Sergio Birga
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Décoration
Né en 1940 à Florence, Sergio Birga a gardé de ses origines le goût de l’art et la fréquentation passionnée des musées.
Ses premières œuvres, peintes et gravées, sont influencées par l’expressionnisme. Il fait trois séjours en Allemagne pour y rencontrer les protagonistes, Heckel, Meidner, Kokoschka et, plus particulièrement, Otto Dix et Conrad Felixmüller qui lui prodiguent leurs conseils et font avec lui un échange de portraits.
Diplômé de la Scuola d’Arte de Florence, il s’installe à Paris en 1965. Il étudie aux Beaux-Arts la gravure dans l’atelier de Lucien Coutaud.
À partir de 1967, ses œuvres, figuratives et critiques, présentent un caractère politique plus marqué (guerre du Vietnam, destruction des Halles). De 1969 à 1975, il est membre du comité du Salon de la Jeune Peinture. Il participe en 1977 à l’exposition « Mythologies Quotidiennes 2 » (ARC), regroupant des peintres du mouvement de la figuration narrative.
Dans les années 1980, il aborde de nouveaux thèmes, liés à l’héritage italien de la peinture classique, avec des références à de Chirico : portiques, jardins, statues, personnages mythologiques, ce qui lui vaut d’être rapproché du mouvement de la Pittura Colta[2].
Mais la constante de sa manière restera le réalisme magique[3]. Il peint des autoportraits et des portraits et, au gré de ses voyages, des évocations de villes : séries de toiles sur Berlin, New York, Rome, Florence sans abandonner les vues de Paris. Il reçoit diverses commandes de l’Église et réalise des chemins de croix[4] et des tableaux d’inspiration religieuse.