Sergei Ivanov Antonov
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité |
Sergeï Ivanov Antonov (en bulgare : Сергей Антонов), né le et mort le , est un chef d'escale bulgare inculpé dans la tentative d'assassinat de Jean-Paul II réalisée par Mehmet Ali Ağca en 1981.
Antonov, travaillant en tant que chef d'escale de la compagnie aérienne bulgare Balkan Bulgarian Airlines à Rome, est arrêté par les autorités italiennes et inculpé de complicité suite à la tentative d'assassinat de Jean-Paul II par un ressortissant turc de 23 ans, Mehmet Ali Ağca, le 13 mai 1981[1],[2],[3]. Le pape Jean-Paul II est sérieusement blessé mais survit à la fusillade.
En 1984, Antonov est poursuivi en justice en Italie avec trois Turcs ainsi que deux autres Bulgares dans ce dossier[2],[3]. Ağca accuse Antonov avant d'être condamné pour tentative de meurtre[1].
Les procureurs italiens ne peuvent pas prouver que le service secret bulgare (Comité pour la sécurité d'État) a engagé Ağca dans le but d'assassiner le pape sur ordre de l'Union soviétique, craignant l'influence du pape polonais au sein de l'Europe de l'Est communiste[1]. En 1986, Antonov est acquitté au terme d'un procès ayant duré deux ans[1]. La cour italienne déclare qu'il n'y existe aucune preuve suffisante permettant de soutenir une condamnation[3].
Après avoir été acquitté, Antonov retourne en Bulgarie. Il refuse de s'exprimer publiquement concernant la période où il fut incarcéré. Sa santé mentale ainsi que sa santé physique se dégradent rapidement et passe le reste de sa vie dans la solitude[1].
En 2000, le président bulgare Petar Stoyanov demande une disculpation légale de la réputation d'Antonov déclarant qu'il est « important pour rétablir la réputation de la Bulgarie ».
Le pape Jean-Paul II se rend en Bulgarie pour la première fois et lors de son unique visite officielle dans ce pays en 2002[4]. Le pape rejette publiquement les allégations selon lesquelles le gouvernement communiste bulgare aurait été à l'origine de son agression et n'a jamais cru à une filière bulgare[1],[3].
En 2007, Antonov est retrouvé mort dans son appartement basé à Sofia, en Bulgarie. Les docteurs pensent qu'il serait décédé de causes naturelles deux jours avant d'avoir été découvert[1].
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Sergei Antonov » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 7 (en) « Sergei Antonov, 59; Bulgarian named in a 1981 plot to kill pope » [« Sergueï Antonov, 59 ans ; un Bulgare cité dans un complot visant à assassiner le pape en 1981 »], Los Angeles Times, (lire en ligne
). - 1 2 « Sergei Antonov déféré à la cour d'assises pour l'attentat contre Jean-Paul II », Le Monde, (lire en ligne
). - 1 2 3 4 « Attentat contre Jean-Paul II : selon le terroriste, les Bulgares ont fait les frais de la Guerre froide », Le Parisien, (lire en ligne
). - ↑ (en) Andrew Purvis, « Healing Old Wounds » [« Guérir de vieilles blessures »], TIME, vol. 159, no 21, (lire en ligne
).