Samir Traboulsi
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Fils d'un commerçant chrétien de Beyrouth, Samir Traboulsi est licencié en droit en 1961 de la Faculté française de Beyrouth. Il part à Paris en 1965 où il fréquente les milieux d'affaires et la jet-set grâce à sa maitrise de l'arabe, du français, de l'anglais et de l'italien. En 1970, il s'associe à deux autres hommes d'affaires orientaux de l'époque, Adnan Khashoggi et Akram Ojjeh. Travailleur infatigable et disposant d'un très vaste carnet d'adresses, il déploie une activité d'intermédiaire et de conseiller pour des grands groupes industriels européens dont Thomson-CSF, Matra, Telecom Italia, etc. notamment au Moyen-Orient. Il fut l'artisan avant l'heure du rapprochement de plusieurs sociétés et secteurs d'activités et notamment dans la téléphonie mobile et l'équipement. Amateur d'art, il développa tout au long de sa carrière une collection privée d'art moderne qui est aujourd'hui l'une des plus importantes du monde et dont les pièces maîtresses sont régulièrement rendues accessibles au public au travers de prêts à des musées et expositions particulières.
Activité au service de la France
Homme de contacts et francophile, il facilite la venue en France du prince Fahd ben Abdelaziz Al Saoud, permet de renouer des contacts tendus entre Damas et Paris dans les années 1980 et joue un rôle-clé dans la libération le de deux otages français au Liban, Georges Hansen et Philippe Rochot.
En 1986, il est fait chevalier des Arts et des Lettres par Jack Lang pour son soutien à la culture et aux musées et expositions nationaux. En 1988, il est décoré de la Légion d'honneur pour services rendus par Pierre Bérégovoy, ministre du Budget, de l'Économie et des Finances dont il était un ami depuis une dizaine d'années, sur la demande de l'ambassadeur du Liban en France Farouk Abillama et de Charles Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur.
