Samuel Zygelbojm

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Samuel (Szmul) Mordechaj Zygelbojm, yiddish : שמואל זיגלבוים, utilisant aussi le pseudonyme Artur (né le à Borowica - mort le à Londres), est un homme politique polonais, militant du Bund, secrétaire général de la section juive de la Commission Centrale des Syndicats Ouvriers polonais. Journaliste dans l'Arbeiter Fragen (en), il fut élu au conseil municipal de Varsovie et de Łódź.

Décès
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LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
ArturVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref conseiller municipal, Naissance ...
Samuel Zygelbojm
Fonctions
conseiller municipal
Biographie
Naissance
Décès
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LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
ArturVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Parti politique
Union générale des travailleurs juifs en Pologne (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
signature de Samuel Zygelbojm
Signature.
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Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, il dénonce l'extermination des Juifs.

Biographie

Samuel Zygielbojm passe les premiers mois de l’occupation allemande à Varsovie, dont il s'enfuit en 1940[1].

Réfugié à Londres, il devient membre du Conseil national du gouvernement polonais en exil dans la capitale britannique où, avec Ignacy Schwarzbart, il représente le Bund.

Il est l'un des premiers à rendre publique l'extermination des Juifs par les nazis, dans une émission diffusée en polonais par la BBC de Londres en [2], et par un article en anglais du journal The Telegraph révélant l'utilisation des chambres à gaz, paru le [3],[4]. Ses lettres à Winston Churchill et Franklin Roosevelt restent sans réponse. À un rassemblement du Parti travailliste en automne 1942, il informe les participants que les Nazis ont tué 40 000 personnes près de Chełmno en utilisant des camions à gaz[1].

Ayant dénoncé le silence des Alliés qui abandonnent les survivants juifs d’Europe à leur sort, après la fin de l'insurrection du ghetto de Varsovie et à la suite de l'échec de la conférence des Bermudes, il se suicide, le pour protester contre le mutisme des Alliés face au génocide des Juifs :

« La responsabilité du crime d’extermination totale des populations juives de Pologne incombe en premier lieu aux fauteurs du massacre, mais elle pèse indirectement sur l’humanité entière, sur les peuples et les gouvernements des nations alliées qui n’ont, jusqu’ici, entrepris aucune action concrète pour arrêter ce crime... Par ma mort, je voudrais, pour la dernière fois, protester contre la passivité d’un monde qui assiste à l’extermination du peuple juif et l’admet[5]. »

Samuel Zygelbojm souhaitait que son corps soit incinéré, en geste symbolique de solidarité avec les victimes de la Shoah. En 1959, son fils Joseph[6], unique survivant de sa famille et émigré aux États-Unis, fait rapatrier les cendres de son père d'un cimetière juif de Golders Green où elles étaient conservées, au Cimetière du Mont-Carmel (Queens) (en)[1].

Le film La Mort de Zygelbojm (pl) de Dżamila Ankiewicz retrace sa biographie.

Notes et références

Liens externes

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