Samuel Ngude Odaka, né le à Bukedi[1] et décédé le à Kampala, était un diplomate, homme politique et membre du Congrès du peuple ougandais. Il a été ministre des Affaires étrangères de l'Ouganda de 1964 à 1971, durant le premier mandat du présidentMilton Obote[2]. Il devient par la suite ministre de la Planification et du Développement économique au sein du second gouvernement Obote (1980-1985)[2].
Membre du peuple Samia, Sam Odaka naît en 1929[3]. Originaire du district de Busia, dans l'est de l'Ouganda, il épouse Margaret Namwanje Kavuma Odaka, membre du peuple Baganda[3].
Sam Odaka quitte son poste chez Esso, la compagnie pétrolière, pour se lancer en politique[2]. Il occupe le poste de ministre des Affaires étrangères de l'Ouganda de 1964 à 1971 lors du premier mandat du président Milton Obote[2]. Sam Odaka a auparavant représenté l'Ouganda aux négociations de 1963 à Addis-Abeba qui ont établi l'Organisation de l'unité africaine (OUA), aujourd'hui appelée Union africaine[2].
Membre du Congrès du peuple ougandais (UPC) d'Obote, il est considéré comme un homme politique plus libéral qu'Obote, et est également négociateur pour le régime du président[2]. On attribue à Sam Odaka le mérite d'avoir aidé le premier président de l'Ouganda, Edward Mutesa, qui est contraint de quitter ses fonctions par Obote en 1966[2]. Mutesa, également connue sous le nom de Mutesa II de Buganda, s'exile au Royaume-Uni[2]. Sam Odaka, dans le cadre d'un compromis, propose de lui envoyer ses biens au Royaume-Uni, à condition qu'il reconnaisse le nouveau régime d'Obote[2].
À la fin des années 1960 et au début des années 1970, le président Obote et le Congrès du peuple ougandais (UPC) annoncent leur intention de "virer à gauche". Cette annonce, figurant dans la Charte de l'homme du peuple, inquiète les milieux d'affaires ougandais, qui craignent des politiques économiques à tendance socialiste[2]. Le gouvernement d'Obote charge le ministre des Affaires étrangères, de mener la campagne de relations publiques en faveur du Mouvement vers la gauche[2].
Le mouvement vers la gauche est pleinement mis en œuvre[2]. Le président Milton Obote est renversé par Idi Amin lors du coup d'État ougandais de 1971, le , mettant fin au premier régime Obote et à la politique de "virage à gauche"[2]. Sam Odaka s'enfuit en exil après le coup d'État[2].
Milton Obote reprend le pouvoir en 1980 à la suite des élections générales, inaugurant ainsi l'administration Obote II[2]. Sam Odaka devient alors ministre de la Planification et du Développement économique de l'Ouganda[3].
Sam Odaka décède d'une insuffisance rénale à l'hôpital international de Kampala le , à l'âge de 86 ans[3]. Ses funérailles d'Odaka ont eu lieu à la cathédrale All Saints de Kampala[3]. Il est enterré dans le district de Busia le [3].
Notes et références
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé «Sam Odaka» (voir la liste des auteurs).
↑Emmanuel N. Mukanga, The Discarded Brick Volume 1: An African Autobiography in 26 countries on 3 continents. A trilogy in 3 seasons, Notion Press, (ISBN978-1-63873-580-9, lire en ligne)