Sansanding

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La ville de Sansanding est située sur la rive gauche du fleuve Niger, et sur la route nationale RN 32 (axe Markala-Ké Macina) à 18 km au nord-est du chef-lieu de cercle Markala, et à 50 km de la ville de Ségou[1].

Communes limitrophes de Sansanding
Dougabougou Siribala, Pogo
Dougabougou Sansanding Sibila
Markala Togou Farakou Massa

Histoire

Mademba-Si, Fama de Sansanding.

De son premier nom Sizani, c'est-à-dire la petite clôture. Le village a été fondé vers 1220 par Alpha Mahamoud Kouma, le territoire de Sizani aurait été acheté (avec l’aide des Cissé) au Fama de Sibila (un village à 20 km environ de Sansanding). À l’époque on l’appelait Mangoni, puis Sinzani qui, avec l’arrivée des Français, a donné naissance à Sansanding.

Quelques figures historiques ont marqué la vie de Sansanding, notamment Mineta Cissé et son hôte Moulaye Labass Haïdara. Cette dernière, de par sa générosité et son intelligence, aurait sauvé le village des mains du guerrier Sidi Baba Coulibaly. Les deux personnages sont considérés comme des saints. Ils reposent aujourd’hui dans un endroit bien gardé. On retient également le nom de Malamine de Sansanding, celui qui se serait illustré lors d’une cérémonie à Nyamina.

Plus récemment, Fama Mademba Seye Sy ou Sizani Fama a régné sur le village pendant la période coloniale[2]. C'est à partir de cette commune que le fama de la commune (père d'Abd el Kader Mademba Seye, lieutenant de Blaise Diagne) et ce dernier font la préparation politique pour le recrutement massif des tirailleurs sénégalais[3]. Après l'indépendance, ce fut le règne de Massa Sidibé qui était un ami très proche du premier président du Mali, Modibo Kéïta.

Population

La population est essentiellement composée des ethnies : Soninké (Marka) majoritaire, Peuhl, Bambara, Bozo, Sofa, Mossi et Maure[4]. L'accroissement annuel la population communale est de 4 % pendant la période 1998-2009[5].

Villages et hameaux

La commune s'étend sur 18 villages administratifs représentés par un chef de village, relevés lors du recensement général de 2009[6]. Les villages les plus peuplés sont :

  • Sansanding (11 589 habitants) ;
  • Wélintiguila Bamanan (2 585 habitants) ;
  • Gomakoro (1 439 habitants).

Outre les villages administratifs officiels, la commune compte plusieurs hameaux : Nacoura-wéré, Dioflongo, Bouogula, Torola, Doïna, Sangolola, Tambana, N’Tocourouna, Saou, Chienca-wéré, Toumou, Toumoufla-wéré, Bazanikelen, Bakoumabougou, Yorodiambougou, Gomadaga, Zama-wéré, N'Tiébougou, Zafina, Baka-wéré, Bagambougouni, Chiémo, Gabacoro-wèrè[4].

La loi 2023-007 attribue à la commune 21 villages, fractions ou quartiers[7] :

  • Sansanding
  • Diassa
  • Gomabougou
  • Niadougou
  • Soungo
  • Diado
  • Damina
  • Gomakoro
  • N'Tikhitiona
  • Thiongo
  • Wélintinguila Bozo
  • Zanfina
  • Banzani Kelen
  • Soualibougou
  • Wélintiguila Bamanan
  • Dioflongo
  • Bougoula
  • Gomadaga
  • Tossouma
  • Madina
  • N'Tinkolola

Éducation

L'école fondamentale de Sansanding a été créée en 1913 avec comme premier directeur Ben Daouda Sy, l'un des fils de Fama Mandé Ba Sy. Un second cycle a été ouvert en 1991 et le lycée en 2020.

Économie

Les activités économiques dans la commune de Sansanding sont essentiellement basées sur l'agriculture, l’élevage et la pêche.

Personnalités

Lien

Notes et références

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