Serge Kaganski

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Serge Kaganski, né le [1], est un journaliste, critique rock et critique de cinéma français.

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Serge Kaganski
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Les Inrockuptibles

Serge Kaganski rejoint Les Inrockuptibles en 1986 pour en devenir le correspondant en Californie. À ce propos, il raconte : « J’étais intimement convaincu que cette affaire Inrocks serait éphémère et qu’il serait bien temps ensuite de trouver un vrai boulot sérieux. Je n’imaginais pas que nos marottes ado dureraient toujours et deviendraient finalement notre métier pendant trente-deux ans[2]. »

Il fait quelques-unes des interviews parmi les plus mémorables du journal, entre autres celles de Keith Richards, Bob Dylan, Bruce Springsteen, Maurice Pialat, Joe Strummer, Clint Eastwood, Leos Carax, David Lynch.

À son retour à Paris au début des années 1990, il est chargé de développer les pages « hors rock » (cinéma et livres) du futur hebdomadaire. Il participe régulièrement à l'émission radiophonique Le Masque et la Plume et à l'émission télévisée Ça balance à Paris.

En 2002, il est à l'origine d'un débat sur les objets[3] de la critique de cinéma[4]. Kaganski reproche à ses confrères des Cahiers du cinéma ou de Libération de valoriser les productions les plus triviales et les plus décérébrantes de l'industrie du spectacle, au lieu de se consacrer à la défense du cinéma. « Selon cette nouvelle tendance, Loft Story serait aussi moderne que de l'Antonioni et aussi bouleversant que du Sirk, Popstars recèlerait autant de cinéma que les films d'Oliveira, et les jeux vidéo constitueraient le nouvel horizon radieux des images », regrette-t-il[5].

En 2005, il s'éloigne momentanément des Inrockuptibles afin de prendre les rênes de l'entreprise familiale de sous-titrage, puis retourne à son activité de journaliste et de critique de cinéma au même journal dès 2007.

En , il affirme la nette supériorité du cinéma sur les séries télévisées[6]. « La meilleure comparaison que je puisse trouver pour illustrer simplement la différence de mon rapport aux séries TV et au cinéma, c’est celle entre les restos qui cuisinent sur place des produits frais et ceux qui servent des plats pré-cuisinés ou surgelés », confie-t-il dans un article très commenté[7],[8].

Il quitte Les Inrocks fin 2018[9] après 32 ans[2].

Autre

Serge Kaganski est très ami avec Sylvie Pialat et l'a encouragée à produire les films d'Alain Guiraudie[10].

Polémiques

Les prises de position critiques de Serge Kaganski ont parfois suscité des controverses.

En 2001, au moment de la sortie du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, Kaganski critique le film pour sa représentation irréaliste et trop pittoresque de la société française[11],[12]. Le journaliste des Inrocks accuse Jean-Pierre Jeunet d'avoir réalisé un film qui glorifie une France nostalgique sans minorités ethniques qui pourrait servir de clip de propagande aux thèses de Jean-Marie Le Pen[13]. Sa critique suscite la polémique[14]. Dans les pages Rebonds de Libération, un critique lui rétorque qu'il « s’est fait une notoriété en se roulant dans l’aigreur, la rancœur et la haine comme un cochon dans sa merde[15]. » En 2017, Kaganski revient lui-même sur sa critique en expliquant que « la référence à Le Pen était sans doute une grosse bourde[16]. »

En , il publie un article intitulé « Le féminisme est [parfois] l'avenir de la bêtise »[17], qui suscite de vives critiques de la part de journalistes et de militantes féministes[18]. Trois de ses collègues femmes aux Inrocks lui répondent dans une tribune en déclarant : « Non Serge, les féministes ne sont pas des débiles ou des idiotes, comme tu le suggères dans le titre de ton billet, des idiotes agressives qui ne maîtriseraient pas leurs nerfs (hystériques ?) et mordent au moindre soupçon de machisme ou de traitement inégalitaire[19]. »

Publications

Références

Voir aussi

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