Sea Bass Fishing (jeu vidéo, 1996)
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Saturn 12 338 (Japon, au ) PlayStation 5 284 (Japon, au ) |
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| Évaluation |
| Sea Bass Fishing (d) |
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Sea Bass Fishing[a] (シーバスフィッシング, SeaBass Fishing) est un jeu vidéo de pêche développé par A-Wave, Inc. et initialement édité par Victor Entertainment, Inc.. Il est sorti sur Saturn, d'abord au Japon le puis en Europe continentale en et au Royaume-Uni le . La version européenne a été éditée par JVC Musical Industries Europe, Ltd.. Le jeu n'est jamais sorti en Amérique du Nord. Une version PlayStation, portée par Pegasus Japan Corp., voit le jour le , uniquement au Japon.
Sponsorisée par Daiwa Seiko, Inc.[b], il s'agit de la toute première simulation de pêche disponible sur les marchés du jeu vidéo français et britannique, mais aussi du premier jeu de pêche à être sorti sur Saturn.
La version Saturn du jeu reçoit un « Player de Bronze » en 1997, décerné par Player One.
Une suite, nommée SeaBass Fishing 2, voit le jour au Japon le .
Poissons

Sea Bass Fishing est une simulation de pêche au bar[1], disposant de la licence de Daiwa Seiko, Inc.[b]. Le joueur incarne un pêcheur et participe à différents types de compétition.
La vie maritime reproduite dans Sea Bass Fishing est variée, reposant sur une partie des espèces vivant près des côtes japonaises[2]. Quinze poissons apparaissent dans le jeu[3] ; outre les bars et bars japonais (en), principaux représentants du titre, le joueur peut rencontrer d'autres espèces, parmi lesquelles des strongylura anastomella (nl), des maquereaux, des limons, des sérioles, des rascasses rouges, des sebastes melanops, des chinchards, des coryphènes, des thons ou encore des grandes sérioles[4],[5],[6],[2] peuvent être pêchés.
| Poissons présents dans le jeu. | ||||||||||||
Système de jeu
Généralités
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Le joueur débute la partie en choisissant un capitaine[2] — parmi trois — et son bateau. Le premier pilote s'apparente au Captain Iglo[6],[5], la seconde à Sarah Bryant de Virtua Fighter 2 et le dernier à Theo Kojak[5]. Une fois le navigateur choisi, le joueur sélectionne, en suivant au mieux les recommandations du capitaine[7],[4],[8],[2], une zone de pêche[6] parmi trois sites principaux[4], décomposés en quarante décors différents — dont des plages, des ports, des zones rocheuses, des lacs, des roselières, des ponts ou encore des rivières[3]. Préalablement au départ, ce dernier propose au joueur, en fonction des lieux et des conditions de pêche du jour (météo, vent, marée, etc. — ces conditions, bien que variables selon l'heure de la journée, étant identiques pour tous les concurrents[4]) une douzaine de leurres[1],[6],[2] — appâts métalliques en forme de poisson[5], chacun disposant de caractéristiques propres[4],[3] : couleur, taille et propension à couler ou flotter[5] — et indique quels types de poissons le joueur risque de rencontrer[5]. Selon le mode de jeu, ce dernier peut ou non choisir ce qu'il souhaite pêcher, chaque spécimen requérant une taille et un poids minimaux afin d'être validé[2]. Durant la partie, le temps est accéléré : une minute de temps réel correspond à vingt secondes de jeu ; sur une journée, le joueur dispose de douze heures — soit quatre heures de jeu[c] — pour pêcher un maximum de poissons[4].

La méthode de contrôle présente quelques similitudes avec le golf. Une jauge de puissance affichée en bas à droite de l'écran permet de faire varier la distance de lancer et la tension de la ligne. Une fois le poisson ferré, le joueur doit maintenir une tension minimale sur la ligne afin d'éviter que le poisson ne se défasse du leurre[5]. Néanmoins, une tension excessive peut amener la ligne à rompre[5],[9]. Si un poisson s'avère être coriace, il est conseillé d'utiliser des techniques supplémentaires, comme maintenir la canne basse afin d'éviter que le poisson ne souffle dans ses branchies pour s'extraire du leurre[5]. Une fois qu'un poisson a mordu à l'hameçon, le jeu passe en phase de « combat » ; durant cette période, l'animation est présentée en 3D temps réel[4],[3]. Le joueur doit épuiser sa proie afin de la sortir de l'eau dans les meilleures conditions possibles ; les poissons peuvent bondir hors de l'eau, le joueur doit faire le nécessaire pour les faire sombrer à nouveau[4]. Plus les poissons sont gros, plus ils résistent au moulinage et sont susceptibles de se libérer du leurre[1]. Lorsqu'un poisson est capturé, le capitaine le pèse et en prend la mesure ; ces données sont enregistrées dans le journal de bord du joueur[5]. Si le joueur attrape un mauvais type de poisson, celui-ci est remis à l'eau ; de la même manière, les poissons trop petits, même s'ils correspondent au type recherché, sont rejetés. Ces deux cas valent au joueur des moqueries du pilote[2].
À tout moment, le joueur peut consulter le capitaine afin de connaître l'évolution des différentes conditions et déterminer où les chances de trouver des bars sont les plus élevées, à quelle profondeur ils se situent et à quelle vitesse il est préférable de mouliner une fois ceux-ci ferrés à l'hameçon[4]. Un temps pluvieux implique généralement une activité poissoneuse riche ; de même, les poissons sont plus ou moins nombreux en fonction du type de marée[5]. Si les conditions de pêche ne sont pas favorables, le joueur peut faire une sieste sur le bateau afin de faire défiler le temps plus rapidement ; le capitaine réveillera le joueur en vue de reprendre la partie[2]. En fin de journée, la saisie totale du joueur est pesée, les poissons sont préparés puis mangés au club de pêche[9].
Deux modes de jeu sont proposés : tournoi[d] et pêche libre[e].
Tournoi
Plusieurs tournois sont disponibles :
- le tournoi amateur dure une journée[5] de douze heures — soit quatre heures de jeu[c]. Cette compétition est accessible aux joueurs débutants, la concurrence n'ayant pas un niveau de pêche élevé[5]. Une victoire permet au joueur de gagner du matériel — comme des cannes à pêche — plus performant, d'obtenir le statut de professionnel et de débloquer des sites de pêche supplémentaires pour participer au tournoi suivant[4],[5] ;
- le tournoi professionnel est réservé aux joueurs habitués ; cette fois, la compétition est étalée sur trois jours[5],[4], c'est-à-dire trente-six heures de pêche — soit douze heures de jeu[c]. Une victoire du joueur lui permet, encore une fois, de faire évoluer son matériel de pêche, et d'accéder au dernier tournoi ;
- enfin, le tournoi Sea Bass Classic s'adresse aux joueurs experts[5].
Le vainqueur d'une compétition est celui dont la somme des poids des bars et bars japonais (en) pêchés dans le temps imparti est la plus importante, certains spécimens pouvant dépasser vingt kilos[4]. Généralement, les bars sont affamés à l'aube et au crépuscule ; ils se trouvent alors en surface et sont facilement capturables avec des leurres lumineux et un moulinage rapide de la canne à pêche. Entre ces deux périodes, les bars se situent en général dans des eaux plus profondes ; des leurres plus lourds ainsi qu'une remontée plus lente sont alors conseillés[4]. Des mauvais choix stratégiques conduisent le joueur à pêcher d'autres espèces de poissons, dont le poids n'est pas comptabilisé lors des tournois[4],[5].

Pêche libre
Dans ce mode, le joueur n'est pas contraint de pêcher uniquement des bars : il choisit ce qu'il souhaite capturer au lodge, avant de prendre le départ pour la mer[2]. Il doit alors effectuer un maximum de prises correspondantes à son choix dans le temps imparti, étalé sur une journée de douze heures[4] — c'est-à-dire quatre heures de jeu[c]. Certains poissons sont marqués d'une étiquette jaune, laquelle peut être échangée contre du matériel de pêche plus performant[4].
Développement
Sea Bass Fishing est la conséquence d'une mode qui a débuté et s'est développé dans les salles d'arcade[8] au Japon, où les jeux vidéo de pêche rencontrent du succès[1].
A-Wave Co., Ltd., entreprise japonaise détenue à 20 % par Sega en 1995[SP 1] et déjà connue pour avoir notamment développé Final Fight CD sur Mega-CD, se charge du développement de Sea Bass Fishing.
Commercialisation
La presse vidéoludique française se montre sceptique quant à l'arrivée d'un tel jeu sur Saturn[4], arguant que rien ne prouve que celui-ci ait autant de succès qu'au Japon[1].
Sea Bass Fishing est le tout premier jeu de pêche à être sorti sur Saturn, et un pionnier du genre[3].
Sorties
Sea Bass Fishing sort au Japon le et est vendu 6 800 ¥[SP 2],[10],[11] (soit environ 49 €[f]), avant de connaître une sortie européenne à partir de . Au Royaume-Uni, le jeu sort le [12], au prix de 39,99 £[2] (soit environ 50 €[g]). En France, il est généralement proposé en magasins au tarif de 399 francs[8] (soit environ 61 €[h]). En Allemagne, le jeu sort au prix de 120 marks[9] (soit environ 62 €[i]) ; en République tchèque, il est vendu 2090 Kč[13] (soit environ 58 €[j]).
Si d'autres simulations de pêche existaient déjà sur les consoles japonaises, Sea Bass Fishing est la première à être éditée en France[4] et au Royaume-Uni[2].
Réception
| Média | Note |
|---|---|
| Computer and Video Games (UK) | |
| Famitsu (JP) | 26/40[10] |
| Joypad (FR) | 25 %[7] |
| Mean Machines (UK) | 80 %[2] |
| Player One (FR) | 90 %[4] |
| CD Consoles (FR) | |
| MAN!AC (DE) | 74 %[9] |
| Mega Fun (DE) | 71 %[3] |
| Saturn Fan (JP) | 71 %[11] |
| Sega News (CZ) | 78 %[13] |
| Sega Saturn Magazine (UK) | 80 %[5] |
| Ultra Player (FR) |
Ventes
Au , soit deux jours après la parution du titre sur Saturn, les ventes de Sea Bass Fishing s'élèvent à 12 338 exemplaires au Japon. La version PlayStation rencontre moins de succès : deux jours après sa sortie sur le même territoire, 5 284 exemplaires sont écoulés, soit plus de deux fois moins que sur la console de Sega[14].
Accueil critique
France
Les avis dans la presse française sont partagés, les notes allant de 25 % pour Joypad[7] à 90 % — majorée à 95 % pour le « Player Fun » — pour Player One[4], le classant ainsi dans sa catégorie « Jeu hors du commun[15] ».
Originalité
Les avis quant à l'originalité de Sea Bass Fishing sont unanimes et globalement, c'est le point qui est le plus mis en avant par la presse spécialisée française, au bénéfice du jeu ou à son détriment. D'abord sceptique quant à l'intérêt du titre, Player One se montre enthousiaste en évoquant un jeu qui « sort indiscutablement des sentiers battus » et en concluant qu'il s'agit d'« un des jeux les plus novateurs de ces derniers mois »[4], ce que confirme CD Consoles, qui cite un jeu « totalement novateur »[8] ; à l'inverse, Joypad pense que l'originalité du titre ne suffit pas pour espérer en réussir la vente[7].
Réalisation
Sur l'aspect technique, les avis sont là aussi unanimes. CD Consoles figure une « réalisation (...) assez soignée » et des « sensation(s) (...) bien retranscrite(s) »[8]. Joypad reconnaît qu'il s'agit d'une « simulation très aboutie »[7] et Ultra Player évoque « un soft très bien réalisé »[1]. Player One souligne lui aussi la bonne réalisation du jeu et met en avant une « animation en 3D temps réel des « combats » (...) très réussie » ainsi qu'une « interface (...) simple et très ergonomique » ; le mensuel parle également d'une durée de vie excellente.
Public
Pour Ultra Player, le jeu est « très prenant » et « devrait attirer les amateurs de challenge. »[1], ce que confirme Player One, qui met en évidence un titre « très prenant, que l'on aime ou pas la pêche ». D'après le mensuel, « Sea Bass Fishing est un jeu excellent et très visuel qui ne devrait pas laisser indifférents les amateurs de pêche »[4], alors que pour Joypad, le titre de JVC « ne s'adresse ni aux joueurs (ce n'est pas un jeu), ni aux amateurs de pêche qui ne passent pas leur temps devant leur Saturn » mais plutôt aux « imbéciles », en faisant un parallèle entre Sea Bass Fishing et un « simulateur de carottes »[7].
Royaume-Uni
Pour Sega Saturn Magazine, Sea Bass Fishing est « amusant à jouer » mais « ne plaira certainement pas à tout le monde », étant de facto considérée « la base de fans plutôt limitée qu'il est susceptible d'avoir » et ce, bien que « la pêche est l’un des passe-temps les plus populaires en Grande-Bretagne ». Selon le magazine britannique, le jeu s'adresse à « ceux qui ont un œil tourné vers le serein et le bizarre » et il est probable que la majorité des joueurs verront en lui une « perte de temps », dans la mesure où le jeu ne présente « pas grand chose à admirer, et (où) ce qui est montré n'est pas spectaculaire. ». Le journaliste trouve néanmoins « un certain charme » au jeu, notamment par le fait qu'après une partie, il a la sensation « d'avoir appris quelque chose sur les poissons et la pêche. » ; celui-ci conclut en reconnaissant avoir été « impressionné par la manière intelligente dont les programmeurs ont géré ce qui doit être l'un des sports les plus intransigeants en termes de compatibilité avec la console. »[5].
CVG affirme avoir pris beaucoup de plaisir avec Sea Bass Fishing, qui « dépasse systématiquement (les) attentes (du joueur) quant à ce à quoi ressemblerait un jeu de pêche », en soulignant l'esthétique du titre, ses aspects stratégiques et l'adrénaline qu'il procure lorsqu'un poisson a mordu à l'hameçon. Le magazine britannique salue l'ambiance du jeu, entre « les plans statiques atmosphériques et la musique jazzy décontractée (qui) créent ensemble un étrange sentiment (...) d'implication ! » et estime que le joueur en aura pour son argent, même s'il n'est que vaguement intéressé par le sport. Le journaliste affirme que « Sea Bass Fishing est sans aucun doute la meilleure simulation de pêche à laquelle (il a) jamais joué sur Saturn ! » et conclut son article de manière tout autant élogieuse : « (...) Et c'est vraiment un bon jeu ! Que les merveilles ne cessent jamais ! »[6].
Allemagne
La presse vidéoludique allemande se montre enthousiaste à la sortie du jeu. Pour Mega Fun, « Sea Bass Fishing sait impressionner », grâce notamment à un « environnement compétifif stimulant »[3]. MAN!AC évoque un jeu « décontractant » — dont « les graphismes simples rendent justice à ce sport relaxant » — et « adapté aux débutants » en raison de « spots de pêche prédéfinis et (des) conseils du capitaine ». Le magazine allemand décrit des « combats avec la proie passionnants » grâce à des « séquences de lancer et de remontée (...) très excitantes », motivés par des « prix bonus amusants. »[9].
République tchèque
Pour Sega News, Sea Bass Fishing est un « projet techniquement parfait, mais pourtant peu attrayant pour un joueur lambda ». Le magazine tchèque estime que le jeu aurait mérité d'avoir été développé par Maxis, « réputée pour ses nombreuses simulations techniquement impeccables » et que le manque d'expertise de JVC en la matière fera « sombrer (Sea Bass Fishing) dans les abîmes de l'histoire »[13].
Distinctions
En 1997, Player One décerne un « Player de Bronze » à la version Saturn de Sea Bass Fishing, derrière Pilot Wings 64 et PaRappa the Rapper, dans la catégorie « fun »[16].







