Elle est née au Palais Mansourieh à Kairouan en Tunisie[3]. La princesse était connue pour ses hautes qualités morales, sa pondération et sa sagesse[3]. Elle étudia les sciences et acquit de vastes connaissances, elle fut notamment reconnue pour son intelligence[2].
Son frère Badis Ben Mansour accède au pouvoir après la mort de son père en l'an 995. Connaissant les grandes qualités de sa sœur et ses avis avisés, elle partagea les décisions avec son frère (“tukâssimû ma'ahû siyâsèt el mulk") écrit à son sujet Hassan Hosni Abdelwaheb[2]. Elle élabore ainsi avec lui les politiques générales du pays. Son frère constamment occupé à affronter de multiples rébellions, il la charge de gouverner l'État et de subvenir aux besoins de la population en son absence[3].
Elle se trouvait dans la ville de Mahdia[2] lorsque son frère Badis meurt à son campement pendant le siège de Kalâat Maghila (mai 1016) [4]. Les dignitaires de l'État à l’unanimité ont décidé de nommer la princesse Saïda comme régente, durant la minorité de son neveu l'émir Al-Muizz ben Badis[2]. Durant cette période de régence, elle prit le commandement et s'est occupée des affaires du gouvernement avec intelligence et sagesse, et a géré admirablement toutes les affaires de l’Ifriquiya avec perspicacité jusqu'à la maturité d'Al-Muizz[3].
Après sa régence, Saïda aida son neveu, l'émir, à résoudre plusieurs problèmes tels que la guerre entre sunnites et chiites, et grâce à sa sagesse, elle a évité au pays plusieurs guerres. Elle a fortement contribué à instaurer le sunnisme aux dépens du chiisme[3].
Elle est mère d'un fils, Malel, de qui lui vient le surnom Oum Malel Al-Sanhejya[3],[1].