Severus Sanctus Endelechius
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On sait très peu de choses sur cet auteur. Ausone le mentionne comme son parent. Sidoine Apollinaire appelle « Sanctus » un sien ami évêque de Bordeaux, mais il ne s'agit peut-être pas de la même personne. Notre auteur a néanmoins été identifié avec un rhétoricien connu sous le nom de Severus Rhetor et qui était un ami de Paulin de Nole, puisque ce dernier lui dédia son « Panégyrique de Théodose »[1].
Œuvre
Il est l'auteur d’un poème intitulé Carmen de mortibus boum (ou bovum) : Sur la mort du bétail ; c'est un dialogue en 132 vers, qui date des années 394 / 395 ; il est composé de 33 strophes de mètre choriambique – en grands asclépiades. Ce poème relève de la tradition bucolique classique d’influence virgilienne mais est également concerné par l'apologétique chrétienne, puisqu’il présente – quelque peu superficiellement – le Christ comme un dieu guérisseur et recommande le christianisme comme protection contre la peste du bétail[1],[2].
Le poème raconte l'histoire de deux bergers ou bouviers, Bucolus et Ægon, qui se plaignent que leur bétail meure de la peste ; le prédicateur chrétien Tityre, afin de combattre l’épidémie, leur conseille de se convertir au christianisme, ce qu'ils font aussitôt : le signe de la Croix permet de guérir cette maladie, identifiée comme la peste bovine[3].
Le même poème est désigné parfois sous l’un des deux autres titres suivants : « Severi Rhetoris et Poetae Christiani Carmen bucolicum » et « Carmen bucolicum de virtute signi crucis domini »[4].
L'Histoire littéraire de la France lui consacre un chapitre[5].