Sarayaku

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La paroisse de Sarayaku (prononcer « Sarayakou ») est une paroisse (parroquia) d'Équateur peuplée d'Amérindiens, de nationalité kichwa[1] située dans la province de Pastaza (partie amazonienne du pays). Sarayaku est devenu célèbre du fait de la résistance de ses habitants face à l'arrivée éventuelle des sociétés pétrolières Agip et CGC sur son territoire.

L'État équatorien a découpé son territoire en «blocs» (zones) pétrolières, chaque zone étant confiée ces zones d'exploitation à telle où telle firme pétrolière[1]. Cette firme fait alors des forages, investit en construisant des puits d'exploitation et les infrastructures qui vont avec, défriche des routes à travers la jungle et jusqu'à ces puits. Elle exploite alors les nappes de pétrole jusqu'à la fin du bail, et doit alors confier l'ensemble des installations à Petroecuador, l'entreprise pétrolière nationale.

Banana blossoms in Puyo
Pont sur la Pastazas entre Puyo et Macas.

Mais le fait est que le gouvernement équatorien est très souple avec ces firmes et n'exige que peu de normes d'entretien et de normes écologiques. Les firmes, qui savent qu'elles devront finalement abandonner les installations, ne les entretiennent qu'au minimum. Les installations rouillent, les employés sont encouragés à improviser des réparations. Les fuites de pétrole sont fréquentes : pour certaines zones d'exploitation c'est de l'ordre de 120 fuites par an, soit une tous les 3 jours. La faune des rivières, sa flore, mais aussi la faune et la flore de l'ensemble des environs des lieux où s'écoulent finalement les fuites de pétrole sont perturbées, avec une chute de la diversité biologique due à la pollution[réf. nécessaire].

Dans ce découpage, Sarayacu dépend du bloc numéro 10 concédé à Agip[2] et du bloc numéro 23 concédé à la firme argentine Compagnie Générale des Combustibles (CGC)[1].

Résistance du village

Dans le cas de Sarayaku, certains habitants, en partie intégrés dans la vie moderne de Quito connaissaient les problèmes qui avaient suivi l'installation de firmes pétrolières dans d'autres populations indigènes de l'Amazonie équatorienne. Ils ont donc informé et mobilisé la population de Sarayaku, qui s'est organisée et a repoussé plusieurs missions d'exploration pétrolière dans leur région, notamment en leur volant vivres, outils etc., mais aussi en les refoulant physiquement mais sans violence, de peur d'une éventuelle réponse militaire[réf. nécessaire]. Ces mobilisations ont empêché la prospection et donc l'exploitation du pétrole dans la zone de Sarayaku.

Division et recherche d'informations

Alors que le village semblait uni, la longueur du conflit, mais aussi une certaine peur et l'attrait de l'argent pouvant retomber du pétrole ont fait apparaître une minorité favorable à la firme pétrolière. La maire du village a donc demandé qu'un des villageois (une villageoise en l'occurrence) se rende à Quito afin d'obtenir plus d'informations, de rencontrer des biologistes, des politiciens, etc. Un autre villageois s'est rendu dans la zone d'un village indien où une firme s'est déjà installée. Chacun des deux disposant d'une petite caméra.

La villageoise envoyée à Quito, car ayant étudié à Quito et y ayant réussi, rencontra des économistes, des politiciens, des biologistes qui lui expliquèrent la situation : c'est une affaire entre riches, les indiens ne toucheront que des miettes, la question de leur environnement sera totalement oubliée.

Le villageois parti dans un village ayant déjà accueilli un puits d'exploitation pétrolier a rapporté des témoignages assez amers, et des paysages dénaturés, l'image de mares de pétrole en pleine forêt et à ciel ouvert, abandonnées, le constat d'installations d'abord neuves mais rapidement vieillissantes et mal entretenues.

L’histoire d’une résistance exemplaire face à l’exploitation pétrolière

Bilan

Annexes

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