Schultz Laurent Junior
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Collège Canado-Haïtien (en) |
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Schultz Laurent Junior, né le à Port-au-Prince et mort assassiné le à Philadelphie[1], de son nom complet Laurent Jean Schultz Junior, est un poète, professeur de Lettres et d'éducation a la citoyenneté dans des divers établissement scolaires, chroniqueur et journaliste culturel haïtien[2],[3],[4],[5].
Il a été collaborateur de plusieurs journaux et revues en Haïti, dont La Scène, Écho Haiti, Le National et Le Nouvelliste. il s’est distingué par ses chroniques et articles consacrés à l’art et à la culture[6]. Certains de ses textes ont été traduits en anglais et diffusés dans des médias internationaux.
Il a fait ses études au Collège Canado-Haïtien, au Centre d’Études Secondaires et à l’Institution Georges Marc, avant d’obtenir un diplôme en communication et journalisme à l’École supérieure de communication et de journalisme d’Haïti.
Il publie son premier recueil,« Bouquet d’amour » (préfacé par Aubelin Jolicoeur), suivi de « Et si mon cœur te chantait », «Des printemps fanés», « Cime et océan » et « Sur les traces de l’aube »[7],[3].
Carrière journalistique
Parallèlement à son activité d’écrivain, Schultz Laurent Junior enseigne la littérature haïtienne et l’éducation à la citoyenneté dans plusieurs collèges de Port-au-Prince.
Il développe une carrière de journaliste culturel, collaborant régulièrement avec les quotidiens Le Nouvelliste et Le ... Ses articles portent sur la critique littéraire, les arts de la scène, les portraits d’artistes et la vie culturelle en Haïti et à l’étranger.
Il occupe également le poste de rédacteur en chef du journal La Scène de la Comédie Sans Frontières d’Haïti . Sous le pseudonyme Gary Émile, il dirige la rédaction du journal Écho Ayti et collabore à C3 Hebdo et La Tribune.
A la fin des années 1999, il développe une œuvre poétique qui explore les thèmes de l’amour, de la souffrance, de la solitude et de l’espérance. Parmi ses recueils figurent Bouquet d’amour, Et si mon cœur te chantait, Des Printemps fanés et Cime et Océan, qui l’ont inscrit dans la génération montante de la poésie haïtienne[8],[9].
En juillet 2024, il participe à un webinaire international sur le journalisme culturel, tenu le 25 juillet, aux côtés de critiques et journalistes étrangers, où il intervient sur la mémoire, l’indépendance du regard et l’engagement esthétique[10].
Et si mon cœur te chantait (Poème)
Dans Et si mon cœur te chantait, l’écriture se distingue par une simplicité . Les vers de style classique mais dépouillés, traduisent une parole sans artifice, presque chuchotée, qui se rapproche de la confidence intime. Le rythme fluide des vers tantôt libres épouse le mouvement des émotions : la lenteur lourde de la mélancolie, puis un souffle plus clair quand renaît l’espérance. Au rythme des images , les poèmes deviennent des miroirs des états intérieurs. Cette sobriété stylistique confère force et authenticité à la voix poétique, comme si le poète écrivait au plus près de son cœur.
Le style de Et si mon cœur te chantait se nourrit de cette tension.Tout est harmonie .Tout est musique.Les images s’éclairent, la cadence s’adoucit, et le langage prend des accents presque prieurs. C’est une poésie de l’âme, volontairement sobre, où le mot se fait porteur d’émotion brute, d’élan intérieur et d’espérance fragile[11].
Te Chanter
Je ne sais quel rythme et quel air emprunter.
Pour trouver le refrain que mon âme veut chanter.
Je vais près de l'oiseau pour écouter son chant
Afin de te chanter avec un cœur dément.
Sa voix à mes oreilles, me faisant musicien
M'initie à l'amour en me comblant de bien.
Et moi pour te chanter lui demander bien haut
D'unir tous mes accords à ses airs les plus beaux.
Mais lui en me moquant, ravi de mon bonheur
A pu en se marrant faire son nid dans mon cœur.
La voix et puis l'amour que cantonnait sa voix, Au bord de ma tendresse, se sont élevés pour toi.
Je t'ai vue enchantée, séduite par ce concert
Où je deviens pour toi ton seul point de repère Pour puiser chaque jour dans ce beau répertoire La vie et le bonheur, le rêve ou bien l'espoir.
Et l'amour comme une rengaine allait être long
Nos pas se voient ainsi parsemés de chansons.
C'est pour toi encore que je supplie l'oiseau
De chercher pour nous deux un paradis plus beau...
Journalisme et critique
Il se distingue également dans le journalisme culturel. Collaborateur régulier des quotidiens Le Nouvelliste et Le National, il y publie des chroniques et critiques sous la direction de personnalités comme Pierre Raymond Dumas, Jobnel Pierre, Hugo Merveille, Pierre Clitandre, Emmelie Prophète Milcé, Claude Bernard Serant, Dangélo Néard, Jean Emmanuel Jacquet et Euphèle Milcé. Ses articles portent sur la littérature, les arts de la scène, la critique d’ouvrages et l’analyse de mouvements culturels.
Il a occupé plusieurs fonctions éditoriales :
- Rédacteur en chef du journal La Scène de la COSAFH (Comédie Sans Frontières d’Haïti), accompagnant les tournées de la troupe en Haïti, en France et dans les Caraïbes ;
- Directeur de rédaction du journal Écho Ayti (sous le pseudonyme Gary Émile) ;
- Collaborateur pour C3 Hebdo et le magazine La Tribune.
Autres activités
Il coordonne deux revues scolaires (CMRI Magazine et Le Gédéonniste), participe à la relecture et à la présentation d’ouvrages, notamment Coup de cœur pour les femmes délaissées (consacré à Sœur Monique, fondatrice des Filles de Marie Reine Immaculée) et deux ouvrages du Révérend Pasteur Aurelus Duchatelier.
Il contribue également à des monographies en hommage à plusieurs écrivains haïtiens :
- Lyonel Trouillot (Et si la vie était une œuvre).
- Syto Cavé (ou l’âme sœur).
- Margaret Papillon (la douce et marginale).
- Kettly Mars (et ses Bredjenn).
Le 25 juillet 2024, il participe à un webinaire international sur le journalisme culturel, réunissant critiques et journalistes de divers horizons. Les échanges portent sur la transmission, la mémoire, l’indépendance critique et l’esthétique dans les pratiques journalistiques contemporaines.
Engagements
Il a coordonné deux revues scolaires (CMRI Magazine et Le Gédéonniste) et a contribué à plusieurs ouvrages, dont « Coup de cœur pour les femmes délaissées» (consacré à Sœur Monique, fondatrice des Filles de Marie Reine Immaculée) et des travaux du révérend pasteur Aurelus Duchatelier. Il est également membre des mouvements Feu d’Art et Familles Unies, impliqué dans la promotion de la culture et de la solidarité communautaire.