Saxon Sydney-Turner
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Saxon Arnoll Sydney-Turner, né le et mort le , est un musicien et un fonctionnaire britannique, membre intime du Bloomsbury Group.
Il est considéré comme une énigme, car il est le seul du groupe à n'avoir pas fait carrière dans le monde artistique, politique, scientifique ou littéraire.
Saxon Sydney-Turner est né à Gloucester[1] où son père, Alfred, exerce le métier de chirurgien. La famille déménage à Brighton en 1893, puis le jeune homme intègre la Westminster School, découvre les auteurs classiques au Trinity College de Cambridge, où il a pour condisciples Leonard Woolf, Thoby Stephen et Clive Bell. Bien que parfois introverti, il se montre fervent lecteur et épris de discussion intellectuelles, doué d'une capacité d'apprentissage hors du commun[2]. Témoin de cette époque, Lytton Strachey écrivit à son propos[3] :
« Quand je l'ai rencontré pour la première fois, il m'apparut comme un jeune homme à la fois sauvage et insatisfait, qui écrivait des poèmes, ne dormait jamais, et passait son temps à déclamer du Swinburne et du Thomas Browne jusqu'à 4 heures du matin dans la cour principale du Trinity College. (...) Il ressemblait parfois à un petit écolier que la vie avait meurtri de façon inconsciente. »
Vers 1899, il est élu membre des Cambridge Apostles[4].
Ces centres d'intérêt dans sa jeunesse sont la poésie, la peinture, les puzzles, et la musique, principalement les opéras de Wagner[2].
Dès 1899, il fait partie de réunions de ce qui ne s'appelle pas encore le Bloomsbury Group. Il fut fidèle aux premières soirées au moins jusqu'en 1905. Par la suite, il continua à fréquenter certains membres. Ainsi, en 1917, il se montre solidaire du groupe en attaquant le propriétaire d'un local où vivaient Lytton Strachey, Dora Carrington et Ralph Partridge, menacés d'expulsion[3].
En 1903, il obtient un double first, l'un des meilleurs scores selon la notation académique au Royaume-Uni. En 1904, il entre dans la fonction publique, employé à l'Estate Duty Office, puis en 1913, au HM Treasury Department, qu'il se quitta qu'au moment de sa retraite[2].
Sydney-Turner a été un joueur invétéré, pariant aux courses de chevaux une partie de son épargne. Vers la toute fin de sa vie, il semble en avoir souffert[2].
Il a vécu les trente dernières années de sa vie dans un appartement meublé situé non loin du Great Ormond Street Hospital, comportant un vaste salon et une toute petite chambre à coucher. Il jouait du piano et passait beaucoup de temps à faire des mots croisés. Ce manque d'ambitions lui a été reproché par une partie des membres du Bloomsbury Group[5].
Il n'a pratiquement rien publié de son vivant si ce n'est une contribution au recueil Euphrosyne: a collection of verse, publié en 1905[6].
Vie privée
Sydney-Turner ne s'est jamais marié et, contrairement aux autres membres du Bloomsbury Group, ne semble pas avoir eu une vie sexuelle très active. Il tomba amoureux de l'artiste Barbara Hiles (en) (1891-1984), une amie de Dora Carrington, mais, quand Barbara décida d'épouser Nicholas Bagenal (1891-1974), Sydney-Turner refusa de continuer à être son amant plus longtemps. Ils restèrent cependant bons amis et Sydney-Turner fut proche des enfants de Barbara[2],[3].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Saxon Sydney-Turner » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) « Notice sur l'étudiant Saxon Arnoll Sydney-Turner », Archives du Trinity College.
- 1 2 3 4 5 (en) « Saxon Sydney-Turner biography », sur Mantex Information Design — résumé extrait de l'ouvrage The Cambridge Companion to the Bloomsbury Group, dirigé par Victoria Rosner (Cambridge University Press, 2014).
- 1 2 3 (en) Michael Holroyd, Lytton Strachey, Chatto & Windus, 1994, p. 176, 401.
- ↑ (en) Victoria Rosner, The Cambridge Companion to the Bloomsbury Group, Cambridge University Press, 2014, p. 33.
- ↑ (en) Leonard Woolf, « Obituary », in: The Times, 13 novembre 1962, p. 14.
- ↑ (en) Stanford Patrick Rosenbaum, The Bloomsbury Group: A Collection of Memoirs and Commentary, Toronto, University of Toronto Press, 1995, p. 417.
Liens externes
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