Scop magazine est un éphémère magazine de bande dessinée fondé par les Éditions Vaillant et publié en France au milieu des années 1970. Il a publié de nombreux auteurs de bande dessinée renommés français, mais également espagnols, italiens et latino américains.
Au milieu des années 1970, les Éditions Vaillant, jusqu'alors cantonnées à la bande dessinée jeunesse traditionnelle, cherchent à se développer dans la bande dessinée plus adulte, secteur qui commence à percer en France, en lançant un périodique de bande dessinée spécialisé[1].
Le contenu éditorial se veut qualitatif. On fait appel des dessinateurs et des scénaristes confirmés, en particulier Luis García Mozos(es), dessinateur de bande dessinée espagnol, que l'on retrouvera régulièrement en couverture, pour des récits complets comme dessinateur, sur des scénarios de Miguel Ángel Nieto(es) ou de Felipe H. Cava, ou comme auteur complet, et à la rédaction d'articles[1]
Un prototype est créé, intitulé Bazar magazine, et permet de s'assurer de l'intérêt de premiers annonceurs[1]. Vient ensuite un pilote, qui prend le nom définitif de la revue, Scop magazine, dont il constitue le numéro zéro. Il est publié en avril 1976, au format 22 × 28 cm et compte 92 pages[1].
Une maison d'édition est créée spécifiquement pour éditer la revue, Les Éditions de la Grille, domiciliée à 200 mètres des Éditions Vaillant. Patrice de Gunzbourg prend la direction de la revue[1].
Le «véritable» premier numéro est publié six mois après le pilote, en octobre 1976. Au format 17,2 × 21,5 cm, il compte 134 pages et est vendu 10francs[1]. Outre un récit complet de 14 pages dessiné par Luis García Mozos sur un scénario de Felipe H. Cava (Le bataillon de Saint Patrick), on y trouve un récit de 10 pages de Guido Buzzelli (New-York), un autre 9 pages de Georges Pichard et Alfredo Castelli (Sir Aladdin Gulliver Simbad Munchausen Junior: Le cri du sang), ainsi que des gags notamment de Quino, Jean-Marie Kerleroux, et Philippe Soulas[1],[2],[3].
Scop magazine se présente alors comme un mensuel. Mais aucun numéro ne paraît le mois suivant. Finalement, c'est en février 1977 que paraît le second numéro: le magazine est devenu trimestriel, est passé au format 20,5 × 27 cm, ne compte plus que 68 pages et est désormais vendu 7francs[1],[4].
À partir du no4 de juillet 1977, c'est Hélène Brayé qui prend la direction de la revue[1]. Ce numéro voit l'arrivée dans les pages de la revue de l'espagnol Alfonso Font (Déficience Fiction), d'Henri Crespi (Histoire de France), Alexis, Marcel Gotlib, et des italiens Bonvi et Marzio Lucchesi(it)[1].
Le no5 de septembre 1977 voit l'arrivée de l'italien Carlo Peroni aux côtés de son compatriote Alfredo Castelli (Tonton Boris)[1].
La revue cesse de paraître après ce no5[1]. La diffusion confidentielle et l'absence de publicité, qui a disparu de la revue après le no1, auront eu raison d'une revue pourtant généralement considérée comme de qualité[6],[1].