Sauvetage minier au Québec
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Le sauvetage minier au Québec est l'ensemble des dispositifs, équipes et pratiques destinés à intervenir lors d'urgences en mine souterraine. Toutes les mines souterraines en activité doivent maintenir une équipe de sauvetage, dont l'effectif varie selon la taille du site.

À la suite de l'incendie meurtrier de la mine East Malartic en 1947, le ministère des Mines met sur pied un programme d'entraînement en sauvetage minier et met en service, à l'automne 1948, deux unités mobiles en camion à Val-d'Or et à Noranda pour répondre aux urgences[1]. Dans les années 1950 et 1960, l'action publique se renforce autour de l'inspection des installations, de la qualité de l'air et de la prévention, en coordination avec la Commission des accidents du travail puis, à partir de 1980, avec la Commission de la santé et de la sécurité du travail[2]. Des compétitions entre équipes de sauvetage, organisées par les associations patronales, s'imposent comme outil d'entraînement et d'harmonisation des pratiques[3].
Le , l'effondrement de la mine Belmoral à Val-d'Or fait huit victimes et met en lumière des lacunes de sécurité et de coordination des secours[4]. Le gouvernement institue le une commission d'enquête, qui attribue la responsabilité à l'entreprise pour des méthodes d'exploitation jugées téméraires[5]. Les constats et recommandations contribuent à réviser les méthodes de secours et les règles de sécurité, avec une attention renouvelée à l'ingénierie des chantiers, à la supervision technique et à la préparation des équipes de sauvetage[5].
Organisation

La responsabilité de la formation continue relève de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail. Les candidats passent d'abord trois jours d'épreuvres de sélection, puis suivent une formation bimestrielle standardisée couvrant l'intervention en cas d'incendie, de dégagement de gaz nocifs, d'absence de visibilité et la reprise sécuritaire des activités après un événement critique. Les exigences matérielles, notamment l'usage d'appareils respiratoires, conduisent certains volontaires à se retirer lorsqu'ils ne se sentent pas aptes à exécuter les protocoles en conditions dégradées[6].
Au sein des exploitations minières, les équipes sont multidisciplinaires et rassemblent des profils variés. L'effectif obligatoire dépend de la taille de la mine, à titre d'exemple six sauveteurs pour un effectif de 50 employés ou moins et 21 pour 250 employés et plus[6].
