Senakhtenrê Iâhmes
pharaon égyptien de la XVIIème dynastie
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Senakhtenrê Iâhmes, dit « l'Ancien », est un roi d'Égypte de la XVIIe dynastie. Il monte sur le trône après le règne de Sekhemrê-Herouhermaât Antef.
| Senakhtenrê Iâhmes | |
Dessin du fragment de porte de Karnak portant les cartouches de Senakhtenrê. | |
| Période | Deuxième Période intermédiaire |
|---|---|
| Dynastie | XVIIe dynastie |
| Fonction principale | Pharaon |
| Prédécesseur | Sekhemrê-Herouhermaât Antef |
| Successeur | Seqenenrê Tâa |
| Famille | |
| Conjoint | Tétishéri |
| Enfant(s) | ♀ Iâhhotep Ire ♂ Seqenenrê Tâa ♀ Satdjéhouty ♀ Ahmès-Inhapy ♂ Ouadjkheperrê Kames ? |
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Attestations

Les seules attestations contemporaines du roi, découverte en , ont été découvertes par le Centre franco-égyptien d'étude des temples de Karnak (CFEETK) dans l'enceinte d'Amon-Rê à Karnak, dans le secteur du petit temple de Ptah : un montant de porte ainsi qu'un fragment de linteau en calcaire d'un grenier du temple orné de son nom royal. Les inscriptions hiéroglyphiques accompagnant les cartouches royaux indiquent que Senakhtenrê a fait sculpter ce monument avec des blocs de calcaire de Tourah, qui était alors sous la domination des Hyksôs pendant son règne. Cette découverte confirme les sources antiques qui indiquaient que ce roi avait œuvré à Karnak, en édifiant notamment cette grande porte de calcaire qui ornait autrefois l'une des dépendances du temple d'Amon[1].
L'un des montants de cette porte est un grand monolithe de calcaire haut de deux mètres et comportait trois des cinq noms de la titulature du roi (les deux noms en cartouches ainsi que le nom d'Horus), tandis que le fragment de linteau est inscrit avec les deux cartouches du roi. Il a été réemployé ultérieurement et servait jusqu'à sa mise au jour de fondation à un édifice postérieur qui jouxtait le temple de Ptah. Cet édifice à présent détruit a fait l'objet d'une étude approfondie du CFEETK[2],[3].
Attestations postérieures
Jusqu'à 2012, les seules attestations du roi dataient de plusieurs siècles après ; il s'agit en effet de listes royales du Nouvel Empire[4] :
- la liste de Karnak, datée de Thoutmôsis III, où le roi est mentionné à la position 26[5]
- la liste de la table d'offrandes de Marseille, datée de la fin de la XIXe dynastie[6],
- la tombe TT2 de Khâbekhnet située à Deir el-Médineh, datée du règne de Ramsès II ; le roi est nommé fautivement Sékhentenrê[7].
Généalogie
Senakhtenrê Iâhmès épouse Tétishéri, fille de Tienna et de Néférou, dont il a au moins deux enfants : Seqenenrê Tâa, qui lui succède, et sa sœur Iâhhotep Ire qui épouse celui-ci[8]. L'épouse secondaire de Taâ, appelée Satdjéhouty, est fille de Tétishéri et sœur du roi. Elle est donc très probablement aussi un enfant de Senakhtenrê ; il en va de même pour Ahmès-Inhapy, dont les titres font d'elle la fille d'un roi et la sœur d'un autre, la datation orientant vers une fille de Senakhtenrê et une épouse de Taâ[8].
Le successeur de Seqenenrê Tâa, Ouadjkheperrê Kames, est de plus en plus souvent présenté comme son fils plutôt que celui du couple Seqenenrê Tâa et Iâhhotep[9].
Règne
Très peu de traces et de sources contemporaines évoquent ce souverain, dont le règne fut sans doute assez court. C'est peut-être à partir de son règne, puis sous ceux de ses descendants, que l'Égypte va se libérer de l'occupation des Hyksôs ; en effet, les listes de particuliers du Nouvel Empire ne citent jamais ses prédécesseurs proches.
Sépulture
Le roi a probablement eu une tombe à Dra Abou el-Naga, qui était la nécropole royale de l'époque, mais elle n'a jamais été retrouvée[4].
Titulature
On sait aujourd'hui que l'attribution de son nom de naissance (ou nom de Sa-Rê) Tâa est fondé sur une interprétation erronée d'un papyrus de l'inspection des tombes royales de la fin du Nouvel Empire[1].