Sancia de Majorque
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| Sancia de Majorque | |
Sancia de Majorque. | |
| Titre | |
|---|---|
| Reine consort de Naples | |
| – (33 ans, 8 mois et 15 jours) |
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| Prédécesseur | Marie de Hongrie |
| Successeur | André Ier de Naples |
| Duchesse consort de Calabre | |
| – (4 ans, 7 mois et 15 jours) |
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| Prédécesseur | Yolande d'Aragon |
| Successeur | Catherine de Habsbourg |
| Biographie | |
| Dynastie | Maison de Barcelone |
| Date de naissance | |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Naples (Naples) |
| Sépulture | Basilique Santa Chiara de Naples |
| Père | Jacques II de Majorque |
| Mère | Esclarmonde de Foix |
| Conjoint | Robert Ier de Naples |
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Sancia de Majorque, née en 1285, morte le , dite aussi Sancha d'Aragon, est la fille du roi Jacques II, roi de Majorque et d'Esclarmonde, fille du comte Roger IV de Foix et de Brunissende de Cardona. De ce mariage célébré en 1275, le couple a quatre fils, les infants Jacques, Sanche, Ferdinand et Philippe de Majorque. L'infante Sancia est la seconde épouse de Robert d'Anjou, roi de Naples et comte de Provence.
Veuf de Yolande d'Aragon depuis 1302, Robert d'Anjou se remarie à Collioure, le avec Sancia[1]. Elle monte sur le trône de Naples avec son époux, le , à la mort de son beau-père Charles II. Leur mariage est sans enfant. Elle accompagne son époux à Marseille, le , qui allait se recueillir devant les reliques de son frère saint Louis d'Anjou.
Elle accueille à la Cour de Naples, son frère l’infant Philippe, entré chez les franciscains. Celui-ci voulant pratiquer à la lettre la règle de saint François, réunit autour de lui un groupe qui prend le nom de « frères de la pauvre vie », une branche des fraticelles ou zelanti. Ce groupe a dès lors une grande influence sur le roi et la reine consort de Naples ainsi que sur Delphine de Sabran, confidente de Sancia[2]. Philippe de Majorque demande à sa sœur et à son beau-frère d'intervenir auprès de la papauté d'Avignon pour obtenir les privilèges nécessaires à la transformation de l'abbaye Santa-Chiara en un lieu où serait accueillis les « frères de la pauvre vie ». Par trois lettres bullées, datées des , et , Benoît XII met fin à leurs espoirs.
Après la mort de Philippe de Majorque, en 1342, Robert d’Anjou et la reine Sancia restent sous l’influence des « frères de la pauvre vie ». De plus leurs chapelains, Andréa de Galiano et Pietro de Cadeneto sont des disciples de Michel de Césène. Les souverains avaient accueilli au Castel Nuovo deux évêques spirituels, Jean de Bertholeo, qui venait d’être relevé de son siège de Calvi, et Guillaume de Scala, qui devient confesseur de la reine. Le pire de tous est le Fra Roberto, ami personnel d'Angelo Clareto, le chef de file des Fraticelles.
À la mort de son époux, le , elle devient reine-mère, régente du royaume et tutrice de la reine Jeanne[1]. Dans son testament, daté du , le roi de Naples a institué un conseil de régence jusqu’à la majorité de sa petite-fille fixée à vingt-cinq ans. Il est composé de la reine Sancia, de Philippe de Cabassolle, évêque de Cavaillon et chancelier du Royaume, de Filippo de Sanguinetto, Sénéchal de Provence, et de l’amiral Giffredo di Marzano[3]. Quand Pétrarque arrive à Naples, en septembre 1343, en tant qu'ambassadeur du pape Clément VI, il découvre un royaume semblable à « un navire que ses pilotes conduiraient au naufrage ». Il met particulièrement en cause le Fra Roberto, de son vrai nom Roberto de Mileto. Ce petit homme gras, couvert de haillons, toujours appuyé sur une canne et ne portant ni chapeau, ni couvre-chef, lui semble être le comble de l’abjection et il le décrit tel « un horrible animal à trois pattes ». Un an après, sous l'influence de ses confesseurs et chapelains, Sancia marque l’anniversaire de ce décès, le 20 janvier, en trahissant son engagement et en entrant à Santa-Croce, dont on disait que c’était le couvent des enterrées vives (sepolte vive). Elle y meurt le . Elle n'a pas été officiellement béatifiée, mais son culte est autorisé dans l'Ordre franciscain[1].
À l'époque de la reine Jeanne II d'Anjou, comme le couvent se trouvait en dehors des remparts de la ville, les religieuses furent transférées au couvent de la basilique Sainte-Claire, ainsi que la dépouille de la reine Sancia, dont on a aujourd'hui perdu toute trace.