activités se déroule toujours à Wendake[6],[7].
Le Salon du livre des Premières Nations prend une pause en 2014[8]. Sa quatrième édition a donc lieu en 2015.
Depuis 2018 : Québec
En 2018, pour célébrer la nomination de Québec comme «Ville de littérature» de l’UNESCO, le Salon du livre des Premières Nations déménage ses activités au Morrin Center et à la Maison de la littérature de Québec[9]. Ce changement de lieu a comme effet d'augmenter l'achalandage du Salon[9]. Cette septième édition accueille une première section thématique sur la bande-dessinée autochtone.
En 2020, la programmation de la neuvième édition du Salon du livre des Premières Nations se déroule entièrement en ligne. Le Salon en profite pour étendre et diversifier ses activités. Étalée sur cinq jours plutôt que trois[10], la programmation compte de nouvelles activités comme la lecture de textes inédits par des auteurs invités, baptisée «Survivre au temps», des compilation de vidéo littérature, intitulée «Ça parle aux images», et «Tracer un chemin», la diffusion de capsules audio créées à partir d'un recueil du même nom[10]. Les tables-rondes, qui ont lieu chaque année depuis les débuts du Salon, sont remplacées par des balados littéraires[10]. La neuvième édition marque également le début d'une série de balados pédagogiques, «Lire en relation»[10], dont une nouvelle saison paraît chaque année depuis 2020[11].
La douzième édition, avec un happening littéraire entièrement féminin et une table-ronde sur la masculinité littéraire, se penche sur les enjeux de genre et met de l'avant les voix des femmes autochtones[4]. La treizième édition offre des activités portant sur les réalités LGBTQ autochtones avec un happening littéraire indigiqueer et la présence d'auteurs tels que Joshua Whitehead et Billy-Ray Belcourt(en).