Sanglochon
croisement entre un sanglier et un cochon
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Le sanglochon ou sanglichon[1], aussi appelé cochonglier[2], résulte du croisement entre le sanglier et le cochon domestique. C'est donc un animal hybride, mais capable de se reproduire.
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Infra-classe | Eutheria |
| Ordre | Artiodactyla |
| Famille | Suidae |
| Sous-famille | Suinae |
| Genre | Sus |
(nom vernaculaire)
Parent A de l'hybridation
Sus scrofa
×
Parent B de l'hybridation
Sus domesticus
L'hybridation est fréquente dans les régions où les cochons sont élevés en plein air ou bien lorsque la population des sangliers a été reconstituée grâce à des femelles domestiques saillies par un sanglier mâle.
Nom
Plusieurs appellations existent pour ces hybrides. La règle veut normalement que dans les noms-valise on mentionne en premier le mâle : le sanglochon est donc le résultat du croisement d’un sanglier mâle avec une truie (femelle du cochon), tandis que le cochonglier est le résultat d’un cochon mâle avec une laie (femelle du sanglier)[3].
Caractéristiques génétiques de l'hybride

Les deux espèces n'en formaient originellement qu'une, mais le cochon a subi une sélection artificielle considérable sur plusieurs millénaires, conduisant à une espèce aujourd'hui considérée comme distincte, bien qu'encore interféconde. Certaines classifications scientifiques font d'ailleurs encore du cochon une sous-espèce domestique du sanglier, Sus scorfa domesticus[4].
Le cochon (Sus domesticus) a 38 chromosomes tandis que le sanglier européen (Sus scrofa) n'en a que 36, à la suite d'une fusion ancestrale.
Les hybrides de première génération ont 37 chromosomes. Les générations suivantes peuvent avoir 36, 37 ou 38 chromosomes[5].
Le sanglier corse est un cas de population hybride semi-sauvage[3].
Depuis 1982, l'introduction dans la nature d'hybrides est interdite en France, afin de préserver la génétique du sanglier sauvage[3].
Élevage
Ces hybrides sont plus rustiques que les cochons, et plus féconds que les sangliers, ce qui a pu favoriser leur sélection par certains éleveurs, notamment pour la charcuterie[3].
Dans les Ardennes belges existe une « Ferme des sanglochons », établissement d'élevage et de restauration axé autour de ces animaux[6].
Bibliographie
- Édouard Richer, La Forêt du Gâvre, Nantes, imprimerie Mellinet, , 56 p., in-16o (BNF 31213279, lire en ligne), p. 44-45.