Serge André Edmond Gousseault est né à Tours le [1].
Dans les années 1960, jusqu'à son décès, Serge Gousseault fait partie du groupe local EEDF de Tours[2]. Serge Gousseault effectue son service militaire au 27ebataillon des chasseurs alpins d'Annecy et est reçu troisième de sa promotion au diplôme de guide de haute montagne. Il a inscrit à son palmarès, notamment:
C'est lors de l'ascension de la voie directe de la pointe Walker (4 208 m) par la face nord des Grandes Jorasses dans le massif du Mont-Blanc qu'il meurt. Une premièrehivernale tentée en duo avec l'expérimenté guide René Desmaison. Bloqués dans leur ascension par les intempéries, en panne de nourriture, les mains de Serge Gousseault gelées, limités en pitons et cordes, ils échouent à 90 mètres du sommet, après avoir gravi une paroi de 900 mètres. Il meurt d'épuisement et de froid après 11 jours de haute lutte contre le rocher, la glace, le froid et les intempéries[3].
René Desmaison lui survit et est secouru in extremis. Leur dramatique cordée avait, à l'époque, suscité la polémique, notamment sur les secours en montagne[4].
La date exacte du décès de Serge Gousseault reste incertaine: René Desmaison, seul témoin, déclara juste après son sauvetage, qu'il était mort le samedi , puis il affirma que son décès était survenu le dimanche et enfin il écrivit que la mort de son compagnon survint le lundi [5].
↑ Entretien avec Jean-Paul Joly, février 2023. Disponible dans: Owen Poirier, La participation chez les éclés: de mai 68 aux Assises de 74, mémoire de première année de master, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, à paraître. Jean-Paul Joly a pratiqué l'escalade avec Serge Gousseault à la fin des années 1960, à Courcay (37).
↑ 342 heures dans les Grandes Jorasses, René Desmaison, éditions Hoëbeke, n° impression: 23-0151, mai 2002