Sango Malo

film de Bassek Ba Kobhio From Wikipedia, the free encyclopedia

Sango Malo est le premier long métrage de Bassek Ba Kobhio sorti en 1991[1].

Titre original Sango Malo
Premier opus (1991)
Pays d'origine Drapeau du Cameroun Cameroun
Faits en bref Titre original, Premier opus ...
Sango Malo
Titre original Sango Malo
Premier opus (1991)
Pays d'origine Drapeau du Cameroun Cameroun

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

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Il s'agit de l'histoire d'un jeune homme, maître d'école qui a une autre vision de l'enseignement[2]. Considéré comme l'un des classiques du cinéma africain, Sango Malo est le film qui a révélé son réalisateur[3],[4]. Avec ce film, Bassek Ba Kobhio obtient en 1992 le prix du public au 2e Festival du cinéma africain de Milan, en Italie.

Synopsis

Le film est l'adaptation du livre de Bassek Ba Kobhio : Sango Malo, le maître du Canton.

Fraîchement muté dans le village de Lebamzip au Cameroun, par Sa'a, le jeune diplômé de l'École Normale d'Instituteurs de Yaoundé, n'entend pas suivre les règles préétablies dans le système éducatif de son pays[5]. Si son directeur est strict et insiste sur un programme scolaire conventionnel calqué sur le système éducatif français et toujours respectueux de la structure de pouvoir du village, M. Malo est, quant à lui, libertaire et décide de révolutionner non seulement le système éducatif mais aussi la vie et le développement de Lebamzip[6],[7] (un village de l'arrondissement de Sa'a, département de la Lékié, région administrative du Centre-Cameroun, après les villages Nkol-Ekono et Edjen). Deux conceptions de l'éducation se rencontrent. D'une part, celle, utilitariste, à laquelle tient le maître Malo Malo Bernard. Ce dernier utilise une pédagogie fondée sur l'utilitarisme concret de l'éducation : « une instruction adaptée aux réalités locales a valorisation du travail manuel », la valorisation du travail manuel : « une masse qui pense et qui accepte de se servir de ses bras » et une éducation tournée vers l'autonomie, le développement local et l'outillage de la population. Il[Qui ?] critique implicitement une éducation trop théorique, trop éloignée des réalités vécues par les élèves. D'autre part, la pédagogie académique du directeur qui insiste sur : les diplômes comme finalité : « les élèves ont à subir les épreuves du certificat », les professions prestigieuses comme but : « ce sont des savants, des ingénieurs et des docteurs qui nous manquent ». Le directeur de l'école considère l'éducation comme un accès à la réussite sociale par les filières classiques, fondée sur la répétition, la norme et les examens. Ce à quoi s'oppose le maître Malo Malo Bernard qui remet formule une critique de l'élitisme. Quand le directeur de l'école parle de former des « savants », le maître lui rétorque : « Non, ce qu’il nous faut c’est un peuple outillé ». Cela souligne une critique de l'élitisme éducatif. Le maître défend une vision inclusive et égalitaire, centrée sur l’éducation populaire, au service de tous, pas uniquement des futurs cadres.

Cet affront à son supérieur et aux notables du village vont lui valoir d'abord d'être remplacé par une stagiaire mais ensuite arrêté pour atteinte à la sûreté de l'État et détournement de la jeunesse[8].

Fiche technique

  • Réalisateur : Bassek Ba Kobhio
  • Son : Julien Cloquet [9]
  • Pays : Cameroun
  • Année : 1991
  • Catégorie : Long métrage
  • Genre : Comédie
  • Durée : 95 minutes

Distribution

  • Jeanne Abanda
  • Epaye Monny Akwa
  • Daniel Bakang
  • Lucie Bekono
  • Massam A. Biroko
  • Jimmy Biyona
  • Jérome Bolo
  • Jean Endene
  • Henriette Fenda
  • Edith Gadima
  • E. Keki Manyo
  • Atangana Messi
  • Jean Minguele
  • Marcel Mvondo
  • Sophie Ngue
  • René Njike
  • Jean Nkando
  • Edwige Ntongon
  • Atangano Oloa
  • Salomon Tatmfo

Notes et références

Liens externes

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