Saramon

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Localisation

Saramon est une commune de Gascogne, traversée par la Gimone, est au carrefour des routes départementales D 104, D 12 et de l'ancienne route nationale 626 qui relie Saramon à Lombez et à Castelnau-Barbarens). Le village est en bordure de l'Astarac et du Savès à une altitude moyenne de 200 mètres.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Boulaur, Castelnau-Barbarens, Lartigue, Mongausy, Saint-Élix-d'Astarac, Saint-Martin-Gimois, Sémézies-Cachan et Tirent-Pontéjac.

Géologie et relief

Saramon se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[2].

Hydrographie

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Saramon.

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3]. Elle est drainée par la Gimone, la Lauze, un bras de la Gimone, le ruisseau de Castagnau, le ruisseau de Cougin, le ruisseau de Gajon, le ruisseau de Gatchères, le ruisseau de la Huguenaude, le ruisseau de Lamothe, le ruisseau de la Muraille, le ruisseau de la Peyrie, le ruisseau de Larrouy, le ruisseau du Cros, le ruisseau du Ténac et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 25 km de longueur totale[4],[Carte 1].

La Gimone, d'une longueur totale de 135,7 km, prend sa source dans la commune de Saint-Loup-en-Comminges et s'écoule du sud-ouest vers le nord-est. Elle traverse la commune et se jette dans la Garonne à Castelferrus, après avoir traversé 54 communes[5].

La Lauze, d'une longueur totale de 22,9 km, prend sa source dans la commune d'Aussos et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Elle traverse la commune et se jette dans la Gimone sur le territoire communal, après avoir traversé 11 communes[6].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[10]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 750 mm, avec 9,8 jours de précipitations en janvier et 6,3 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lahas à 11 km à vol d'oiseau[13], est de 13,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 633,5 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[16] : les « prairies humides de la Gimone à Saramon » (87 ha), couvrant 5 communes du département[17] et deux ZNIEFF de type 2[Note 3],[16] :

Urbanisme

Typologie

Au , Saramon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auch, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (96,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,9 %), zones agricoles hétérogènes (37,9 %), zones urbanisées (5,9 %), forêts (0,3 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Saramon est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].

Risques naturels

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saramon.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (94,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 486 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 486 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 93 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[23],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[24].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999, 2002, 2009 et 2018. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1994, 2003 et 2012 et par des mouvements de terrain en 1999[21].

Risques technologiques

La commune est en outre située en aval du barrage de la Gimone, un ouvrage de classe A[Note 5] disposant d'une retenue de 25 millions de mètres cubes. La fiche réflexe du PPI définit le temps d'arrivée de l'onde et la zone d'accueil selon la position des habitants concernés par rapport à la Gimone (rive droite ou gauche)[26],[27],. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[28],[27]

Toponymie

Histoire

Vers 1657 les religieux de Saramon, Dom Dominique Prunières en tête, s'opposèrent à l'introduction de la Congrégation des bénédictins de St-Maur dans leur couvent.

Politique et administration

Administration municipale

Liste des maires

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1971 Joseph Rey    
1971 1983 Jean Montastruc PS Conseiller général du canton de Saramon (1971-1985)
1983 2001 André Laffont DVG  
mars 2001 2020 Jean-Pierre Salers DVG Artisan
Conseiller général du canton de Saramon (2004-2015)
puis départemental du canton d'Astarac-Gimone depuis 2015
2020 en cours Éric Balducci DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[30]. En 2023, la commune comptait 864 habitants[Note 6], en évolution de +4,73 % par rapport à 2017 (Gers : +0,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
9569411 0541 1161 2161 2761 1741 2831 260
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 2991 3181 2041 2411 2401 2321 2201 123984
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
996974819806829797767740742
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
779759717661673759782808834
2023 - - - - - - - -
864--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[33] 1975[33] 1982[33] 1990[33] 1999[33] 2006[34] 2009[35] 2013[36]
Rang de la commune dans le département 34 38 35 41 39 39 40 40
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

Enseignement

La ville est dotée d'un groupe scolaire (classes maternelles et primaires).

Manifestations culturelles et événements

La fête de la Saint-Victor est l'occasion de la perpétuation d'un rituel spectaculaire : deux défilés de fusiliers à travers la ville (le samedi et le dimanche) accompagnent jusqu'en l'église la procession consacrée au saint.

Sports

Première équipe du Sporting en 1940.

Le football est représenté par le Sporting Club Saramonais, club fondé en 1940 qui évolue actuellement en Promotion Excellence pour l'équipe première et Promotion District pour l'équipe réserve. L'équipe joue à domicile au stade de La Garenne. Le Sporting Club Saramonais compte aussi une école de football.

Saramon a aussi accueilli la Route du Sud. En effet, la deuxième étape de l'édition 2017 partant de la communauté de communes du Sor et de l'Agout s'est terminée à Saramon et a vu la victoire d'Elia Viviani au sprint.

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 410 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 840 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 810 [I 5] (20 820  dans le département[I 6]).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 7]4,2 %8,6 %5,8 %
Département[I 8]6,1 %7,5 %8,2 %
France entière[I 9]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 466 personnes, parmi lesquelles on compte 76,8 % d'actifs (71 % ayant un emploi et 5,8 % de chômeurs) et 23,2 % d'inactifs[Note 8],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction d'Auch, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 10]. Elle compte 350 emplois en 2018, contre 345 en 2013 et 355 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 340, soit un indicateur de concentration d'emploi de 102,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53,4 %[I 11].

Sur ces 340 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 120 travaillent dans la commune, soit 35 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 80,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,1 % les transports en commun, 8,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 9,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

77 établissements[Note 9] sont implantés à Saramon au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 14].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble77100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
1215,6 %(12,3 %)
Construction1316,9 %(14,6 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
1823,4 %(27,7 %)
Information et communication11,3 %(1,8 %)
Activités financières et d'assurance33,9 %(3,5 %)
Activités immobilières22,6 %(5,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
1013 %(14,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
911,7 %(12,3 %)
Autres activités de services911,7 %(8,3 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 23,4 % du nombre total d'établissements de la commune (18 sur les 77 entreprises implantées à Saramon), contre 27,7 % au niveau départemental[I 15].

Entreprises et commerces

Les trois entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[37] :

  • Établissements Trémont Frères, fabrication d'aliments pour animaux de ferme (1 285 k€)
  • Scheier France Hydroseeding Technology, services d'aménagement paysager (638 k€)
  • Saramon Auto-Control, contrôle technique automobile (79 k€)

Agriculture

La commune est dans les « Coteaux du Gers », une petite région agricole occupant l'est du département du Gers[38]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 5].

1988200020102020
Exploitations33191813
SAU[Note 12] (ha)970944823871

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 33 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 19 en 2000 puis à 18 en 2010[40] et enfin à 13 en 2020[Carte 6], soit une baisse de 61 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[41],[Carte 7]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 970 ha en 1988 à 871 ha en 2020[Carte 8]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 29 à 67 ha[40].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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