Serge Bélair
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Cet article est une ébauche concernant une personnalité québécoise.
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Serge Bélair, né à Montréal le et mort à Longueuil le , est un animateur de radio et de télévision québécois. Il figure parmi les pionniers de la station de télévision Télé-Métropole et il a été un animateur-vedette à la radio CJMS, à Montréal[1].
À l'âge de seulement 15 ans, Bélair anime ses premières émissions de radio à CFDA, une station de Victoriaville, après avoir remporté un concours d'art oratoire du Club optimiste Laurentien. Le prix consistait à remplacer un animateur en vacances[2]. À ses débuts, par précaution, il se fait désigner comme étant « Réal Vallières » (nom d'emprunt).
Au cours des années suivantes, il travaille successivement sur les ondes radiophoniques de CHRD (Drummondville), CHNC (New Carlisle), CHEF (Granby), et CJSO (Sorel)[2]. Il est ensuite engagé à la station montréalaise CJMS en 1959, où il passe deux années[3].
Au début de l'année 1961, une nouvelle carrière s'ouvre pour le jeune homme de 20 ans. Le , il anime le gala d'ouverture de Télé-Métropole, la première station de télévision privée francophone à Montréal. Bélair passe 13 ans au Canal 10 comme on l'appelait à l'époque, où il anime des jeux télévisés comme Cherchez le magot dans les années 1960, Qui dit vrai? dans les années 1970 et L'Union fait la farce (1976-1978), après le magazine Bon dimanche en 1968-1969[3],[4].
Bélair quitte la télévision en 1974 pour retourner à CJMS, où il anime l'émission matinale de l'antenne montréalaise du réseau Radiomutuel jusqu'en 1985. Il anime aussi l’émission Vedettes en direct à CKVL pendant les années 1990 avec son amie Danielle Ouimet[3],[5].
Bélair a été associé dans une agence de voyages, il a exploité une entreprise de production de messages publicitaires[5], ses services d'annonceur ont été retenus pendant 25 ans par la chaîne de magasins de meubles Brault et Martineau, dont le slogan « là où la qualité n’est pas un obstacle aux bas prix » est entré dans la culture populaire[3].
Serge Bélair a participé, à quatre reprises, au téléthon de la Fête du Travail de Jerry Lewis, à Las Vegas, pour venir en aide aux victimes de la dystrophie musculaire[3].
Il a également fait une apparition aux côtés de Danielle Ouimet dans le film Valérie (1969) de Denis Héroux[1] en plus d'obtenir des rôles de soutien dans Bingo (1974) de Jean-Claude Lord et Ça peut pas être l'hiver, on n'a même pas eu d'été (1980) de Louise Carré, mettant en vedette Céline Lomez, Jacques Galipeau et Charlotte Boisjoli[3].
Il a enregistré deux disques. Le premier À ma Belle au bois dormant sorti en 1971 étant un jeu de poèmes qu'il récitait à son émission de radio[6], et le deuxième, Le Petit Chérubin, sorti à Noël 1975[7].
Amaigri, il fait une dernière apparition publique lors de l'enregistrement d'une émission du Banquier, le [8]. Cette émission télévisée spéciale, pour marquer le 50e anniversaire du réseau TVA, est diffusée le dimanche qui précède son décès[9]. Il meurt le d'un cancer de l'œsophage, quelques jours avant son soixante-dixième anniversaire[1].
Notes et références
- 1 2 3 « L'annonceur Serge Bélair s'éteint », Radio-Canada, (lire en ligne).
- 1 2 Claude Plante, « Serge Bélair succombe à un cancer », La Tribune, Sherbrooke, vol. 101, no 188, , p. 31 (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 « Serge Bélair: Une grande voix s'éteint », sur TVA Nouvelles, LCN, (consulté le ).
- ↑ Louise Jalbert, « Serge Bélair: un pionnier s'est éteint », Échos Vedettes, vol. 48, no 42, 9 au 15 octobre 2010, p. 7 à 9.
- 1 2 Richard Therrien, « Serge Bélair : une grande voix s'éteint », Le Soleil, Québec, vol. 114, no 270, , p. 49 (lire en ligne).
- ↑ André Robert, « Toute la ville en parle », Montréal-Matin, vol. XLI, no 85, , p. 28 (lire en ligne)
- ↑ « Serge Bélair lance un microsillon pour Noël », Télé-RadioMonde, vol. XXXVII, no 3, , p. 26 (lire en ligne)
- ↑ Dany Bouchard, « Serge Bélair n'est plus », Le Journal de Montréal, (lire en ligne).
- ↑ Pascale Lévesque, « Serge Bélair n'est plus », Rue Frontenac, (version du sur Internet Archive).