Serge Vincent-Vidal

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Décès
Inconnue
Inconnu
Nationalité
français
Activité
Serge Vincent-Vidal
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Biographie
Naissance
Décès
Inconnue
Inconnu
Nationalité
français
Activité
Autres informations
Organisation
A travaillé pour
Membre de
Formations éclaires révolutionnaires, Nationalsozialistisches Kraftfahrkorps, Jeunesse francistes, Jeunesse national-populaire, Jeunes de l'Europe nouvelle, Jeunesses hitlériennes, Waffen SS, 28e division SS Wallonie

Serge Vincent-Vidal, né le 16 février 1924 en Catalogne, est un professeur d'université, sinologue, militaire et militant politique français.

Début de vie et engagement collaborationniste

Né en Catalogne en 1924, Serge Vincent-Vidal monte sur Paris pour suivre des cours de Médecine avant de fonder son propre parti politique, début 1941, les Formations éclaires révolutionnaires[1].

Logo Formations éclaires révolutionnaires.

Groupuscule collaborationniste pro-nazi, le recrutement des membres ne se fait qu'en fonction du nombre de casquettes disponibles pour l'uniforme. Ainsi, le groupe de dépassera jamais la cinquantaine de membres et disparaît rapidement quand, en novembre 1942[2], Vincent-Vidal le quitte pour rejoindre les Jeunes du Maréchal et Jean-Marie Balestre au sein de la Nationalsozialistisches Kraftfahrkorps (NSKK), organisation paramilitaire du NSDAP. Peu de temps après, il est réformé pour une blessure au pied reçue lors d'un exercice sportif. Au printemps, 1943, il a déjà rejoint la Jeunesse Franciste et participe au camp de Mille avant de rejoindre la Jeunesse nationale populaire puis les Jeunes de l'Europe nouvelle dans lesquelles il écrit dans leurs bulletins respectifs[2].

Au printemps 1944, il est à l'école des cadres de la Jeunesse Légionnaire Rexiste situé à Marcinelle, près de Charleroi, et pars pendant un temps en Allemagne faire un stage chez les Jeunesses hitlériennes pour ensuite s'engager dans la Kriegsmarine. En septembre 1944, il rejoint la Waffen-SS avec son ami Robert Soulat et est envoyé faire un stage d'entrainement. Assigné à la deuxième compagnie de Waffen-Grenadier-Regiment der SS 57, il déserte en fin décembre 1944 avec certains membres de sa section pour rejoindre la 28e division SS Wallonie de Léon Degrelle[2].

Après guerre

Membre d'une section de Waffen-SS allemande lors de sa capture par les troupes soviétiques, il officie comme médecin puis revient en France où il arrive à échapper à la police. Par la suite, il arrive à se trouver un poste comme secrétaire du groupe Amis de Paroles Françaises, journal de droite, puis est arrêté et mis en détention, le 15 février 1956, après avoir tiré des coups de feu du haut des tribunes de l'Assemblée Nationale (il s'agissait d'un pistolet d'alarme ou selon une autre version d'une grenade d'exercice)[2].

Maoïste en 1968 et enseignant à Vincennes en 1969

A sa sortie de prison, il lance un bulletin éphémère intitulé Jeune Patrie puis entreprend tardivement la reprise de ses études. Devenu sinologue et après avoir voyagé en Chine, il devient maoïste et ouvre un stand Mao-spontex à la Sorbonne lors des évènements de Mai 68[2]. Peu de temps après, Vincent-Vidal s'associe à la courte expérience de l'Université de Vincennes créée en 1969. Ayant commencé comme étudiant lors de la première année, il y devient enseignant en sciences économiques et rentre à la commission pédagogique de l'université, aux côtés Madeleine Rébérioux. Plus tard, il devient directeur de l'Unité d'Enseignement et de Recherche (UER) d'économie politique à Paris VIII. Il a également enseigné dans le département d'études chinoises et a co-dirigé des travaux, notamment avec Jean-Marie Vincent sur des thèmes comme le "Nouvel Ordre intérieur" (publié en 1980).

Vers la fin de sa vie, il rejoint le Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE), think-thank de la Nouvelle Droite.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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