Schorlomite
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| Schorlomite Catégorie IX : silicates[1] | |
Cristaux automorphes à subautomorphes, et grand cristal au sommet mesure 4,5 cm avec de petites gousses de lamelles de thomsonite de couleur crème, brillantes et translucides. | |
| Général | |
|---|---|
| Symbole IMA | Slo |
| Classe de Strunz | 9.AD.25
|
| Classe de Dana | 51.4.3c.1
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| Formule chimique | Ca3Ti2(SiO4)(FeIIIO4)2 |
| Identification | |
| Masse formulaire | 516,73 uma |
| Couleur | noir grisâtre, noir, peut être bleu terni ; brun rougeâtre foncé |
| Système cristallin | Isométrique |
| Classe cristalline et groupe d'espace | m3m (4/m3 2/m) - hexoctaédrique
Ia3d |
| Clivage | faible, indistinct |
| Cassure | conchoïdale - comme les matériaux cassants caractérisés par des surfaces légèrement incurvées (quartz) |
| Habitus | trapézoèdres et dodécaèdres, jusqu'à 2 cm.
Massif - cristaux uniformément indiscernables formant de grandes masses. |
| Échelle de Mohs | 7 - 7,5 |
| Trait | noire à rouge-orange ou brun-orange |
| Éclat | vitreux, submétallique, métallique |
| Propriétés optiques | |
| Indice de réfraction | n = 1,94-1,98 |
| Propriétés chimiques | |
| Densité | 3,862 (mesurée), 3,77 (calculée) |
| Solubilité | facile par l'acide fluorhydrique et l'acide chlorhydrique |
| Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire. | |
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La schorlomite est un minéral de la famille des nésosilicates, de formule chimique Ca3Ti2(SiO4)(FeIIIO4)2[2]. C'est une gemme rare se présentant sous forme de cristaux sombres et durs, trapézoédriques ou le plus souvent dodécaédriques, d'une taille jusqu'à 2 cm. Certains spécimens remarquables provenant du complexe alcalin d'Ice River (Colombie-Britannique, Canada) dépassent 8 cm[3]. Elle peut se trouver en habitus massif[4]. Elle est considérée comme un grenat[5].
Elle cristallise dans le système cubique, dans la classe de symétrie hexoctaédrique[6]. La formule et la structure des grenats riches en titane est complexe à définir et a subi des redéfinitions[7]. Du point de vue optique, elle est translucide à opaque, isotrope[8].
Son nom amalgame le minéral "schorl" du groupe de la tourmaline au grec homos (semblable), du fait de sa ressemblance à celui-ci.
Décrite en 1846[9], elle est confirmée par l'IMA qui lui attribue le symbole Slo[10]. Elle a été découverte à Magnet Cove, une ancienne ville du comté de Hot Spring, en Arkansas, aux États-Unis[11]. Elle y est associée à la brookite, au feldspath potassique, à la leucite et à la néphéline.
Elle forme le groupe de la schorlomite avec l'hutchéonite, l'irinarassite, la kerimasite, la kimzeyite et la toturite, et fait partie du supergroupe des grenats.
La schorlomite a pour synonymes ferrotitanite, livaarite, liwaarite et ivaarite[4].
Dans la classification de Strunz, sous la côte 9.AD.25, la schorlomite est considérée comme nésosilicate sans anions supplémentaires, avec cations à l'emplacement [6] et/ou avec une coordination supérieure.
Dans la classification de Dana, sa côte de 51.4.3c.1, la range comme nésosilicate avec 4 groupes SiO4 insulaires uniquement et des cations en coordination en [6] et >[6][4].
Chimie et formation
La schorlomite a une masse molaire de 516,73 g/mol. Les oxydes en représentent la totalité (oxyde de calcium, 32,56 % ; dioxyde de titane, 26,28 % ; dioxyde de silicium, 24,42 %, pour les principaux)[12]. Elle forme une série chimique avec l'andradite.
| Composition[12] | |
|---|---|
| Calcium | 23,27 % |
| Titane | 15,75 % |
| Aluminium | 0,52 % |
| Fer | 11,89 % |
| Silicium | 11,41 % |
| Oxygène | 37,16 % |
La schorlomite a pu se former de plusieurs manières et en plusieurs étapes. En premier, globalement proche de la surface, et à partir de minéraux détritiques hadéens (mode paragénétique 26), puis lors de métamorphisme thermal ayant permis l'apparition de carbonates, de phosphate et de fer thermiquement altérés (mode 31).
Elle peut aussi provenir du stade 4b, des roches ignées hautement évoluées âgées de plus de 3 milliards d'années. Ce peut être l'altération des roches ignées ultra-alcalines et agpaïtiques (mode 35), et des carbonatites, kimberlites et roches ignées apparentées (mode 36).
Le stade 5 impliquant l'initiation de la tectonique des plaques, il y a 3,5 à 2,5 milliards d'années, est un scénario paragénétique, par métamorphisme régional (faciès des schistes verts, des amphibolites et des granulites) selon le mode 40.
Et enfin, l'oxygénation néoprotérozoïque donc biotique, initiée il y a 600 millions d'années intervient au stade 10a, notamment dans les minéraux pyrométamorphiques depuis 360 millions d'années (mode 50, voire 54 et 56)[4].